Le 4e repas de Taco Bell : brillant ou machiavélique?

fourthmeal taco bell

La stratégie de l’occasion est une approche marketing bien rodée. Visant à faire figurer un produit sur la shopping list des gens, elle suggère du mieux possible un usage : le petit déjeuner dominical de Ricoré, le petit déjeuner chez Kellogg’s, les repas festifs pour Badoit, les pauses Kit-Kat, les soirées foot pour Heineken…

Dans la valse des bizarreries venues d’ailleurs, le 4e repas de Taco Bell pousse le bouchon un peu loin. Le 4e repas : c’est celui de la nuit, celui entre le dîner et le petit déjeuner, le petit creux en rentrant de boite, le late-night snack. L’urban dictionary ne s’y est pas trompé. Malin mais horrible.

Mis à part l’intérêt théorique de créer un nouveau moment de consommation (voire un nouveau mouvement de communication si l’on en croit le film très affinitaire), la pratique est douteuse. On ne regrette pas notre déontologie hexagonale.

On salue néanmoins au passage l’excellence stratégique de la nouvelle plateforme de communication Live Mas, adoptée il y a quelques années dans un pays dont plus de la moitié des états sont majoritairement hispanophones. En plus de parfaitement traduire la proposition de Taco Bell, employer une langue (de moins en moins) étrangère implique un effort de compréhension de la part des gens, donc une preuve de confiance.

6 thoughts on “Le 4e repas de Taco Bell : brillant ou machiavélique?”

  1. Au vu du fait que la campagne date de 2008 et que le site fourthmeal.com redirige maintenant vers le site officiel de Taco Bell, je pense que la sauce n’a pas pris.

    #failmeal

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  2. L’idée me semble pas mauvaise à moi non plus. Mais rien de bien neuf quand on voit les communications de McDo sur ses ouvertures 24/24 qui se destinent à peu près à la même cible, mais si là, c’est plus explicite. Disons que le “4e repas” ne peut pas être une plateforme ou un positionnement en soit selon moi.
    Sinon, sur l’utilisation de l’espagnol, rien de bien fou je trouve pour une signature aussi simple. À noter que les marques allemandes d’automobiles ont souvent leur signat en allemand et que très généralement, de nombreuses publicités mais aussi de nombreux messages d’informations (métro et espaces publiques) se font en espagnol aux US. j’entends par là que la prise de risque est aussi limitée que “l’innovation” de signer en espagnol :)

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    1. J’entends ton point mais toutes les marques de cette ampleur n’assume pas à ce point leur hispanicité. Quant aux marques allemandes, je trouve également intéressant qu’elles signent dans leur langue natale, même si la recette commence un peu à perdre de son originalité (cf. mon tweet).

      Le 4e repas n’est certes pas un positionnement mais une simple offre.

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