La réclame c’était bien

Il y a encore 20 ans, tout le monde ou presque savait distinguer un message publicitaire d’une information dans un journal, à la télévision ou à la radio.

Aujourd’hui, entre les posts sponsorisés sur les réseaux sociaux, la publicité native, les pages de marques auxquelles les gens s’abonnent, les placements de produit chez les influenceurs, les médias – Quotidien, Minute Buzz, Topito, Buzzfeed… – dont le métier consiste à transformer l’information en divertissement, la frontière entre information et communication se fait toujours plus ténue.

Parallèlement à ce phénomène, les partis extrêmes gangrènent depuis 20 ans de plus en plus en de pays (Autriche, UK, USA, France…), les plateformes technologiques distribuent l’information mondiale sans contrôle au risque d’être instrumentalisé, n’importe qui peut devenir célèbre – ou plutôt influent – grâce à ses facéties digitales.

Le constat est sans doute un brin candide mais ces nouvelles sources d’information – il faut d’ailleurs voir à quel point le succès du mot contenu incarne le flou entre l’info et la com – participent à brouiller les frontières entre la nature des émetteurs de contenu. C’est sur ce terrain que les fake news se développent à vitesse grand v : titres populistes, émetteurs peu clairs, sociogénie développée.

En notre qualité de publicitaire, nous devons nous interroger sur :

  • la nature des campagnes que nous créons
  • la nature des environnements dans lesquels nos messages circulent.

Notre métier ne devrait pas alimenter le flou entre l’information et la communication au nom de l’engagement.

On peut dire ce qu’on veut d’un film Juvamine ou d’un instersticiel mobile mais au moins, tout le monde sait qu’il s’agit d’une publicité. Tous les trucs dont la nature n’est pas claire alimente le cancer des fake news.

Alors oui l’engagement c’est top et l’interruption c’est mal. Sauf si l’interruption permet  aux gens de comprendre qui leur parle.

Une publicité Ferrero Kinder avec de jeunes blonds aux dents blanches qui croquent dans du chocolat est plus responsable qu’un influenceur qui mange du chocolat dans sa story Instagram.

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