La donnée doit renforcer les marques, pas les affaiblir

Il y a quelques jours, Les Echos publient l’article la CNIL donne des sueurs froides aux professionnels de la publicité en ligne (voir infra pour le screenshot).

L’article relate le cas de l’entreprise Vectaury qui a été sanctionnée par la CNIL. Rappelons que cette société a été rappelée à l’ordre pour non-respect du RGPD, car elle collectait des données sans en informer précisément les internautes, via des bandeaux ou figuraient des boutons « Tout accepter » ou « Tout refuser », jugés insuffisants par la CNIL, puisque « l’internaute doit d’abord pouvoir donner son accord pour chacun des usages prévus ».

Derrière la condamnation d’une entreprise française plane le spectre des GAFA, qui du haut de leurs revenus pharaoniques, absorbent sans peine les sanctions infligées, comme en témoigne la récente amende de 50M de Google.

Ne perdons pas de vue, et sans naïveté, que ce n’est pas parce que les GAFA sont des salauds qu’ils ne pâtiront pas un jour de leur irrespect des utilisateurs. Ils sont auditionnés depuis plusieurs mois au Congrès, au point que le dernier post de Zuck sur le recentrement du service sur la vie privée pose de grosses questions sur son modèle publicitaire. Bref.

Ce n’est pas parce que les GAFA sont puissants qu’ils faut être laxiste vis-à-vis des entreprises du numérique. Je trouve cette citation déplorable :

Un professionnel du secteur, amer, lâche : « Vectaury est sorti de garde à vue, mais il faut voir dans quel état… »

Monter une entreprise engage une responsabilité.

Cet autre paragraphe est incroyable :

Le problème est que, dans ces conditions (aka. avec un bandeau qui détaille les nature des données collectées), le « taux de consentement » s’effondre. Consultés dans le détail, les particuliers rechignent à donner un blanc-seing pour se faire pister en ligne. Et sans « data », pas de business. La crainte de l’industrie est donc simple : si le cadre fixé par la CNIL à Vectaury doit devenir la règle, quantité d’acteurs pourraient être sérieusement handicapés, voire fermer boutique.

Les entreprises qui opèrent de manière peu claires voire frauduleuse doivent fermer boutique.

Tant pis pour l’industrie hexagonale.

Je ne vois pas comment on peut créer une relation de confiance entre les marques et les annonceurs dans ces conditions.

A la fin, la donnée sert à renforcer les marques, pas à les affaiblir. Mais ça, les gens du digital ne le comprennent pas toujours.

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