Le blanc rend lisible ce que le noir rend visible : aimons ce qui n’est pas (ou pas encore)

J’ai adoré cette phrase dans cette vidéo signée Thibault de Fournas et Christopher Wilson publiée sur Frenchweb :

Le blanc rend lisible ce que le noir rend visible

Elle illustre avec clarté le concept d’indexation de Jean-Marie Klinkenberg, ie. la capacité d’un signe à être remarqué dans un environnement (cf. article Sony).

Elle donne aussi à penser sur l’écriture et le savoir en général. Notre connaissance est-elle la somme de ce qu’on sait ou de ce qu’on ne sait pas? Pics or it didn’t happen ! Il n’y a pas de positif sans négatif.

Sans blanc il n’y a pas de noir et inversement. Ce qui écrit n’existe que par la grâce de ce qui n’est pas écrit. Certaines marques en jouent avec talent :

L’emploi d’une police en creux efface la marque au profit de son territoire.

C’est le principe du yin et du yang. L’orient pense le complément plutôt que la dualité. Une formidable introduction à la pensée complexe chère à Morin.

4 thoughts on “Le blanc rend lisible ce que le noir rend visible : aimons ce qui n’est pas (ou pas encore)”

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