Comment être contre la publicité en ligne en 2017?

Je ne lis pas l’ADN. Heureusement, grâce à un pote sur les réseaux sociaux, je suis tombé sur cet article tout bonnement sidérant, invitant les annonceurs à se *méfier de la publicité en ligne*.

Inutile de préciser qu’il émane d’une personne bloquée au 20e siècle. Grand bien lui fasse. Ce n’est pas une raison pour chier sur le tapis.

Première remarque liée à la dissection d’un dollar investi en programmatique aux USA : oui il y a des coûts liés à la technologie. Les consommateurs réclament de la publicité personnalisée : certaines marques acceptent de se creuser le ciboulot pour rester pertinente en engageant des coûts prompts à délivrer une expérience de marque de qualité.

Les marques qui préfèrent le 20e siècle sont invitées à rester heureuses et impertinentes dans leur cher 20e siècle.

Le ciblage est coûteux et raté ? Pas lorsque les agences bossent bien. Byron Sharp chante le reach? Normal, ses études – financées en majorité par des lessiviers – portent sur un corpus du 20e siècle pré-digital.

La publicité en ligne est gangrénée par la fraude? Oui c’est un problème. Et en même temps ce n’est pas la peine de s’appuyer sur les arguments fallacieux de Bob Hoffman, réputé pour être le Eric Zemmour de la publicité. On ne perdra pas de vue non plus que les deux lois Sapin sont des lois anti-corruption…

La pub en ligne est mal vue ? Oui effectivement certains critères sont discutables. Et en même temps, il n’y a qu’en ligne qu’on pourra adresser efficacement ce problème. Aucun annonceur n’a jamais fait pression contre TF1 parce que les audiences allaient aux toilettes à la pause pub. Marc Pritchard veut arrêter la pub en ligne? La moitié de la population mondiale a moins de 30 ans et n’a connu que le web. Il reviendra à la pub en ligne en rampant.

La population est ad blockée? Un problème essentiellement de desktop, donc obsolète. En outre les mesures des GAFAs pour filtrer nativement les formats intrusifs devraient calmer Ad Block.

Il faut utiliser la publicité en ligne avec prudence? Au-delà du fait que le web pèse désormais plus lourd que la TV aux US ou au UK, comment honnêtement comparer l’influence – sur une base déclarative qui plus est – d’une bannière à un spot TV? Ces données avaient de la valeur au 20e siècle mais aujourd’hui, à l’heure de la donnée comportementale et de l’attribution, elles sont caduques.

Finalement il ne faudrait pas oublier les fondamentaux? C’est à dire?

  • Nier les modes de consommation médias de la population?
  • Inviter nos annonceurs à nier les usages de leurs cibles?
  • Se méfier de l’innovation?
  • Cantonner notre métier à un musée des vieilles pratiques.

Bottom line : on ne peut pas reprocher à l’auteur de ne pas être dans le débat, ce qui sain signe de démocratie.

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