Les marques doivent activement s’attaquer à la question de la désinformation

Hier, NLQ invoquait l’impératif de changement de statut des plateformes digitales (qui passeraient d’un statut neutre à un statut de média) au nom du développement trop zélé de la liberté d’expression, instrumentalisé par les trolls.

Dans la même veine, tout ce que produit la fachosphère est mortifiant : fake news, rumeurs, désinformation et harcèlement. On se croirait dans les années 30 en Allemagne ou en Italie. Sauf que désormais, nous sommes en ligne, un territoire global où il n’a jamais été aussi simple de fédérer des partenaires de ratonnades digitales.

Plus une journée ne passe sans voir apparaitre des controverses liées à la désinformation :

La députée des Yvelines Aurore Bergé est la cible depuis plusieurs semaines de critiques et d’insultes sur les réseaux sociaux pour des propos qu’elle n’a pourtant jamais tenus. Dernier exemple en date : elle aurait suggéré de « donner des cours de natation aux Français » en réponse à la crue qui a fait quatorze morts dimanche 14 octobre dans l’Aude. Sans que l’intéressée n’arrive à s’en défaire.

En outre, ces sites sont souvent hébergés à l’étranger, ce qui rend leur perquisition/interdiction ardue, comme le prouve la traque actuelle de democratieparticipative.biz.

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Cet article n’a pas vocation à faire état des dérives de la démocratie à l’heure du digital mais du rôle que les marques doivent adopter. Le web est leur prochain territoire RSE. Aujourd’hui elles s’assurent – du mieux qu’elles peuvent – de ne pas apparaitre dans des environnements néfastes – ce que Youporn, décidé à faire venir les annonceurs, ne semble pas réussir à comprendre – comme le montre le boycott de Youtube l’année dernière. Demain, il faudra faire un pas de plus : s’entourer d’un arsenal sécuritaire – quitte à abandonner l’achat programmatique comme le font quelques régies ou quelques annonceurs enhardis par les récriminations de Mark Pritchard de P&G – afin de refuser d’apparaitre sur ces sites néfastes qui participent à financer ces fauteurs de trouble.

De la même manière que les réseaux sociaux, les agences et les annonceurs doivent se doter d’une charte indiquant leur souhait profond de ne pas participer à la démocratisation des sites haineux, néfastes, dégradants.

Le financement de la fachosphère est aussi grave que les sweat shops dans les années 90, il est temps de prendre un coup d’avance sur ce sujet.

1 réflexion sur « Les marques doivent activement s’attaquer à la question de la désinformation »

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