Les business de niches doivent considérer le seuil critique

Théorie intéressante glanée dans un article dédié au rap en 2019 :

Une nouvelle manière de consommer la musique a aussi favorisé l’entre-soi, le streaming : « C’est un modèle économique qui a une influence directe sur la création, décrypte Laurent Bouneau. Aujourd’hui 10 000 personnes qui écoutent 100 fois un album valent dix fois plus que 100 000 personnes qui écoutent une fois. En termes de création, cela donne des morceaux où on parle surtout d’histoires d’amour, de drogue, de difficultés des rapports humains. Avec le streaming, les rappeurs n’ont plus besoin de faire des efforts pour aller séduire d’autres publics, ils se contentent de leur fan base, de leur communauté sur les réseaux sociaux. »

Nous avons à faire au même dogme : le digital consacre les niches au détriment de la masse. En musique comme en publicité.

Je n’y crois d’ailleurs pas, pour une raison simple : la rentabilité d’un artiste comme d’une campagne n’est pas linéaire mais logarithmique. Sans atteindre un seuil de basculement, il ne se passera rien, or ce seuil de basculement a besoin de volume : d’écoute ou d’impressions délivrées.

Bref il y a encore des gens qui croient à la profitabilité des niches et cela m’étonne.

Voici l’article :

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