L’innovation n’est pas qu’une question de vulgarisation mais surtout d’idéologie

On a bien aimé cette théorie paradoxale déterrée par Benedict Evans : l’innovation suit toujours une courbe en S :

The development of technologies tends to follow an S-Curve: they improve slowly, then quickly, and then slowly again. And at that last stage, they’re really, really good. Everything has been optimised and worked out and understood, and they’re fast, cheap and reliable. That’s also often the point that a new architecture comes to replace them.

C’est précisément au moment où les technologies sont les plus matures qu’elles se font remplacer. Notamment pour permettre aux entreprises de ré-enclencher un nouveau cycle de croissance.

C’est pour cette raison qu’Apple se lance dans les voitures électriques après s’être lancé dans la téléphonie.

Ce phénomène explique également l’obsolescence programmée ou l’angoisse que peut générer la technologie à systématiquement se renouveler chez les technophobes.

C’est en même temps une immense source de progrès (cf. la machine à vapeur vs. les hommes ou l’automobile vs. les chevaux) et une immense source de regret (le téléphone filaire, la poste et les charrettes à bras c’était mieux avant).

L’innovation n’est pas qu’une question de vulgarisation mais d’idéologie.

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