Les gens qui pèsent dans le biz sont les gens qui font la maintenance des technologies, pas les innovateurs

Excellent compte rendu du Monde qui rebondit sur ma note d’hier relative à un des paradoxes de l’innovation (une fois les produits matures ils disparaissent).

L’article Hail to the maintainers publié dans Aeon pose de puissantes et profondes questions sur l’innovation :

  • La plupart des objets du quotidien ne sont plus innovants mais fonctionnent parfaitement (les routes, les chemins de fer, les ponts, les réseaux électriques, les égouts…), ce sont donc les gens qui maintiennent ces outils qui portent la société, pas les innovations (dont de nombreuses formes échouent). NDLR : vive la vraie économie et fuck les start-ups.
  • L’innovation ne représente qu’une part infime du travail, elle ne doit pas cacher la forêt.
  • L’innovation est valorisée quand elle est radicale – cf. la destruction créatrice ou la disruption – alors que dans les usages l’innovation est incrémentale (voir cet autre article sur le rôle de la critique des salariés au service de l’amélioration des outils de travail)
  • Valoriser l’innovation comme une vue radicale, c’est se priver de savoir-faire accumulé parfois de longues années et repartir de zéro, pour le meilleur comme pour le pire (cf. les entreprises artisanales qui relocalisent leurs usines en Europe pour bénéficier et sauvegarder les savoir-faire ouvrier).
  • Contrairement au sens courant, l’innovation n’est pas une valeur positive en soi – comme la fraternité ou la solidarité.

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