Etes-vous à l’aise avec cette tribune regrettant l’âge d’or de la pub?

C’est une journée un peu particulière pour écrire un article de blog. Aussi, puisqu’il m’arrive – comme certain d’entre vous me le reproche – de tourner parfois autour du pot, voici un article 100% haineux, en rebond à cette colonne publiée par Paul Burke, ancien copywriter publicitaire reconnu.

Pour faire court, il y déplore le niveau actuel d’écriture dans la pub, regrette une ère où il usait d’astuces psychologiques, où « l’on pouvait mettre un peu de soi dans la rédac », où on savait écrire le bel anglais, où les juniors se formaient à la sueur de milliers de prospectus sans intérêt. Et de conclure par le fait que les bons copywriters ont déserté les départements créatifs au bénéfice de la création de contenu : tweets ou sites internet.

Par où commencer?

D’abord Paul Burke a le droit d’avoir ce genre d’opinion. Il a vraisemblablement passé les 30 dernières années enfermées dans un frigo et devait déjà être réactionnaire à 20 ans. Est-ce que Campaign le publie pour générer de la polémique et de l’engagement? Sans doute. Et c’est bien joué parce qu’effectivement on ne peut pas y rester insensible.

Ensuite, Paul Burke fait montre d’une ingratitude rare vis-à-vis de la publicité. Il ne semble pas heureux que sa discipline ait essaimé dans des domaines autres que le print ou le film (ce qu’il appelle avec dédain le contenu), que le nombre de campagnes ait été multiplié par 100. C’est le leg de sa génération d’enculés du baby boom qu’il n’assume pas.

Finalement et c’est sans doute le plus grave, qu’il ne sache pas reconnaître à la langue anglaise la capacité d’évoluer dans le temps est pathétique venant de la part de quelqu’un qui écrit. La beauté de la langue, c’est son dynamisme, pas son conservatisme. La publicité a en outre toujours été considérée comme un art dégénéré. Pas moins dans les années 50 que dans les années 2000. Le vrai sujet ce n’est pas la qualité de la langue, c’est que la langue utilisée par la publicité n’a pas de valeur aux yeux des écrivains. Pas la peine de nous faire croire qu’il était un monsieur à une époque. Les Mad Men ont toujours été des losers.

On fait l’impasse sur le coup des trucs psychologiques. Monsieur Paul Burke étant vraisemblablement aveugle aux nouvelles manières de communiquer.

Bref, je me rends compte que je n’ouvre pas tant que ça le débat mais j’aurais joie à jouter avec vous sur la défense de ce type.

Bisous

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