Thinking too much : combattre la nature

A ceux qui n’ont jamais les bonnes théories sous le coude, en voici à garder une précieusement. How we decide de Jonah Lehrer donne une explication intéressante et curieusement plausible des achats impulsifs.

Son point de vue repose sur une expérience simple consistant à tester les préférences des gens vis-à-vis du goût de confitures.

Dans la première situation, les pots de confitures sont dotés d’étiquettes marquées d’un classement : 1er, 3e, 30e, 76e… On demande aux cobayes leurs préférences. Sans surprises, ces dernières sont corrélées au classement de étiquettes.

Dans la seconde situation, on change d’effectif, on garde les mêmes confitures et on demande aux gens pourquoi ils préfèrent telle ou telle confiture. Les résultats sont alors très différents du premier test.

Que s’est-il passé?

En demandant aux gens d’analyser leurs impulsions, ces derniers basculent du cerveau droit au cerveau gauche. Ils passent d’un état de détente et de plaisir à un état de réflexion et d’analyse.

De fait, ils dénigrent leur jugement émotionnel et affirment quasiment par principe le contraire de ce que leur cerveau droit leur dicte.

Autrement dit, réfléchir à ses émotions nous conduit à adopter des conduites inverses.

On comprend mieux la présence d’une quantité de macarons “numéro 1”, “leader” ou “le préféré des Français” dans la publicité. Pour un peu que vous ayez du temps de cerveau disponible, ces arguments ou preuves peuvent apparaître tout à fait valables.

En outre, cette expérience cristalliserait (j’insiste sur le conditionnel) la tendance de l’homme à combattre sa nature interne conduite par les émotions.

Un autre regard sur les dilemmes internes ou le dédoublement de la personnalité.

Source : GSW

3 thoughts on “Thinking too much : combattre la nature”

  1. l’instinct ou la réflexion toujours le même combat!
    Les publicitaires utilisent les deux plans d’attaques, non? Un visuel accrocheur faisant appel à l’émotion et un argumentaire avec preuve à l’appui s’adressant à notre part de rationnel.
    Mais dans un l’expérience ce qui n’est pas dit c’est que le travail des marques à fait un sacré boulot auparavant et le résultat émotionnel est évident. L’expérience coca pepsi l’a déjà montré!

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