Les circuits pédagogiques alternatifs sont-ils un séparatisme ?

Cela faisait longtemps que je n’avais évacué un peu de mon obsession pour le vivre ensemble.

Je respecte les identités et les personnalités, à la condition qu’elles n’empiètent pas sur la liberté des autres et les règles collectives. C’est pour cette raison que je condamne les séparatismes, qu’ils viennent d’en haut comme d’en bas. 

Après avoir moqué le macronisme qui lutte contre le séparatisme avec des anglicismes excluants, j’aimerais bien discuter d’un autre type de séparatisme : l’école. C’est Albert Dupontel, dont j’admire par ailleurs les qualités d’acteur et réalisateur, qui en parle dans son interview Thinkerview. 

Comme certains Français, Dupontel estime que l’école publique ne fait pas bien son travail, formate les enfants à devenir des *pions* incapables de penser par eux-mêmes, condamnés à devenir des bêtas rationnels incapables de pensées artistiques. Il évoque rapidement les modèles de pédagogie alternative comme des chemins à suivre : Montessori, Freinet, Steiner et consor. 

Alors que le macronisme s’apprête à se refaire défoncer sur l’interdiction de l’enseignement à la maison, il me semblait intéressant de discuter de cette question. 

Commençons par les conditions médicales ou sociales objectivant le mal être de certains enfants dans les écoles ordinaires. Ces enfants ont droit à l’éducation, à leur manière.

Je pense plutôt au sentiment de singularité poussant certains parents à juger que leurs enfants ne sont pas calibrés pour le régime commun. 

Je ne nie pas le droit de chacun de juger que l’école publique n’est pas parfaite. C’est une liberté fondamentale. Mais arrêtons de nous insurger contre les séparatismes en envoyant nos gamins dans le privé ou dans des établissements Montessori.  

Les circuits éducatifs alternatifs sont un séparatisme. 

Aussi, soit chacun joue le jeu, soit on abandonne le jeu.

1 thought on “Les circuits pédagogiques alternatifs sont-ils un séparatisme ?”

  1. Je suis pour qu’on donne beaucoup plus de ronds à l’éducation nationale, et quitte à être un peu extrême : à rendre les études obligatoires jusqu’à bac + 5. En le finançant pour que chacun y ait accès, évidemment.

    Économiquement et politiquement, cela aurait un sacré impact.

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