Bosser avec des ingénieurs pour écrire l’avenir de la créativité marketing

Cela n’a rien d’honorable mais ce post sexiste m’a refait penser à la conférence de Rory Sutherland au sujet des nudges, de l’irrationalité des agents économiques, de la différence entre les modes de pensée “ingénieurs” et “créatifs”.

A partir de 1’20, Sutherland raconte la manière dont les ingénieurs ont dépensé 6 milliards de pounds pour améliorer “l’expérience” de l’Eurostar, aka gagner 20 minutes de temps de trajet.

Il imagine ensuite comment un créatif aurait pu dépenser cette somme pour améliorer “l’expérience” Eurostar : en offrant des grands crus, des danseurs et des animations, les gens paieraient probablement plus cher leur billet pour que le temps de trajet s’allonge !

Cela résume la différence entre ingénieurs et créatifs : les premiers sont capables de dévisager un paysage au nom du progrès, les seconds préfèrent emprunter les petits chemins creux au nom du “charme” du paysage.

C’est un peu la situation que je vis chez Artefact, c’est un peu la situation que vit le marché à mesure que la digitalisation donne la part belle aux cabinets de conseil et aux esprits rationnels.

Le marché fonctionnait comme une Ferrari avec un moteur de Deux Chevaux. Désormais il se ré-équilibre en essayant de fonctionner comme un moteur de Ferrari dans une carrosserie de Deux Chevaux.

Le marché avait sans doute besoin de ce ré-équilibrage pour imaginer des Ferrari qui ont le moteur et la carrosserie.

La créativité marketing s’en trouvera changée, pour toujours.

Qu'en penses-tu?

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out /  Change )

Google photo

You are commenting using your Google account. Log Out /  Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out /  Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out /  Change )

Connecting to %s