La big data va-t-elle faire adopter à toutes les marques la culture ingénieur?

La big data fait figure d’enjeux du 21e siècle. On produit chaque seconde autant de données que durant les 2000 premières années de notre ère. L’augmentation est exponentielle.

Parmi les 1000 questions qui se posent, celle du satisficing revient à l’ordre du jour. Pour rappel :

Il désigne une stratégie de prise de décision où l’action intervient après avoir atteint un palier d’information jugé suffisant. Le satisficing s’oppose au mécanisme optimal, où la prise de décision est le fruit d’un examen approfondi de tous les tenants et aboutissants d’un problème (comme les aiment les économistes).

La quantité de données est un pis-aller au satisficing : prendre une décision optimale n’a jamais été aussi impossible dans l’histoire. Ajoutez-y une poignée d’ingénieurs et le doute est permis.

Exemple concret : les données publicitaires dont les agences disposent pour travailler.

  • Que conclure d’un nombre de mention sur les réseaux sociaux ?
  • Que conclure du nombre d’informations produites quotidiennement sur les réseaux?
  • Que conclure du nombre de fans Facebook d’une marque sur les réseaux sociaux?

Cet exercice de style est symptomatique. Un type – dont le mode de réflexion est emblématique de la pensée ingénieur – s’est amusé a imaginé toute une série de mesures à partir de datas dont il dispose :

Non seulement la frénésie digitale peut anesthésier notre sens critique (combien de comptes actifs sur les réseaux sociaux? quel taux de rebond moyen de la page de votre site? combien de personnes ont effectivement vu votre bannière ?) mais elle participe de notre penchant à prendre des décisions parfois trop orientées par l’innovation au détriment du bon sens.

Je ne remets pas en cause les vertus commerciales ou économiques du web, elles font vivre bien trop de gens. Toutefois, il y a vraiment parfois de quoi s’interroger sur la pertinence de l’usage qui est fait des données collectées.

Faut-il innover en fonction de ce dont on dispose ou en fonction d’une vision ? D’un but qui transcenderait les données? Est-il possible d’imaginer au-delà des éléments dont on dispose? Comment les grands innovateurs tels que Jobs ou Ford ont-ils réussi à dépasser les informations dont ils disposaient pour offrir quelque chose dépassant les attentes des gens?

La question étant : a-t-on déjà pu prendre des décisions optimales?

4 thoughts on “La big data va-t-elle faire adopter à toutes les marques la culture ingénieur?”

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