Mon top 10 des meilleures satires sociales au cinéma

En prévision du déconfinement, NLQ entre en édition spéciale pour les 15 prochains jours. Ces deux semaines seront intégralement dédiées à des recommandations de films. Pourquoi ? Parce qu’on aime bien mais qu’on en parle pas assez, il n’y a pas que le marketing dans la vie. J’animerai cette semaine, mon acolyte Olivier Legris la seconde.

Les règles sont simples : 

  1. Besoin de subjectivité. Je ne prétends pas vous dire la vérité mais je vous recommande ces films tels que je les ai ressenti. Vous avez 100x le droit de ne pas être d’accord avec moi.
  2. Essayer de sortir des sentiers battus : pas la peine de vous rabâcher les recommandations habituelles de Kubrick et Tarkovsky, vous les avez lues 100 fois. 
  3. Ces films ont été identifiés sur la base de mes notes IMDB. Exit les films que je n’ai pas vu, exit les notations subtiles (sur IMDB on ne distingue pas les critères, les notes sont données en bloc).
  4. Il y aurait évidemment 1000 autres manières de classer ces films.

Ce premier chapitre est dédié à une catégorie maladroitement intitulée les satires sociales.

La règle du jeu, Jean Renoir. Un classique sublime, légèrement moins connu que Les enfants du paradis. Une histoire de meurtre dans une partie de campagne, sur fond de luttes des classes.

Mauvais sang, Leos Carax. De loin préféré aux amants du pont neuf, qui m’a laissé de marbre. Le film le plus puissant sur l’épidémie du sida. Une photographie d’exception. Denis Lavant incroyable.

Les nuits de Cabiria, Federico Fellini. Un chef d’oeuvre qui suit les pérégrinations d’une prostituée incarnée par une actrice exceptionnelle (Giulietta Masina, ma préf) dans les rues de Rome, la nuit. Nous rappelle à quel point le cinéma italien restera pour toujours le plus baroquement inventif.

Juliette des esprits, Federico Fellini. Un autre méconnu du plus grand cinéaste de tous les temps. Masina à nouveau ahurissante. Un film fabuleux sur la crise de la quarantaine, les doutes, l’incompréhension, l’absurdité des choses, l’impératif de légèreté existentielle.

Z, Costa Gavras. Son premier et LE meilleur film pour comprendre les troubles de la gauche dans l’après 68. Inspiré de la dictature des colonels. Trintignant au sommet.

Des gens comme les autres, Robert Redford. Son premier film en tant que réalisateur. Un des plus beaux films sur les troubles de l’adolescence, la psychiatrie, les liens affectifs entre parents et enfants. 100 tabous sont abordés dans ce film qui fendille la bourgeoisie avec subtilité.

Delivrance, John Boorman. Je déteste les films d’horreur mais celui-ci est une explosion. Choquante et libératoire, elle raconte le mépris des provinciaux pour les bobos citadins qui les colonisent. Prémonitoire.

Sweet smell of success, Alexander Mackendrick. Un des films les plus brutaux sur le monde des relations presse et des glorioles des vedettes télévisées, désormais remplacées par les influenceurs digitaux. Toni Curtis (le génie comique de Certains l’aiment chaud) y dévoile l’autre part de son talent, tout en noirceur. Lancaster également incroyable.

Patterns, Fielder Cook. Une rareté car un film d’inspiration sociologique aux USA. L’histoire du prix à payer pour accéder à la gloire. Pattern est un film déterministe, tabou total aux Etats-Unis, a fortiori dans le milieu de l’entreprise.

Network, Sidney Lumet. Impossible de ne pas évoquer ce réalisateur, un de mes préférés. Film mordant sur la société du spectacle. Fait notable : l’héroïne est une femme de pouvoir, un sujet trop rare, comme un lointain écho aux talents de Katharine Hepburn.

BONUS The swimmer, Frank Perry et Sydney Pollack. Curiosité ultra inventive d’un bourgeois qui décide de nager jusqu’à la mer en partant de son jardin et en traversant les piscines de ses voisins. Lancaster y promène son talent, dans les arrière-cuisines du mythe américain.

A demain.

3 thoughts on “Mon top 10 des meilleures satires sociales au cinéma”

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