Mes commentaires sur les in & out 2017 de Digiday

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On avait pris plaisir à commenter les in & out Digiday l’année passée. Voici la version 2017.

Fake news > hard news. Je n’ai toujours pas vraiment compris cette théorie.

Bots > apps. Mouais. On se parle d’une hype déjà engagée en 6e vitesse sur l’autoroute de la déception.

Memberships > ads. Oui en matière de hype, certainement pas en matière de validité business (cf. la vidéo de Scott publiée hier que vous détestez où il étrille la pertinence business des Dollar Shaving Club et autres boxes à la con). Ceci dit oui pour les petits business de niche genre presse économique ou yoga vegan.

Push notifications > emails. Oui pour l’opportunité créative des notifications. Non pour leur capacité à générer la même granularité d’insights qu’un email.

CNN as a video business > CNN as a news operation. Oui, comme la plupart des médias traditionnels qui, en marques blanches ou en « opérations spéciales » survivent – voire se redéveloppent – grâce à leur savoir-faire en matière de production de contenu.

AI > big data. L’un ne va pas sans l’autre donc appelons ça un applicatif.

Hate groups > hate reads. Oui, malheureusement, la pensée réactionnaire fait florès. Est-ce la faute à l’internet?

Second party > third party. Non. Les deux ont leur utilité. On aurait même tendance à se méfier de la second (notamment lorsqu’elle vient des GAFA).

Facebook as a threat to democracy > Facebook as a threat to publishers. Non pour la démocratie (cf. les points sur les hate groups et les fake news). Oui pour les publishers (en l’état actuel des choses).

Blocking ad blockers > please turn off your ad blockers. Ca nous pendait au nez. Par contre le pivot de ad block vers le métier de régie pub ne manque pas de panache.

Palo Alto as a media capital > NYC as a media capital. Trop US, pas d’avis. Mais si cela concerne le sujet des fake news, il va falloir arrêtez de se mentir et commencer par inclure le midwest dans vos polls bande de bobos.

Fake news as scourge > click bait as scourge. Même remarque que supra.

Platform dependency > platform wariness. Oui, même si d’un point de vue 2nd party data ou modèle économique des news outlets, on ne peut pas se contenter de répliquer le vieux modèle.

Google AMP > FB instant articles. Les deux proposent une UX fabuleuse. Le vrai sujet c’est : est-ce que Google va réussir à rattraper son retard dans le petit monde des apps (on y passe encore 3/4 de notre temps sur mobile).

Surprise election results > surprise albums. Même remarque que pour Palo Alto. Sortez de vos bubbles plutôt que d’accusez les fake news.

Layoffs > buyouts. La meilleure prévision de l’année. Quoi qu’il, l’un suit souvent l’autre.

Facebook video views > facebook trafic. Typiquement un des soucis levés par la foi donnée à la 2nd party data.

Vertical video > news publisher vertical. L’un n’empêche pas l’autre (cf. évolution du BM des régies). On entend parler de vidéo verticale depuis 3 ans. Aucune offre régie n’existe vraiment. Aucune data non plus sur le pourcentage de mobinautes qui tournent à 90° leur appareil pour regarder un contenu.

Blacklisting Breitbart > advertising on breitbart. Je ne crois pas à la théorie des fake news.

Autoplay > click to play. Oui si cela est bien mesuré. Encore une vilaine douille au royaume de l’engagement.

Email hashes > cookies. Je n’ai pas de grosses convictions technologiques mais si cela permet d’améliorer le marketing, alors on vote OUI.

Willing to work for cheap > experience. Blague de nerd de la valley.

Header bidding > waterfalls.

Mar tech > ad tech. Mouais. Again l’un ne va pas sans l’autre.

Stenography > reporting. Je ne l’ai pas celle-ci.

Loyalty > distribution. Je ne vois même pas où est la la référence.

Exploding watermelons > tv shows. Ca commence à déraper là. De quoi on se parle?

Marketing clouds > DMPs. Plutôt la cloudification des DMPs.

10 000$ subscriptions > scale. Je ne l’ai pas.

Podcasting into the void > shooting into the void. Celle-ci est particulièrement de mauvaise foi. Personne ne sait pourquoi ni comment le podcasting est revenu sur le devant de la scène. Moi je trouve ça beau.

Vindictive billionaire > gawker. Thiel a montré la voie. Who’s next?

Ad tech consolidation > ad tech IPOs. Oui, logique, l’un suit souvent l’autre.

One second views > three seconds views. LOL facebook. Pas lol la confiance dans la pub. Hyperlol pour les fanatiques. Vendons des pelles.

Snapchat spectacles > Google glasses. Une gabegie annoncée. Snapchat sera mort dans 12 mois. Leur pivot pue.

Subslacking > subtweeting. Oui. Dommage pour Twitter quand même on les aimait bien.

Actual celebrities > influencers. A cette allure, qu’est-ce qui nous attend? Des hommes politiques qui monnaient leurs réseaux sociaux? Des têtes couronnées?

Quality > quantity. Ben voyons.

Clouds > platforms. L’un n’empêche pas l’autre.

Just being frozen by a genral sense of dread > mannequin challenge. Disent ces connards de la Valley qui rêvent de créer une nation offshore sans état… Ils ont de la ressource malheureusement.

Bisous et à l’année prochaine !

2 réflexions sur “Mes commentaires sur les in & out 2017 de Digiday

  1. Je me porte volontaire pour éclairer ta lanterne mon cher Jean:
    exploding watermelons: Buzzfeed a diffusé sur FB Live une vidéo d’une pastèque qui explose. Leur livestream a été la sensation de la journée. Le lendemain, toutes les rédactions se sont mis à faire de la vidéo. Buzzfeed lui-même a décidé de faire évoluer son business model au profit de la vidéo.
    Stenography: il fut un temps où être journaliste signifiait trouver une info, la vérifier et écrire un commentaire. En 2016, les journalistes se contentent de re-publier les tweets de DT en sachant qu’ils véhiculent des informations inexactes (cf l’élection truquée). D’où un grand débat sur le role de la presse. Doit-on republier (cad faire le boulot d’un sténographe) ou filtrer les news et ne publier que ce qui est important ?
    10000$ subscription: la presse se cherche un business model. Longtemps, la pensée commune était de générer un max de vues et de les monétiser. Vu le succès que cela a donné, certains jouent l’aspect niche à fond et recherchent un lectorat réduit mais prêt à les financer grassement.

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