Adidas : data gueule de bois

Mon pote Olivier m’a partagé cette discussion Twitter relative à un article publié dans Marketing Week qui vaut le détour.

Il fait état du retour d’expérience d’Adidas vis-à-vis de son obsession – désormais indigestion – du ROI court termiste dans le pilotage de ses actions marketing. 4 ans plus tard, les affaires souffrent. L’entreprise décide de faire machine arrière, se rendant compte que son plus précieux atout, sa marque, est sous-investie.

Des conclusions s’imposent : plus de branding, moins de performance. Plus d’idées et moins de clics. Ces derniers n’étant qu’un feu de paille court termiste.

Ca rappelle le cas McDonalds le mois dernier qui a quitté sa super agence digitale pour une bonne vieille agence créative. Même conclusions du côté de la EffWeek.

Je ne sais pas quoi en déduire mais je trouve ça bien.

Moins de robot, plus d’idéaux !

10 choses que je ne savais pas la semaine dernière #401

1. Vu chez Factourism. Merci Victor

2. Le terme décimer était une punition dans l’armée romaine où un groupe de 10 soldats devait tuer le 10e.

3. Le Kruggerand est une monnaie d’or sud africaine apprécié des libertariens :

Pour le spécialiste des métaux précieux Yannick Colleu, le “Krug” est la meilleure pièce à avoir pour se protéger de l’effondrement du système financier, d’après 3 critères : sa notoriété (elle est universellement reconnue), son extrême liquidité (elle peut se revendre très facilement partout dans le monde) et sa fiscalité avantageuse (pas de taxe pour toute transaction inférieure à 5000 euros).

4. Les sherpas sont un groupe ethnique, pas une guilde de guides.

5. La petite boule au bout des Bic 4 couleurs était prévue pour faire tourner les cadrans de téléphones.

6. Ronaldo gagne plus avec son compte Instagram qu’avec son contrat à la Juventus.

7. Une bataille de pets en 1600 au Japon. Merci Margaux

8. Chez les Akans au Ghana, l’ainé des deux jumeaux est celui qui sort en seconde position, car c’est sa maturité qui lui a suggéré d’aider son frère/soeur à sortir.

9. Les uniformes de police sont bleus aux Etats-Unis pour écouler le surplus de la guerre de sécession.

10. CNN a imaginé le programme qu’elle ferait tourner en boucle en cas de fin du monde.

De la beauté du respect de ses valeurs : une agence finlandaise a confié sa campagne à son concurrent

L’agence finlandaise Sherpa, se définissant par le « courage et la foi » dans le métier, a décidé de transformer les paroles en acte à l’occasion de son 10e anniversaire.

Elle a acheté une page de pub dans le premier quotidien économique local et a confié la création du message à TBWA Helsinki, l’agence la plus primée de Finlande, également concurrente de Sherpa.

L’annonce sortira le 22 octobre.

C’est bien.

Prenez 2 minutes pour vous défouler sur l’idiotie de ce print Cinna

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Je m’étais juré d’être 100% positif en 2019 pourtant cette annonce me choque.

D’abord j’ai toujours trouvé le propos de cette marque profondément faux. Non le « beau n’aura pas toujours raison », cette idée a été détrônée par les Lumières. La science a déjoué le beau.

Ensuite, cette vision du monde est effrayante, eugénique. Imaginez-vous si la beauté de Miss Texas triomphait de la raison démocratique. C’est globalement ce qui se passe aux Etats-Unis en ce moment et cela n’a rien d’inspirant.

Finalement, ce doigt d’honneur envoyé aux jardins zen, symbole d’harmonie entre l’homme et de nature, est odieux. Par-delà les connotations impérialistes maladroites, cette introduction forcée – qu’on reconnait aux sillons du fauteuil indiquant l’effort de l’humain – de cet objet vulgaire au sein d’un sanctuaire est prodigieusement laide.

Cinna est une pièce de Corneille qui interroge les solutions pour lutter contre l’inféodalité des barons contre le pouvoir royal, préconisant une souveraineté forte et non magnanime. Quel pertinent écho avec la brutalité de ce print.

Bref, je ne sais pas ce qu’ils fument chez Ligne Roset mais par pitié, changez de dealeurs.

Artefact x Barbie pour #BriserLePlafondDesReves

A l’occasion des 60 ans de Barbie, Artefact a eu l’honneur de collaborer avec Mattel.

Originellement imaginée par sa créatrice comme un jouet aidant les petites filles à se projeter dans l’avenir, Barbie a choisi cette date pour aborder le Dream Gap, ce terrible phénomène où les fillettes de 6 à 8 ans arrêtent de croire qu’elles peuvent devenir ce qu’elles veulent.

Faisant écho au renouvellement profond de la gamme de poupées désormais plus inclusive (morphologies variées, métiers variés, agenrisme représenté), nous sommes extrêmement fiers d’avoir participé à ce superbe projet en tant qu’agence, mais également en tant que jeunes parents.

Voici l’article complet dans CB News.