Warhol + Kennedy: L’obsession de devenir une marque populaire

En 1962, Andy Warhol présentait ses 32 boites de conserves Campbell, qui allait devenir le coup d’envoie officieux du pop art sur la cote ouest americaine.

Ancient illustrateur publicitaire, Warhol célébrait une certain vision de l’art où n’importe quelle representation d’un produit ou d’une marque pouvait devenir une oeuvre d’art.

Bref, l’appropriation d’une entité commerciale par l’individu.

La marque, à travers une reproduction mécanique et identique, appartenait a tout le monde, et donc n’appartenait à personne.

Il y a un certain paradoxe dans ce graal de l’appropriation populaire.

En effet, la marque ne peut devenir qu’ultime que si elle atteint une symbolique abstraite, un artefact qui n’a plus vraiment de relation par rapport à ses valeurs ou les produits qu’elle vend.

Il semblerait que cette vision devienne la nouvelle frontière de la publicité pour certains secteurs.

Dans les pas des pictogrames de McDo par TBWA, KFC (via W+K) vient de sortir 2  lignes de “produits” aux Etats-Unis:

Chicken Bucket Framed Print

Bien évidemment, les volumes (4000 exemplaires pour le smartphones) sont symboliques.

Mais pour une enseigne de fast food, on apprécie la justesse des produits.

L’ambition (l’arrogance diront certains) est belle.

55 ans après ses soupes à la tomate, Warhol aurait surement apprécié.

Qu'en penses-tu?

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out /  Change )

Google photo

You are commenting using your Google account. Log Out /  Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out /  Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out /  Change )

Connecting to %s