Le décrochage du secteur de la beauté raconte la cohabitation de motivations superposées

Depuis le début du confinement, le secteur du shampoing enregistre une chute de 27,7% de ses ventes selon Nielsen. Idem pour de nombreux produits d’hygiène/beauté (laque, maquillage, ongles, parfums, yeux, dents, rasoir).

Si certains y voient un phénomène accentué par le contrecoup d’une saison habituellement très promotionnelle, les produits d’hygiène et de beauté sont un des premiers postes de dépenses sacrifié dans les moments d’incertitude.

Parallèlement, les ventes associées aux produits ménagers explosent. Logique si l’on s’en tient au temps démultiplié que les gens passent à la maison, a fortiori avec des enfants qu’il faut occuper. 

Ces chiffres sans surprise mettent à nu notre rapport à la beauté, essentiellement dépendants de notre rapport au monde extérieur. Je ne suis pas un grand spécialiste de cette catégorie mais j’avais pour habitude d’entendre que les gens se faisaient beau *autant pour eux que pour les autres*, que cela les *mettaient en confiance*, *qu’ils se sentaient armés pour faire face*. 

Ces chiffres ne viennent pas forcément contredire ces études de motivations individuelles.

Il démontrent simplement que ces motivations entre elles-mêmes au service d’une motivation plus profonde : le sentiment d’appartenance et de mise en conformité aux autres.

2 thoughts on “Le décrochage du secteur de la beauté raconte la cohabitation de motivations superposées”

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