Ce que nous enseigne la fronde anti-Linky sur les standards d’expérience consommateur inspirés des marques technologiques

Je me suis toujours dit que pour changer les choses il fallait les noyauter. Comme la plupart des marketeurs, je fais ce métier au nom d’une injonction paradoxale : défendre les belles marques et la bonne publicité au nom des 90% de cochonneries qui nous polluent quotidiennement.

De ce fait, travailler dans le domaine de la donnée donne accès à un terrain de choix pour réaliser cette vision : défendre les bonnes pratiques et améliorer le niveau général de la publicité à base de données au nom de « l’enfer des bannières ».

A ce titre, je suis fasciné par la fronde à l’encontre des compteurs connectés Linky, visant à faciliter la transmission d’information à EDF et aider les gens à optimiser leur consommation électrique. En effet, les jacqueries se multiplient.

Les raisons de mon refus sont nombreuses, explique ainsi Michel T., qui dénonce à la fois « l’inutilité absolue pour l’usager, la collecte des données personnelles, la transformation de mon habitation en antenne de radiofréquences dangereuses et nocives, le risque de destruction de mes équipements, (…) la surévaluation des mesures de fourniture effectuées par rapport à ce que je consomme. »

Naturellement, les études menées sur les dangers potentiels de Linky ont toutes démontré son innocuité. Là n’est pas le débat.

La capacité d’écoute entre une personne et une marque repose sur un contrat : bonne information contre confiance. A mesure que les consommateurs mûrissent, ce contrat s’émiette, comme le démontre les chiffres dingues de défiance des gens vis-à-vis des entreprises.

L’opposition à Linky traduit aussi chez certains l’inquiétude d’un monde contrôlé par les données et les grandes entreprises. « Je tente de m’opposer avec mes petits moyens au monde orwellien dans lequel nous plongeons », explique Françoise. « Je pense qu’un monde avec contact est plus vivable, intéressant, réconfortant, plus humain, que le monde “à distance” qu’EDF veut imposer », renchérit Gérard K.

Parmi les 2 grandes raisons de ce bug de communication, le non-choix et le désintérêt des gens pour le suivi de leur consommation tiennent le haut du pavé.

C’est l’archétype de la grande différence entre les vieilles marques et les marques technologies. Les premières imposent. Les secondes proposent.

Résultat : Google, Amazon ou Facebook en savent 1000 fois que n’importe quelle autre marque tout en rendant leurs consommateurs heureux.

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