Bienvenue dans la civilisation quantified : un côté obscur de la gamification

Si l’émergence du quantified self exsude actuellement par des millions de pores, celui de la gamification est un pis-aller à toutes les sueurs froides.

Si cette série d’interviews de gamers ne livre qu’une version des faits, elle a de quoi inquiéter.

A écouter ces key people (pourquoi seraient-ils interrogés sinon?), la gamification s’apprête à propulser la civilisation dans un monde de challenges, de points à collecter et de rewards en tout genre.

Ces modalités existent pourtant déjà, en entreprise… P&L, EBITDA, prime de fin d’année, scoring card… Dilbert n’invente rien, il stigmatise.

De fait, écouter ces gamers raconter avec gourmandise leur phantasme de mécaniques ludiques appliquées à la vie quotidienne est pour le moins ironique. Sauf gigantesque mystification, la plupart des effets dont ils rêvent  existent déjà et sont moyennement appréciés par la population.

Les tonnes d’articles ou de reportages sur la “mort au travail”, l'”aliénation des employés”, “six sygma” ou la “culture du chiffres” sont là pour en attester.

Demain tout sera mesurable, challengé et objectivé. Cet avenir signe la victoire de la culture corporate et de la performance permanente…

Sans jamais distinguer la fin du moyen, mais de quel progrès parlent-ils?

Le jeu est un instrument, pas un projet de civilisation.

Voici un bref compte-rendu écrit de la vidéo :

5 thoughts on “Bienvenue dans la civilisation quantified : un côté obscur de la gamification”

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