Le management doit aider les planneurs à désobéir

Ca fait un an et demi que j’ai la responsabilité d’une petite (et superbe) équipe de planneurs. Comme la majorité des managers, je n’ai reçu de formation de manager que quelques heures lointaines un lendemain de soirée étudiante il y a plus de 10 ans. Bref, cette expérience est essentiellement empirique, même si elle est bâtie sur des années à travailler avec des juniors et des stagiaires.

Une des questions qui anime la tâche du manager est l’équilibre subtil à trouver entre le macro et le micro management. Trop de macro peut nuire aux individualités, trop de micro pèse sur l’équilibre du groupe. Etant naturellement enclin à macro manager, je fais mon possible pour établir une relation individuelle avec les planneurs du pôle en vue de les aider à construire la carrière dont ils ont envie.

De cette situation, voici quelques observations, tenant compte du fait que :

  • La publicité reste et restera un métier de talents, de personnalités, d’énergie humaine. Il n’y a pas UNE bonne manière de travailler, que des bonnes alchimies.
  • Le planning est une compétence – plutôt qu’un métier – qui revêt des habits aussi différents que ses mannequins.
  • La publicité n’est pas une industrie réputée pour la qualité de ses directions des ressources humaines : stagiaires, précaires et loi du talion teinte les politiques de fiches de paie.
  • La plupart des gens souhaitent progresser au sein de l’entreprise, au moins d’un point de vue des responsabilités.

Deux observations par rapport au management :

  1. Les RH des agences ne sont pas habilitées à gérer des carrières non linéaires, aussi il s’agit de définir sa propre voie. De ce point de vue le manager ne peut que se positionner en plateforme de services au service du salarié, à défaut de se proposer d’être mentor. Cette dernière hypothèse induirait que la manière de faire du planning du sénior est la bonne, ce qui m’apparait comme une clef inéluctable vers le non renouvellement de cette compétence.
  2. Un manager est condamné à ne pas éternellement pouvoir aider un salarié dans sa quête. Aussi, le salarié progresse en dépassant / contournant son manager. L’apprentissage passe par la désobéissance, la prise d’initiative.
  3. Un salarié doit se comporter comme un shopper vis-à-vis de son manager et de son entreprise. Il doit passer dans une boite en apportant son approche et son esprit mais ne doit jamais perdre de vue que personne d’autre que lui ne saura lui transmettre les choses qui l’intéresse vraiment. Une carrière se construit à la carte.

Qu’est-ce que ça vous évoque ?

Qu'en penses-tu?

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s