Ne laissons pas le présent nous condamner à l’émotionnalité

Point de vue intéressant, publié durant le 2e confinement.

Vous connaissez mon avis sur la question de la solidarité : si les boomers agacent, on ne peut pas construire une culture sur la défiance. La solidarité et le sens du collectif doivent guider les décisions d’un gouvernement, sous peine de laisser place à l’ennemi principal de la démocratie : l’émotion. 

L’émotion prend trop de place dans nos vies de citoyens.

Et j’ai peur que le rapport au temps induit par le covid ne fasse qu’accentuer la situation.

Face à un avenir que je n’ai pas envie d’appeler incertain car en réalité il est certain – le dérèglement climatique est inéluctable, les catastrophes qui en découlent innombrables – on se concentre sur le présent. 

Et bizarrement, je ne peux pas m’empêcher de penser que le présent est le temps du je, alors que le futur est le temps du nous.

Et encore bizarrement je pense aussi que quand on conjugue sa vie à la première personne du singulier, on la conjugue à l’émotion.

Parce que le je est la personne du ressenti, quand le nous implique de penser aux autres, donc décentre la manière de réfléchir. 

Bref, moi aussi j’ai peur, mais il apparait impératif de ne pas se laisser coloniser. 

Qu'en penses-tu?

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