La fragmentation profitera à ceux qui le décide : pourquoi les vieux médias ne veulent pas du nouvel argent?

Une industrie ne bouge que quand ses cadors décident de renverser la vapeur.

Ce fut le cas pour le VHS, le Blu-ray, le Wi-Fi et tout ce qui touche à la standardisation des technologies. C’est en train d’être décidé pour l’alimentation électrique sans fil. Cela ne fonctionne toujours pas entre les livres électroniques et les éditeurs, pour les énergies alternatives ou les remèdes à bas coûts pour les pays en développement.

Aujourd’hui dans les médias, les cadors freinent ostensiblement la consommation délinéarisée pour une raison idiote mais imparable : elles ne savent pas comment le valoriser. Tant que l’arbitrage entre vieil argent et nouvel argent ne serait pas passé à l’avantage du challenger, les choses ne bougeront pas.

On ne pourra pas acheter à l’écran en TNT, on ne pourra que parler GRP en digital, la catch-up ne sera disponible que 7 jours en ligne (alors que la pub pourrait continuer à tourner des années pendant des semaines et des semaines, s’adapter à l’actu…), les chaines ne développeront aucun contenu sur les 2e et 3e écrans…

De la même manière que les marques font montre de conservatisme en matière de ciblage, les médias (éditeurs, producteurs et distributeurs) sont d’une frilosité totale vis à vis des nouveaux modes de consommation des contenus.

Est-ce que la révolution viendra des usages? Peut-être. Mais elle ne sera jamais que marginale tant que les majors ne franchiront pas le cap.

Les médias traitent encore le web comme un concurrent.

Il leur appartient de décider de prendre des risques, l’innovation est un sujet politique.

6 thoughts on “La fragmentation profitera à ceux qui le décide : pourquoi les vieux médias ne veulent pas du nouvel argent?”

  1. Bon pour avoir travailler sur quelques projets de la sorte, il y a 2 types de problemes au dela du pure aspect politique/frilosite.

    Le premier est le denominateur commun.
    Tu as cite le GRP. Toute personne travaillant de pret ou de loin dans le digial connait ce vieux serpent de mer qu’est le GRP digital.
    Difficile de vendre de la campagne pluri media sans denominateur commun, et comme les agences media ont mattraque depuis des annnees les annonceurs avec le sacro saint GRP pour justifier de la validite des plans media, difficile de convaincre un decideur en absence d’un denominateur commun.

    Le deuxieme est la gestion des droits.
    Comme chacun le sait, l’achat de droits des contenus entrainent une negotiation sur les droits de supports et de duree.
    Ceux qui suivent les interminables debat au CNC sur la temporalite des films sauront de quoi je parle.

    Ainsi etendre la VOD a plus de 7 jours c’est concurrencer le DVD, bien plus rentable pour le studio producteur.

    A l heure actuelle, la seule solution pour un usage maximum est lorsque les ayants droits controlent aussi la plateforme de diffusion (Hulu).

    Pour autant, meme dans une vision unifie (AOL-Time Warner, Orange) on sait que chaque baron defend son bout de gras

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    1. Quel dommage que l’innovation soit freinée par ce genre de broutilles… Les CC montrent pourtant que des solutions existent.. La transition va encore prendre du temps.

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    1. Il n’ont pas que des contenus achetés à l’extérieur.. Des tests sur des programmes dont ils sont propriétaires ne feraient de mal à personne (je pense aux séries pour Canal ou à certaines émissions TF1)

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