Le libéralisme et ses paradoxes résumés en 3 minutes

J’ai bien aimé cette vidéo. Je ne suis pas fan de Enthoven mais elle pose une question de fond super : le libéralisme est-il un progressime ou un conservatisme ? 

On devrait être fier de pouvoir changer d’avis

Le proverbe dit qu’il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis.

Or, il ne tient pas compte de la difficulté nécessaire pour changer d’avis, notamment aux yeux de l’opinion publique.

Je ne souhaite défendre personne en particulier mais les critiques émises à l’égard de Dupont-Moretti (une “vraie girouette” vis-à-vis de son projet de juges locaux auquel il était opposé il y a 2 ans) m’ont fait repenser à ce sujet, notamment quand on est habitué à prendre la parole sur tout et n’importe quoi, un peu comme moi.

Quand on écrit sur un sujet, quel que soit l’engagement qu’on peut y mettre (analytique, rationnel, émotionnel, poétique…), les gens qui nous lisent vont nous associer à un point de vue. Nous *coller une étiquette*.

C’est précisément cette étiquette qui est le fruit d’incompréhension si vous ressentez le besoin de nuancer notre propos, voire de changer d’avis.

Aussi, il faudrait admettre qu’en prenant position sur un sujet, on le maitrise de bout en bout et on s’engage à ne jamais en changer, malgré le facteur inconnu de l’Histoire qui peut faire advenir de nouveaux faits.

C’est évidemment impossible. Voire carrément stupide.

Non seulement, adopter cette posture indiquerait l’impossibilité quasi totale de prendre la parole, à moins d’être expert. Mais en plus elle en interdirait l’accès à qui n’a pas étudié 30 ans un domaine. Sans parler des sujets en cours d’écriture, vis à vis desquels l’expérience est nulle puisque impossible (entre mille, prenez le cas du wokisme, des fake news ou encore des vaccins covid).

En outre, il apparait évident que l’esprit critique se construit dans la tentative, dans l’essai, dans l’expérience. C’est en forgeant qu’on devient forgeron.

A titre personnel, j’aime prendre la parole sur des sujets que je ne maitrise pas pour le plaisir d’être critiqué, contredit, éclairé. C’est par la confrontation que je m’enrichis. Pas uniquement en passant ma vie dans les bibliothèque.

On devrait être fier de changer d’avis.

A minima quand on est pas homme politique.

Le gaze est un sujet

Ca fait plaisir de citer un lessivier international pour évoquer des bonnes pratiques publicitaires.

J’ai trouvé très bien ce film, qui met en lumière le concept de gaze : le regarde que l’on porte sur les choses.

J’aime ce film car il montre avec simplicité une idée très complexe, voire glissante.

Ce que j’aime par-dessus tout, c’est la relation entre émetteur et récepteur du message. Le lien indissociable entre une marque et son public, devenu ici matière à réflexion.

Dans le même genre de contenu intéressant sur le sujet, j’ai beaucoup aimé le film Blindspotting, qui montre avec beaucoup de finesse à la différence de regard entre les blancs et les afro-américains.

10 choses que je ne savais pas la semaine dernière #460

1.Un des cofondateurs de Netflix est l’arrière-petit-neveu de Sigmund Freud. Merci Chloé

2. La compréhension du logo de BMW n’est pas une hélice, mais est quand même une hélice.

3. Le téléphone rouge était une ligne télégraphique qui suivait le trajet Washington-Londres-Copenhague-Stockholm-Helsinki-Moscou. Merci Greg

4. L’histoire de cet avion tellement rapide qu’il volait plus vite que ses propres balles, et s’est auto fusillé.

5. Le préservatif king size n’est pas plus grand.

6. L’eau étant trop précieuse à bord de l’ISS, les vêtements sales sont brûlés. Merci Victor

7. Le sample qui signe l’introduction de l’école du micro d’argent est tiré d’un recueil de chants traditionnels japonais édité par l’unesco.

8. La SNCF est le plus gros consommateur d’électricité en France.

9. Les avocats portent une robe car leur fonction était autrefois opérée par des prêtres. Certaines robes portent d’ailleurs toujours 33 boutons, en hommage à l’âge de la mort du christ.

10. Je ne comprenais pas comment Deliveroo pouvait autant se développer avec un modèle économique aussi faible : Amazon est son premier actionnaire.

Did it sell ? Les grandes campagnes ont-elles dopé les ventes ?

Je sais bien qu’il est difficile d’évaluer le succès commercial d’une campagne, qu’il serait idiot d’attribuer à une seule pub un développement des ventes, que l’économétrie nous enseigne la densité des facteurs de contribution aux ventes.

Mais cette petite lecture du vendredi est sympa.