12 layers of happiness : l’idée baked-in de rendre les gens plus heureux par l’alimentation

12Layers happiness

C’est l’histoire d’un groupe familial américain qui fabrique des céréales : MOM.

Une de leur marque – frosted mini spooners – a la particularité d’être composée de 12 couches de pâte, ce qui la rend assez savoureuse pour avoir obtenu des récompenses par la presse culinaire.

Le marketing a vite compris l’intérêt de cette histoire de « 12 couches qui rendent le produit meilleur et donc les gens plus heureux ».

Mom a lancé l’année dernière la campagne 12 layers of happiness en partenariat avec un coach spécialisé dans la réalisation personnelle : Dan Baker.

Un quizz sur leur site, des astuces sur les paquets, des conseils sur la page Facebook… Tout ça n’a rien de très original (on pense à Coca ou mille autres marques) sinon que la FMS a le mérite d’avoir assumé ce discours par la preuve, au moins le temps d’une campagne. Le fait d’avoir passé un partenariat avec un expert reconnu du bonheur donne du poids à l’initiative.

Ce genre d’idée apparaît fréquemment dans les brainstormings mais se solde souvent par une copy TV, alors qu’ici, le deal avec l’expert qui constitue un élément de preuve central est porté au pinacle, ce qui est bien joué, et un exemple à suivre, malgré le manque de trace de cette campagne dénotant un possible flop…

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3 réflexions sur “12 layers of happiness : l’idée baked-in de rendre les gens plus heureux par l’alimentation

  1. Dans une societe hedoniste comme la notre, le bonheur comme une fin est bien entendu un des messages les plus pertinent qu’il soit.

    Lá où la campagne se troue un peu me semble-t-il est dans le pont entre le produit et la RTB.

    En effet, si on regarde les 12 points qui rendent heureux selon Dan Baker, on ne trouve nul part trace de « manger de bons produits ».
    (http://www.thereferralauthority.com/104/)

    Oups.

    Et c’est bien selon moi la faiblesse de cette campagne.

    Le message est « Les mini spooner ont 12 couches de pates », « 12 couches de pates rend le produit meilleur », « un meilleur produit vous rend heureux ».
    Hors la derniere phase du message ne possede aucune preuve tangible.

    Bien loin de moi l’idee de contester que bien manger rend heureux, mais encore faut il bien le prouver si on prend le chemin de cette asomption (et encore plus si on se met du cote de la rhetorique scientifique).
    Sinon l’argumentation est caduque.

    Enfin petit bonus, je n’arrive plus a mettre la main sur l’etude en question, mais j avais lu une longue etude sur le bonheur qui identifiait 2 facteurs de bonheur profond:
    – Les life achievement (se marrier, avoir des enfants, avoir contribue a une cause)
    – Les petits plaisirs au quotidien (rigoler avec des amis, lire un bon livre, voir un bon film etc… et bien entendu se faire un petit plaisir gourmand)

    Les lecteurs de Think fast and slow ne manqueront pas de reconnaitre ici les fameux peak of emotion de Daniel Kahneman.

    Bonus2: World happiness report
    http://www.earth.columbia.edu/sitefiles/file/Sachs%20Writing/2012/World%20Happiness%20Report.pdf

    Bonus3: Un journaliste demande a ses followers s’ils possedent une image de leur plus grand moment de bonheur. Le resultat se passe de commentaire
    http://thechive.com/2013/08/02/richard-deitsch-asks-twitter-to-send-a-photo-of-the-single-best-moment-of-their-lives-the-results-are-beautiful-and-moving-33-photos/
    (attention Not safe for cry 😉

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    1. Je vois ton point sur l’argu mais justement, je trouve que le fait qu’il n’y ait pas de lien direct entre le produit et le bénéfice fait cogiter les gens. Pas la peine de répéter que la bouffe rend heureux, tout le monde le sait. C’est la « dynamique de l’imperfection ».

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    2. Tout d’abord Saluons l’idée de FMS, d’aller dans la zone du contenu

      Quelle bonne lecture ce Kahneman…

      Pour rebondir sur les travaux de Kahneman ici tout passe par le système 1 – manipulant l’émotion ici le bonheur – on le sait depuis les travaux de Bernoulli que l’acte d’achat résulte de potentiel d’expérience et d’utilité du produit acheté vs l’aspect économique.

      L’homme n’étant pas économiquement rationnel (et sur un achat aussi peu impliquant que de la bouffe) la promesse de rendre heureux par des conseils de pro va vite prendre le dessus

      Olivier c’est un peu le système 2 de Kahneman, il prend le temps de réflechir et passer outre la couche émotionnelle

      Bonus Peak Of Emotion : Solider Coming Home http://www.youtube.com/watch?v=uSMlIM9zLio

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