La surveillance généralisée ouvre un nouvel âge d’or du secret

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Oui, nous devons nous méfier de la surveillance des institutions. Oui nous devons nous battre et nous indigner de ce viol de nos intimités.

Toutefois, en prenant le problème à l’envers, il y a aussi de quoi se réjouir.

D’abord parce que quand on voit ce que font les entreprises des datas, il n’y a pas (encore) de quoi s’inquiéter. Qu’un mec soit capable de savoir que j’ai texté ma copine pour acheter du gruyère râpé un soir de juin n’a aucune valeur. Qu’il sache que j’aime les bottes en caoutchouc ne lui permet pour l’instant que de revendre cette information inutile à d’autres tâcherons ou me retargeter comme un âne pour me le faire détester en 10 minutes.

Ensuite parce que cette situation globalement inédite (tout le monde a les moyens de surveiller tout le monde) a cristallisé une conscience collective qui mobilise des gens aux 4 coins de la planète. Sans parler de nouvelle idéologie, on ne peut que se réjouir de cet élan collectif post-historique.

Finalement parce que le secret a toujours survécu à la surveillance. Durant les grandes persécutions historiques (Inquisition, révocation de l’édit de Nantes…) ou au sein des récits fondateurs (Philip K Dick, Georges Orwell, Aldous Huxley…), l’individu réussit toujours à se soustraire au joug institutionnel.

Nous entrons dans une nouvelle ère du secret. Ce marché est fort prometteur.

[Update] cf. slides 21 et 28

3 réflexions sur “La surveillance généralisée ouvre un nouvel âge d’or du secret

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