Glocall of Duty

L’excellent Olivier nous fait l’honneur d’une petite tribune invitée. Merci Olivier.

Depuis des années, il est difficile de résister aux campagnes pour les différents volets des jeux Call of Duty par l’agence 72 and Sunny.

Ciblant les casual gamers trentenaires, ces campagnes baignent dans un océan de références tout en utilisant souvent la même recette : un acteur reconnaissable, une réalisation « action movie » et un humour « gamer ».

Mon préféré à date restant « The replacer » avec le fameux Peter Stormare (Fargo, Prison Break et plus récemment le méchant des John Wick), reprenant l’archétype du « cleaner/fixer » avec un clin d’oeil bien appuyé à Winston Wolfe de Pulp Fiction.

Cette année, pour la sortie de Call Of Duty : WWII, la recette change à deux niveaux :

Premièrement, on abandonne les stars et les références aux films d’action pour aller sur du film de braquage (plus particulièrement sa version comique appelle « caper movie/story ») en se focalisant sur la partie « assemblage d’équipe ».

Cela marche bien grâce à de bons archétypes de personnage et des gags plutôt drôles (on appréciera au passage une bonne diversité à plusieurs niveaux).

Deuxièmement innovation, il y a la version globale ci-dessus et deux versions localisées : une pour l’Angleterre et une pour la France.

Mais après avoir visionné les 3 spots, un léger sentiment s’installe : on a beau apprécier le souci du détail du travail de localisation (lieux, personnages) on reste un peu déçu par l’aspect copier/coller.

Alors bien évidemment, chaque public n’est censé être exposé qu’à sa version, mais la frontière entre bon élève et paresse créative reste mince.

Dès lors, ces spots Call Of Duty sont-ils l’exécution parfaite d’une approche glocal ou une application bête et méchante de la règle de localisation.

A l’instar d’un remake au cinéma, le but n’est-il pas de faire une relecture d’une idée adaptée à son marché ou à son époque plutôt qu’une coquille parfaitement exécutée mais sans âme.

10 choses que je ne savais pas la semaine dernière #279

1.Si on retire les clips musicaux, la première vidéo la plus vue sur Youtube est un épisode en russe de Macha et l’Ours.

2. Avant Google, le complexe paternaliste des chaussures Bata.

3.Psycho de Hitchcock est le premier film de l’histoire à avoir montré des toilettes.

4. Les cafés sont nés à Marseille. Le port phocéen accueillait les bâteaux chargés de vin d’arabie.

5. Le bronzage est devenu tendance chez les riches pendant la première révolution industrielle. L’enjeu n’était plus de se démarquer du paysan brûlé par le soleil mais du mineur / ouvrier blafard qui ne voyaient pas le soleil. Source Noir de Michel Pastoureau. Merci Etienne.

6. Les fantasy leagues tiennent en haleine l’Amérique : ces championnats virtuels parallèles permettent de suivre les matchs de football, hockey ou baseball en espérant faire triompher ses pronostics vis-à-vis de ces de ses amis. Merci Rémi

7. Jouer aux jeux vidéo – à minima ceux d’action – permet de réduire le sexisme en faisant la démonstration rationnelle des capacités des hommes et des femmes derrières des avatars.

8. Le lycée Janson de Sailly fut fondé par un mari trompé. Le lycée excluait les filles durant ses 10 premières années d’existence.

9. Pendant le brâme, un cerf peut perdre jusqu’à 1/4 de son poids (200 kilos environ en temps ordinaire) et monter jusqu’à 80 saillies en une journée. Merci Pascal

10. Le mot clé le plus recherché dans Google n’est pas Sex, mais Facebook et Google. Merci Mustapha

Découvrez *Blow up* : la meilleure émission de cinéma sur Youtube

Un petit post court car aucun mot de saurait décrire la qualité de ces émissions Arte consacrées au cinéma et racontées par le journaliste passionné Luc Lagier.

10 choses que je ne savais pas la semaine dernière #277

1.Le pornfood d’il y a 4 siècle : montrer des fruits exotiques.

2. Les premiers Anglais à utiliser des parapluies au 18e siècle étaient couverts de honte.

3. La science de la conception des titres de films.

4. On doit aux Allemands l’expression mettre à sac : dès le 14e siècle, le sakman, c’est l’homme au sac, donc le brigand. Merci Victor

5. Le flirt anglais vient de compter fleurette (venant de l’image de retirer les pétales d’une fleur). Merci Elvire

6. Le posse (2’14 dans cette chanson) est le droit dont dispose un shérif de lever une troupe d’hommes de main. Par extension, le posse, c’est la bande.

7. Porter au pinacle : élever au sommet d’un temple.

8. On considère un vol confortable quand on a l’impression de ne pas être assis trop près de ses voisins.

9. Fedex doit sa survie à une partie de black jack.

10. L’histoire des noodles est intimement liée à celle des tempuras.

10 choses que je ne savais pas la semaine dernière #267

1.L’air de Mission Impossible épèle M.I. en morse.

2. 1/4 des enfants adoptés aux USA sont rapportés au magasin.

3. Après le discours de Dominique de Villepin à l’ONU, on a assisté à un afflux d’inscriptions dans les Alliances françaises.

4. La staycation : des vacances chez soi. Merci Kevin

5. Comprendre le rap = comprendre les beats and bars.

6. Avoir de la veine vient des chercheurs de métaux précieux : on parle de veine pour parler des filons.

7. En 1998, Swatch a essayé de lancer l’heure internet abolissant les fuseaux horaires.

8. Le dorodango est un art japonais de composition d’une sphère lisse et brillante à partir de boue. Je ne vous fais pas l’affront de vous expliquer quelle philosophie défend cette discipline.

9. Les paillettes offrent un motif tellement aléatoire et inédit qu’elles peuvent constituer une preuve tangible d’un délit.

10. L’histoire d’amour entre Subaru et les lesbiennes.