Le but caché des réunions révélé par la science

J’ai aimé très fort cet article de la BBC : Pointless work meetings really a form of therapy.

L’idée c’est que plutôt que de prendre des décisions, les réunions servent à exprimer ses griefs, ses déceptions, ses ressentis.

C’est de ce point de vue qu’elles sont thérapeutiques.

Bref, vous les managers, gardez ça en tête.

Monologue sur la position d’observation d’un bon insight

Petite question existentielle : les meilleurs insights viennent-ils *de l’intérieur* par la connaissance profonde d’un sujet ou *de l’extérieur* par la connaissance superficielle d’un sujet ?

Dans un cas comme dans un autre, le vrai sujet demeure la qualité d’un brief et de l’inspiration créative me répondrez-vous.

Pourquoi pas rétorquerai-je, mais ce n’est pas le sujet.

Par exemple, la campagne Volkswagen pour la Coccinelle incarne l’insight vu de l’extérieur, tandis que le film Les Autres du même Volkswagen incarne l’insight vu de l’intérieur. Dans un cas comme dans un autre ce sont des bonnes campagnes.

Faut-il savoir maitriser ce double exercice oscillant entre virginité et expertise ? Faut-il choisir un camp ? Le destin se charge-t-il de nous étiqueter ?

Innover c’est parcourir uniquement le premier pourcentage de la perfection

Il y a quelques jours j’ai posté une mini vidéo de Steve Jobs, rappelant à quel point ce type était fort mais surtout fou.

Monter une entreprise, c’est être fou.

Innover, c’est être fou.

Nous développons la création chez Artefact depuis maintenant 3 ans.

Je découvre à quel point il est difficile de monter une structure viable économiquement qui peut se permettre de prendre le risque d’innover.

Innover est un risque : on ne sait pas où on marche, on ne sait pas combien de temps ça va prendre, on ne sait pas combien de personnes cela va immobiliser, on ne sait pas si les équipes vont y croire, on ne sait encore moins si le client/marché va acheter.

L’innovation est un chemin de croix dont la ligne d’arrivée est au mieux fonctionnelle, au pire profondément inutile.

C’est de ce point de vue que Apple est une entreprise folle.

Je comprends mieux la difficulté des entreprises à changer de modèle, lancer de nouveaux produits, se diversifier : c’est effrayant et dangereux.

C’est probablement à ça qu’on reconnait les grands patrons : ils sécurisent le coeur d’activité et l’enrichissent de revenus périphériques lisibles par le marché.

Peut-être que la technologie est en avance sur la loi car elle vise à la contourner

On a coutume d’observer que l’innovation précède la loi : c’est l’argument régulièrement avancé par les innovateurs qui accusent les organisme de régulation d’être « pensés pour une autre époque » : Uber et les taxis, Bitcoins et la monnaie, AirBNB et les taxes hôtelières.

Cet argument est éternel : les fabricants d’automobile furent en conflit avec les municipalités au début du 20e siècle,  comme les scénaristes hollywoodiens firent grève il y a 10 ans pour recalculer leur système de royalties sentant que la VOD façon Netflix allait tout changer.

Pourtant, je suis toujours intéressé par l’argument des parties adverses : la presse française considère que « Google triche », les taxis parisiens que « Uber triche », les hôteliers que « AirBnb triche ».

Au-delà de mes propres opinions vis à vis de ces phénomènes, on en viendrait à se demander si la triche n’est pas un moteur d’innovation.

Est-ce que ce qu’on appelle des opportunités business se résument à des  béances législatives qu’il convient d’exploiter ?

10 choses que je ne savais pas la semaine dernière #405

1.En France, 60% des consommateurs utilisent le paiement en plusieurs fois pour régler des courses d’un montant compris entre 100 et 500 euros.

2.La tonne de défense militaire cachée en Suisse, notamment sous forme de fausses fermes.

3. Bull market vs bear market : l’explication bien.

4. Les pièces de monnaie en métaux précieux étaient trop souvent limées pour extraire quelques grammes. Les cannelures sur la tranche visent à identifier les tentatives de lime : en cas d’absence, la pièce perd sa valeur d’échange.

5. Le kopscam désigne la honte d’acheter des articles de mode, au nom de la planète (slide 13).

6. L’adjectif anglais savvy vient du français savez-vous.

7. En Indonésie on appelle les gens qui ont du mal à connecter leurs neurones des tulalit, cette expression venant de la tonalité des téléphones qui ne fonctionnent pas. Merci Vincent

8. Microsoft est le plus gros employeur d’anthropologues après l’Etat aux USA. Merci Paul

9. L’énergie grise désigne l’énergie nécessaire pour produire des biens, ce qui permet de comprendre qu’acheter une voiture non polluante a déjà pollué 100x plus qu’une vieille voiture dont le coût de production a été absorbé par la planète.

10. Favori d’Alexandre le Grand, Héphaestion reçu des funérailles dont la valeur actuelle serait de 2 milliards de dollars.