Age du remix: ils y vont fort chez SFR

Notre ex-planeur vedette chez Naked (Faris Yacob) publiait il y a quelques années une théorie sur ce qu’il baptisa la culture du remix: rien ne se perd, tout se recycle. Rien de très rupturiste dans cette thèse sinon que l’accès universel à l’information offert par internet brouille la notion de plagiat. Nous sommes entrés dans un nouveau paradigme, constitué d’aspérités, où chacun a pignon sur écran de son voisin.

Un exemple amusant spotté par mon camarade Alex. Les créatifs des campagnes SFR (je tairai le nom de leur agence) ont vraisemblablement beaucoup regardé de vidéos de skate dans leur jeunesse… Je vous laisse comparer les deux films.

Le film DVD :

Un des films SFR :

L’idée n’est pas de pointer du doigt des créatifs pris la main dans la pot de miel mais de saluer la faculté formidable du web et de l’intelligence collective à identifier ce genre de phénomènes, qui aurait été difficile à diffuser et faire connaitre  il y a encore quelques années.

Internet demeure un outil d’inspiration inépuisable, la multiplicité des sources d’influence devrait mécaniquement produire une quantité beaucoup plus grande de recombinations entre les éléments disponibles… Réponse dans quelques années.

Pour le fun, un des buzz qui cartonne sur le même thème : 

1 thought on “Age du remix: ils y vont fort chez SFR”

  1. Pas mal le parallèle avec les “templates” de Disney.

    Surtout que ça illustre bien le fait que derrière ce qui peut ressembler à du plagiat, il y a aussi (parfois ? souvent ?) une vraie inventivité en ce qui concerne la manière de recycler la matière première, et de transférer ce qui appartient à un univers X à un univers Y pour en tirer quelque chose d’efficace.

    En l’occurrence, dans le cas de Disney, alors que j’avais été un peu prompt à les traiter de feignasses, un pote dessinateur m’a rappelé que les mouvements répétés devaient de toute façon être recopiés et réajustés à la main à chaque fois (pas de photoshop à l’époque; et d’ailleurs probablement pas de photocopieuses).
    Et ça change effectivement en bonne partie le point de vue qu’on peut avoir sur la chose: et d’une, les animateurs de Disney refaisaient entièrement les dessins, même s’ils étaient identiques.
    Et de deux, ils le faisaient non pas tant parce qu’ils manquaient d’inventivité, mais parce qu’ils avaient ainsi trouvé un moyen rusé d’être plus efficaces: en refaisant des mouvements qu’ils avaient fini par maîtriser, ils pouvaient ainsi les dessiner plus rapidement, l’habitude aidant, mais aussi avec plus de naturel (à force d’avoir affiné ces mouvements au fil des recopiages).

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