Pas de méthode, pas de survie.

Il y a 30 ans, 50% des HEC voulaient bosser en agence de pub (source : un HEC de plus de 50 ans).

Aujourd’hui, ils sont vraisemblablement moins de 1%.

On en retrouve toujours dans la pub, côté tech companies – Apple, Google, Facebook, Amazon – ou cabinets de consulting – Accenture and co.

Pourquoi les HEC font de la publicité ailleurs qu’en agence?

Vraisemblablement parce que les tech comp et cabinets de conseils payent mieux. Pourquoi ils paient mieux? Parce qu’ils délivrent un meilleur conseil.Pourquoi? Parce qu’ils sont organisés : ils passent moins de temps sur leurs dossiers, ils produisent des réponses légèrement standardisées, ils ont fait HEC…

A votre avis : les cerveaux de la pub rejoignent la tech pour des raisons de salaire ou de vision?

Est-ce véritablement une problématique d’oeuf ou de poule ?

Arrêtons de nous demander pourquoi les agences souffrent. Mettons en place des process qui permettent d’augmenter productivité et salaires, ré-engageons les meilleurs et tout ira pour le mieux.

Cap?

16 réflexions sur “Pas de méthode, pas de survie.

  1. Il y a 30 ans, il n’y avait pas besoin d’avoir fait HEC ou une autre école pour bosser en agence de pub. Il ‘suffisait’ d’être passionné par la créativité, d’aimer les belles idées et les belles histoires, d’avoir du talent pour les raconter et de comprendre un tant soit peu ce qui touche les gens. Alors, ré-engager les meilleurs oui, se contenter d’aller les chercher chez HEC, non. Enfin, pourquoi pas. Mais allons aussi les chercher parmi les rappeurs, les philosophes, les souffleurs de verre, les GO, les designers, les artistes de rue, les graffeurs, les barbiers, les sociologues… Autrement dit, recruter des talents radicaux, rebelles, à la marge, enthousiastes, riches de leurs cultures – tout sauf standardisés – qui sauront communiquer du sens et de l’envie à ceux qui nous font l’honneur de ne pas zapper la pub au début de la vidéo Youtube. (Source: un publicitaire de presque 40 ans).

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      1. Nos points de vue divergent là-dessus aussi. L’amateurisme, c’est à mon sens de ne sourcer les meilleurs que dans les fabriques officielles à ‘meilleurs’, et de croire que l’argent suffit à les attirer et les retenir. Ce qu’ont certainement oublié les agences dans leur processus de digitalisation, c’est de proposer la vision qui va avec.
        Un « peak performer » ne se motive pas à coup de 0 sur un payroll. Comme pour les consos, le comportement d’un collaborateur ne s’achète pas. Les meilleurs restent parce qu’ils croient en la même chose que leurs managers. Non seulement Google paie bien mais la firme propose avant tout une vision inspirante et décloisonnée du business.

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          1. Indeed – le management des hommes n’est malheureusement pas le fort des agences… ‘On’ y travaille !

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          2. Bon courage et bonne idée ! C’est dommage toute cette énergie gaspillée… Les agences n’ont pas le sort qu’elle mérite. Mais elle ne se secouent pas assez.

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  2. Je plaide pour la piste du salaire, même si je pense que certains passionnés continuent d’y aller en dépit de. En revanche sur le « Pourquoi les tech comp et cabinets de conseils payent mieux », je suis pas très convaincue par les raisons que tu évoques. Quelques ébauches d’idées : pour les cab de conseil : est-ce qu’ils n’ont pas besoin de faire miroiter des salaires pour être attractif en tant qu’employeurs ? Qui serait prêt à porter des costard et faire les pantins devant des CODIR pour 18K€ sinon ? Pour les tech comp : est-ce qu’elles ne seraient pas, aussi, influencées par une culture du travail à l’américaine où on hésite moins à faire monter les salaires ? Et surtout : n’ont-ils pas juste plus de cash ? Surtout depuis que la loi Sapin de 1993 a foutu en l’air une source importante de cash pour les agences de pub ?

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    1. Justement, si les agences de pub n’ont toujours pas fait évoluer leur modèle 23 ans plus tard pour moi c’est bien la preuve qu’elles ne sont pas très smart

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      1. Elles ne l’ont pas fait évoluer parce que les décideurs en leur sein n’en ont pas vu le besoin : même en payant peu, ils arrivent à recruter (je serais pas surprise qu’il y ait eu un petit regain avec le glamour de Mad Men), et les dirigeants ne sont pas vraiment concernés par les basses rémunérations (la, c’est la même chose que partout ailleurs)

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        1. Si les décideurs n’en voient pas le besoin, ici git tout le problème… C’est leur job de sentir que le niveau en agence décroit

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  3. PS. Mes excuses pour les belles grosses fautes d’orthographe dans mon précédent commentaire + peux-tu stp faire disparaître mon nom de famille ? Merci !

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  4. Soit tu fais de la création soit tu fais du ROI. La création rémunère les très bon créatifs, la gestion du ROI rémunère très cher ceux qui savent en générer. Il n’y a plus d’entre deux vaseux. Et comme on n’apprend pas à être créatif à HEC tu n’as pas vraiment le choix, plus qu’à être bon sur le ROI et aller chez Google.

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  5. Il y a 30 ans, il y avait très précisément et uniquement 5 HEC qui voulaient faire de la publicité dans notre promo. Et sur cette promo, 3 d’entre nous sont devenus publicitaires.

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