Un superbe documentaire portrait de Aron

Partagé par un cher collège, ce documentaire dédié à Raymond Aron est une perle.

Pour comprendre le libéralisme à la française.

Pour se rappeler à quel point l’humanisme a produit un monstre riche mais pauvre.

Pour se souvenir des multiples errements de Sartre.

Une belle heure bien dépensée.

Merci Thomas.

10 choses que je ne savais pas la semaine dernière #419

1.Pour se donner une idée du poids potentiel de Facebook dans l’escroquerie mondiale, le dernier algorithme de Facebook de détection de la création de faux comptes a permis de faire supprimer 6,6 milliards de faux comptes en 2019.

2. Les moines du monastère de Santa Maria de Alcobaça au Portugal étaient soumis au Moyen-Âge à un traitement infaillible contre l’obésité : la porte menant à la cuisine était large de 32 cm. Merci Victor

3. Le shopping saoul pèserait 45 milliards de dollars aux USA uniquement.

4. 14% du temps de conversation humain serait dédié aux potins. Merci Xavier

5. Un bématiste est un arpenteur de la Grèce antique qui mesurait la distance entre deux points en comptant le nombre de pas.

6. Au UK, on dénombre 14 villages qui n’ont connu ni disparition pendant la guerre de 14-18, ni disparition pendant la guerre de 39-45.

7. Se donnant le rôle de modèle de gestion des économies d’un foyer et de la saisonnalité des aliments, Eleanor Roosevelt était réputé pour l’atroce saveur de ses repas.

8. Le mot caravane vient du persan kârwân = file de chameaux, troupe de voyageurs.

9. On peut activer la commande vocale d’un téléphone avec des ultrasons.

10. Le bivouac vient de bewachen qui signifie monter la garde en allemand.

Etre dans l’opposition par principe

Cet épisode du goût de M dédié à Emmanuelle Devos a fait apparaître une pépite qui m’a marqué.

Alors qu’elle relate ses relations avec sa bande de jeunes acteurs, elle fait état de l’attitude d’Arnaud Desplechin, qui *s’oppose par principe*.

Qu’il justifie cet état d’esprit par ses idées de gauche ne change rien : je me mets souvent dans cette position car j’aime les informations qui jaillissent de la joute.

De mon point de vue, la vie prend du relief quand elle offre ses connaissances. Or il est difficile d’avoir accès à la connaissance : manque de temps, manque d’interlocuteurs, manque de savoir-faire, manque de tout. Voire encore pire : dogmatisme, idéologie, sentimentalisme interdisant la discussion.

1000 de nos intuitions ne seront jamais éclairées par absence d’accès à l’information. Nous mourrons idiots de ne pas oser creuser.

La vie est une nuit dont la connaissance assure des rayons de soleil.

Aussi, les joutes sont des occasions de générer des rayons de soleil.

Qu’on soit d’accord ou pas avec les gens à la fin n’a aucune importance. Tout le plaisir d’une argutie c’est d’avoir accès à des informations, des points de vue, des émotions qui ne sortent pas ordinairement. Tout le monde en ressort riche. Parfois fâchés mais enrichis.

Cette position peut donner l’impression d’être *opposé par principe* voire de mauvaise foi. Or je considère que tous les coups sont permis pour avoir accès aux informations. Les occasions sont trop rares et fugaces pour passer à côté d’une connaissance.

Comptez sur moi pour ne pas être d’accord avec vous, c’est mon plus grand trésor.

Moins de jargon, plus de lecteurs ?

On a probablement les occupations de confinement que l’on mérite.

Une fois effectué le tri et le rangement dont on ne peut pas se débarasser – les déchetteries sont fermées, les sites de vente entre particuliers proscrits – il faut maintenir la cadence des sujets à traiter, sous peine de s’ennuyer.

C’est en discutant avec des amis lors d’un apéritif virtuel que je me suis rendu compte à quel point mon langage était parsemé de jargon : anglicismes, déformations, acronymes et termes techniques.

Euréka.

Je vais essayer de mettre à profit ce confinement pour abandonner le jargon, dans la vie privée comme dans la vie professionnelle.

J’aime les mots et je ne considère pas le jargon comme une coquetterie, bien au contraire, sa fonction dépasse de loin de langage puisqu’elle est sociale, autorisant ceux qui le manie de faire corps entre eux.

Pourtant je ressens le besoin de m’en débarasser.

D’abord parce que cela n’empêche nullement de faire passer ses idées.

Ensuite parce que cela agrandit son audience potentielle.

Finalement parce que cela converge avec ma vision du marketing : un outil au service de la transformation positive des entreprises. Qui dit transformation dit inclusion, donc langage accessible.

Bref, n’hésitez pas à me rappeler à l’ordre si vous m’entendez employer des mots technique durant notre prochain rendez-vous.

4h12 est un podcast qui reconstitue les conditions propices à la créativité

Nouvelle suggestion de contenu cool : 4h12 est un podcast édité par une insomniaque qui part à la rencontre des gens dont la nuit est un moment non conventionnel.

Je vous recommande notamment l’épisode consacré à Christophe.

Cette émission incarne l’avantage du format podcast : l’intimité. Une intimité qui autorise des discussions non formatées, qui évoluent au fil de l’eau et des circonstances.

Exactement le matériel dont j’ai personnellement besoin pour divaguer et m’autoriser des connexions inédites, des idées neuves, des trucs bizarres en tête.

De manière plus générale, je crois même que si 4h12 était un collègue dans une entreprise, ça serait la personne qui donne de bons stimuli dans les séances de réflexion collective.