Ne pas prendre pour argent comptant les « enseignements » de Google

On adore se moquer de Google, pour la simple et bonne raison que cela ne porte pas à conséquence : on finit toujours pas devoir bosser avec eux.

Dans les pays matures, la plupart des catégories sont recherchées via des requêtes de marque. Les quelques catégories où les requêtes génériques dominent sont issues du domaine tertiaire – trouver un artisan ou un assureur spécifique – ou des produits innovants.

Aussi, quand on entend Google proclamer en réunion que si la marque n capture 30% de part de voix d’une catégorie c’est qu’elle est très puissante, il ne faut pas perdre de vue un phénomène. Tout est relatif.

Sur une catégorie minuscule (ex l’automobile électrique) Renault Zoé ou Tesla peuvent effectivement être considérés comme très forts par Google avec 20 000 requêtes mensuelles et 30% de part de voix (exemple fictif). Sur une catégorie plus débattue, Citroën va être faiblard avec 500 000 requêtes mensuelles et 3% de PDV.

Même constat pour les marques qui captent le premier clic : tout dépend de la taille de la catégorie.

Bref, vous voyez où je veux en venir.

La force d’une marque ne dépend pas de sa part de voix Google, encore moins du nombre de requête Google (les pure-players auraient détrônés les distributeurs depuis bien longtemps sinon).

Les chiffres Google ne sont que des indicateurs à pondérer sur la nature de la catégorie, du marché, des consommateurs et de l’actualité de l’entreprise en question.

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