Arrêtons la confusion : Adblock n’est plus un sujet à l’heure du mobile.

Hier, lisant la newsletter Stratégies, j’ai été frappé par la bannière d’une agence qui signe : Agence Belle, the creative agency for the ad-blocking age.

Loin de moi l’idée d’attaquer l’agence Belle mais ce n’est pas la première fois que je me trouve confronté à cette confusion publicitaire devenue caduque.

D’abord, gardons en tête que le nombre d’usagers d’adblock n’évolue plus sur desktop. Comme le souligne Stratégies le 10 avril dernier :

Au total, la proportion d’utilisateurs faisant toujours usage d’un adblocker est de 21% dans le monde, le même chiffre qu’en 2018.

Ensuite, et c’est le biais principal des chiffres sur adblock : la consommation du web est désormais mobile. Or 90% du temps passé en web mobile se fait sur des applications, les 10% restants sur des navigateurs. Or 20% des webinautes seraient équipés d’un navigateur bloquant, sachant que la définition des navigateurs bloquants n’interdit pas la pub en ligne mais se contente de filtrer les formats intrusifs (Chrome ou Safari sont considérés comme des navigateurs bloquants…).

Ne perdez pas non plus de vue que Eyeo, la société qui édite AdBlock, est un vulgaire adexchange permettant aux annonceurs de détourner le bloqueur contre de l’argent.

Dernier facteur corollaire : le développement stratosphérique du data marketing, au service de la publicité en ligne dans de nombreux cas, ne serait tout simplement pas possible si les gens étaient massivement adbloqués…

Bon bref, arrêtons de parler d’adblock mais plutôt d’ad filtre.

Qu'en penses-tu?

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