Mon top 10 des films beaux formellement

Suite de la quinzaine des tops. Après les satires et les histoires folles, place aux *belles images* : photographie, costumes, concept, écritures. A nouveau, ce top est un pot-pourri imprécis de films offrant de fortes sensations visuelles.

N’hésitez pas à poster des suggestions en commentaire ou sur LinkedIN. 

Days of heaven, Terrence Malick. Son 2e film, mon préféré aussi (d’assez loin). Jamais le midwest n’a été filmé comme ça. L’agriculture est un sujet difficile à traiter, ici c’est magistral parce que c’est dur. Il n’y a rien de romantique dans le travail de la terre, contrairement à ce que se racontent les bobos. Seul rôle valable de Richard Gere.     

Le temps des gitans, Emir Kusturica. Oui ça fait un peu référence de mec qui a passé le bac L option arts plastiques mais quelques scènes descendent du paradis (notamment le mariage dans l’eau, survolé par la la chanson Ederlezi, sélectionnée par Goran Bregovic). Ce film donne une noblesse extraordinaire aux pays slaves.  

Barry Lyndon, Stanley Kubrick. Désolé pour l’évidence mais impossible de ne pas le citer, filmé à la chandelle avec des lentilles de la NASA, accompagné d’une bande originale fabuleuse. Le reste du film est assez anecdotique. Mais que c’est beau.

Paris, Texas, Wim Wenders. Ce film est ce que le cinéma offre de plus proche des sensations d’un road trip, sur grand écran. On y ressent comme jamais la grandeur des espaces, la solitude, l’appel de la fuite qui faisait le sel de la génération beat. Palme d’or.

Tetro, Francis Ford Coppola. Probablement pas le meilleur Coppola (je ne suis pas spécialement fan de son travail que je trouve globalement pompier) mais Vincent Gallo sur les routes en Argentine en noir et blanc m’a totalement scotché.

Beasts of the Southern Wild, Benh Zeitlin. J’ai découvert ce film par hasard, grosse tarte visuelle, sur fond de critique des errements de Bush à l’issue de l’ouragan Katrina. Le genre de film qui raconte avec beaucoup de beauté que l’Amérique demeure un pays profondément raciste. 

Baraka, Ron Fricke. Film concept sur la beauté du monde, bande-originale signée Dead Can Dance. Que faut-il ajouter ? Munissez vous d’une cartouche de CBD et d’un mouchoir.

Koyaanisqatsi, Godfrey Reggio. Un autre film concept sans parole, uniquement consacré à des images hypnotiques, sur fond de musique ethnique. Même délire que Baraka. Pour les fans : ce film est le premier d’une trilogie composé de Powaqqatsi et Naqoyqatsi.

Melancholia, Lars Von Trier. Ce film est bourré de défauts mais quelques scènes sont magiques sur grand écran. J’aime la beauté avec laquelle le propos de fond de ce film est traité : la lourdeur de l’existence et notre petitesse dans l’univers. 

Quand les cigognes passent, Mikhail Kalatozov. Il fallait bien un Russe au milieu de ce top. Ce film comporte ma scène préférée de l’histoire du cinéma : un traveling ascensionnel dans un escalier en colimaçon suivant un couple de jeunes amoureux.

Bonus Portrait de la jeune fille en feu, Céline Sciamma. Au-delà du propose (vis à vis duquel je n’ose pas me prononcer, il n’y a que des coups à prendre), j’ai trouvé l’image sublimissime.

2 thoughts on “Mon top 10 des films beaux formellement”

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