10 choses que je ne savais pas la semaine dernière #400

1. Ethniquement, il existe encore environ 700 Samaritains dans le monde.

2.La Corse détient le record de vente de voitures blindées (30e seconde).

3. Picasso a fait 810 versions des Demoiselles d’Avignon avant d’arriver à la dernière. Merci Chloé

4. La petite histoire des portes tournantes inventées par un mufle.

5. Comment les jauges de batterie de nos téléphones sont devenues une unité temporelle :

« People no longer think about their destination being 10 km away or 10 stops on the tube. They think about it being 50 per cent of their battery away, » said the study’s lead author, Dr. Thomas Robinson.

6. L’obsolescence programmée a été inventée en 1932 aux USA pour de réduire la durée de vie des objets et remédier au chômage de masse.

7.Innovation et conflits de souveraineté en haute mer. Merci Guillaume

8. Les premiers livres de cuisine ne proposait pas de durées de cuisson car les gens ne disposaient pas de montres. Les durées étaient exprimées en nombre de Notre Père ou de Je vous salue Marie. Merci Benoit

9. Maje = « m » pour Milgrom, « a » pour Alain (frère de Judith), « j » pour Judith et « e » en référence au prénom de sa sœur (Évelyne Chétrite directrice de Sandro).

10. Le numérique pèse 4% des émissions de gaz à effet de serre dans le monde.

Etes-vous victimes du syndrome de surdité orale ?

Les plus millennials d’entre nous prétendent réussir à réaliser plusieurs tâches en même temps.

L’usage montre pourtant qu’il est difficile de rester concentré sur deux opérations à la fois : prendre des notes et participer à une réunion, jouer de la musique et regarder la télévision, discuter avec quelqu’un tout en faisant défiler son flux Instagram.

Vous avez probablement déjà remarqué à quel point la soutenance d’une présentation face à un client  produit une étonnant décharge d’adrénaline parcourant le corps. Cette sensation de légère exaltation liée au stress galvanise l’orateur, concentré dans son texte, ses diapositives, ses remarques intelligentes, ses temps d’arrêt.

Cette légère sensation produit un autre effet, moins commode : elle aveugle. Elle empêche de remarquer qu’on parle trop/pas assez fort, que le public s’ennuie/s’interroge, que le décideur a sorti son iPhone.

Je suis personnellement incapable de réaliser plusieurs tâches en même temps. Aussi, un de mes ennemis principales durant les présentations, c’est cet aveuglement, notamment durant les séances de questions-réponses.

Il m’est déjà arrivé de répondre totalement à côté de la plaque des questions qu’on me posait par la faute de cette sensation d’exaltation.

Il n’y a rien de plus difficile que d’essayer d’être pertinent à plusieurs tâches simultanément.

La base du planning stratégique : comprendre les consommateurs par les outils dont nous disposons

Etre planneur, c’est être transmetteur des besoins des gens vis à vis du reste de l’entreprise. Nous sommes en quelques sorte leur porte-parole. Aussi, il est important d’être un porte-parole polyglotte, capable de remonter les besoins quels que soient les profils, les endroits, les contextes.

C’est à ce moment qu’intervient une compétence clef du planning stratégique, qui se travaille tout au long de sa carrière : savoir lire dans le marc de café. Tous les marcs de café.

Une étude usages et attitudes, un quanti, un *baro*, une restitution de groupe quali, des pré-tests/post-tests, des articles en tout genre. La base.

De plus en plus des données digitales : Google Analytics, AT Internet, pages Facebook, profils sociaux en tout genre.

Toujours des bases de données ad hoc TGI, GWI, Statista, parfois YouGov.

Bien remuer à petit feu comme une béchamel pour rendre interopérables les données au service d’un récit novateur, pertinent et puissant.

La meilleure manière de devenir bon planneur c’est de comprendre les consos par les outils. Avec toi ?

Le rapport de Cannes 2019 par Warc

Pas mal ce rapport sur Cannes.

J’ai pas le temps de le lire, je vous laisse me remonter vos insights ? Bisous

Comment exiger de la fidélité au royaume de l’infidélité ?

Il y a quelques semaines, un nouveau président a été nommé à la SNCF.

Dans le flot d’interviews données par Jean-Pierre Farandou, une citation m’a fait tiquer :

« Quand je suis entré à la SNCF, la même personne faisait la circulation des trains, vendait les billets, allait livrer les wagons et même passait un coup de balai si la gare était sale, a-t-il rappelé aux parlementaires. Et cela ne choquait pas les cheminots. L’organisation du travail interne à l’entreprise les a spécialisés. Il faut les déspécialiser. »

Cette phrase explique bien la crise de fidélité des consommateurs.

Initialement théorisée par les classiques comme une voie inéluctable vers la spécialisation, l’économie capitaliste a incité les salariés à se spécialiser. La croissance étant au rendez-vous, tout le monde s’enrichit. Personne ne râlait.

Et puis depuis une quarantaine d’année, les « trente honteuses » sont le théâtre d’un ralentissement de la croissance associé à un accroissement des inégalités.

Les entreprises ayant investi dans des moyens de production sont moins capables que les salariés de s’adapter (il est plus facile d’embaucher/licencier que de construire une nouvelle usine), le système impose donc aux gens de s’adapter à eux s’ils veulent continuer à bosser.

Tout cela est tolérable quand on est du bon côté de la barrière : blanc, diplômé, riche, mobile, « adaptable ».

Pour tous les autres, c’est moins marrant.

Du coup, je comprends l’infidélité des consommateurs.

Leur quotidien d’adaptabilité permanente ne peut pas être fidèle.