Botnik génère du contenu thématique à la manière d’un clavier SMS prédictif

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Botnik c’est l’histoire de la rencontre entre un créatif et un ingénieur, mutuellement fascinés par la création automatisée.

Ils sont particulièrement fans du moteur prédictif des claviers SMS.

Ils ont décidé d’en tirer un outil, à base de machine learning.

Qui dit machine learning dit verticales thématiques : Botnik est en train d’apprendre à gérer plusieurs univers linguistiques. Des épisodes de Seinfeld. Des publicités pour des produits de beauté. De la poésie. Et bien plus encore.

C’est génie, c’est disponible en ligne, on aime beaucoup.

La personnalisation du web est-elle un mythe? Réaction à un article de la Fing.

Ca faisait un bout de temps qu’on n’était pas tombé sur un article intéressant d’InternetActu de la Fing. Cette tribune sur le mythe de la personnalisation du web rattrape le temps perdu, malgré une absence étonnante de données scientifiques mais après tout, je ne suis pas le dernier à partager des opinions plutôt que des théories.

Grosso modo, Hubert Guillaud reproche au web d’avoir perdu la bataille de la personnalisation au bénéfice de la catégorisation (le regroupement de personnes en cohortes d’individus). Allant jusqu’à considérer que de fait, la collecte de données est inutile.

J’adore ce genre de pavé dans la mare. Et pourtant, si j’entends la critique je ne peux pas m’empêcher d’y opposer quelques contre-arguments.

D’abord, on peut tout à fait considérer que la catégorisation est une étape qui précède la personnalisation. Les données dont les éditeurs disposent, le coût du calcul informatique et des ressources de traitement de la donnée ne permettent à date « que » de catégoriser. Sans que la vision de la « personnalisation totale » soit écartée.

Ensuite, il me semble que cette vision du web personnalisée n’a jamais été aussi radicale que ce que semble penser Hubert Guillaud. La culture repose sur des arbitraires collectifs, pas des mini-réalités individuelles. Comme il le suggère lui-même, il faut être plusieurs pour constituer une filter bubble.

Finalement j’ai l’impression que pas mal de personnelles confondent la collecte de données et la collecte de données personnelles. Ces dernières sont nominatives, or, il est désormais acquis qu’elles ont moins de valeur que les innombrables traces de navigation.

Merci Guillaume pour le lien.

Le démon de Laplace est une super métaphore de l’intelligence artificielle

Dégotée hier lors d’une conversation animée, l’expérience de pensée dite du Démon de Laplace illustre parfaitement la vision animant les enthousiastes de l’intelligence artificielle.

« Une intelligence qui, à un instant donné, connaîtrait toutes les forces dont la nature est animée et la situation respective des êtres qui la composent, si d’ailleurs elle était suffisamment vaste pour soumettre ces données à l’analyse, embrasserait dans la même formule les mouvements des plus grands corps de l’univers et ceux du plus léger atome ; rien ne serait incertain pour elle, et l’avenir, comme le passé, serait présent à ses yeux. »

La quantité de données produite par les milliards de produits connectés au web (aujourd’hui ordinateur et smartphones, demain objets, voitures, maisons…) va produire une telle quantité de donnée que des super-calculateurs pourront à tout moment « connaitre toutes les forces dont la nature est animée ».

Donc en déduire le futur à partir des évènements passés et présent.

A titre d’exemple, c’est de cette manière dont fonctionne les prévisions météorologiques. Demain, la puissance et la complexité des calculs de la météo seront accessibles au plus grand nombre : banquier, assureur, e-commerçant, industriels en tout genre.

Qu’en pensera la théorie du chaos ?

Merci Grégoire pour la découverte.

Les enjeux de la ville connectée sont ceux de l’entreprise connectée

Cette semaine, un député a remis à l’assemblée nationale un rapport sur les enjeux de la ville connectée.

Ses préconisations engagent – sans surprise – au décloisonnement des méthodes de travail et la mise en place d’une gouvernance nationale sur le sujet.

Ce chantier illustre sans grands efforts métaphoriques les enjeux des SI d’une entreprise.

Le système d’information d’une entreprise est comme une ville : les bâtiments qui la composent ont progressivement été implantés, les matériaux utilisés sont hétérogènes, les règles métiers de chaque entité sont différentes et en même temps tout le monde parvient – à peu près – à vivre ensemble.

Avoir des idées innovantes à base de digital dans une entreprise est aussi compliqué que de faire fonctionner une ville.

Les gens qui sortent des trucs sont des génies.

Les villes de demain fourniront de la connaissance.

Le Robot Porn Addict est une super invention stupide

Tout est super dans cette idée : née d’un stupid hackathon, fruit de l’imagination d’un prétendu creative technologist appelé Brian Moore, faisant collaborer 2 marques improbables (Pornhub et Microsoft).

Le Robot Porn Addict est un bot qui passe sa vie à essayer de comprendre ce qu’il voit sur les vidéos du site pornographique.

Le twist : il n’a pas été programmé pour comprendre l’érotisme, il décode au premier degré les images.

Totalement super donc.