Laissons les gens faire ce qu’ils veulent : contre le dogme bourgeois de l’engagement

Si Facebook défend des valeurs bourgeoises, les agences ne sont pas en reste.

Sous l’influence de gourous à la Seth Godin, l’engagement est doté d’une aura dogmatique. La pub étant un sale gosse incapable de garder ses jouets plus de 3 minutes, l’engagement est traité comme un effet de mode voué à disparaitre.

Passer d’un marketing de l’interruption à un marketing de la permission ne révolutionne rien. En espérant que les gens vont être d’accord pour avoir une conversation avec les marques, le permission marketing est bien plus insidieux que son aïeul.

On sait que la fidélité des gens est un mythe, que les gens se prennent la tête en magasin, ne prennent jamais de vrais décisions et aspirent à la simplicité. Tous les consommateurs n’ont pas vocation à devenir ambassadeurs, les gens se foutent d’interagir avec les marques.

Ce genre d’opérations n’ont rien d’engageantes. Elles sont humiliantes et plus interruptrices que n’importe quelle déclaration d’impôt.

L’engagement est une mythologie bourgeoise qui défend l’emprisonnement des gens sous couvert d’ouverture d’esprit.

Laissons les gens faire ce qu’ils veulent.

Voici de l’eau supplémentaire au moulin du anti 2 way.

15 réflexions sur « Laissons les gens faire ce qu’ils veulent : contre le dogme bourgeois de l’engagement »

  1. Les gens qui parlent d’engagement sont des brasseurs de vent.

    Notre but est de vendre des produits, rien de plus, rien de moins.

    Inventer des indicateurs intermediaries sterils n’est qu’un ecran de fumee servant a proteger ceux qui sont incapables de prouver leur utilite, c’est a dire prouver qu’il rapporte plus qu’il ne coute.

    Encore un vanity metric a rajouter a la liste de votre bullshit detecteur.

    Je ne peux qu’approuver la definition ironique qu’en fait Martin Wiegel, Head du Planning de W+K Amsterdam

    Engagement. An exercise in obfuscation. Guaranteed to leave everybody having no idea what you’re on about. Because you don’t either.

    http://martinweigel.org/2012/08/30/words-i-hate/

    J'aime

    1. Nul besoin de préciser à quel point je suis d’accord. J’ai toutefois trouvé le post de Weigel un peu dur. Nous ne sommes pas là pour cracher dans la soupe mais pour créer des solutions. Je n’ai personnellement aucun problème avec le jargon, c’est l’idéologie sous-jacente qui me pose problème.

      J'aime

  2. […] Conversation marketing won’t kill interruption marketing. Because all brands are not conversationnal, because even if it was the case we couln’t find the time to have these chats. In fact there’s not much brands with whom we could share a real conversation. Maybe a bank, a couple of times in a lifetime, probably a car or a make-up. But 99% of the other brand we use are not meant to engage: your garbage bags, your gas cooker, your stapler. Also because considering that people are willing to talk to brands can be irresponsible. […]

    J'aime

Qu'en penses-tu?

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s