Le midi art ponce avec brio la synesthésie digitale musique/dessin

Je n’arrive pas à décrire à tel point l’hebdo du Club est une précieuse mine d’informations. La dernière édition dresse le portrait d’un nouveau format artistique : le midi art.

L’idée est simplissime yet brillantissime : dessiner un truc sur les partitions de son logiciel midi. Et puis voir le son qui sort.

Florilège :

Là où le truc devient vraiment beau, c’est quand Mari Lesteberg commence à en faire des petites histoires :

Je n’avais pas été aussi ébloui par une tendance depuis le datamoshing.

Merci le Club.

A la surprise générale, il trouve un truc intéressant dans le *design in tech report*

Je ne sais pas quoi penser des rapports Design in tech de John Maeda. Ah si. De manière générale je les trouve mal construits et aussi inspirants qu’une séance d’astrologie. Je ne comprends surtout pas leur popularité… Mais après 350 000 vues, ça méritait un petit examen.

Voici quelques trucs intéressants :

Une taxonomie simple des 3 grandes familles de design. Je suis sceptique vis-à-vis du design thinking (un énième repackaging de méthodes empiriques ancéstrales) mais le computational design attire l’attention, a fortiori quand on travaille dans l’IA…

…Ce petite comparatif aide d’ailleurs à comprendre les différences entre le design objet et le design computationnel. Cela ressemble à l’idée qu’on peut se faire d’une big idea à l’èpoque d’internet : un socle idéologique commun, une multitude de cas d’usage d’activation, une capacité infinie à muter et s’adapter aux interactions qu’elle héberge.

Last but not least : cela n’a rien à voir avec le sujet (John Maeda n’est clairement pas designer de ppt) mais ces résultats expliquant l’échec des startups est amusant. A fortiori quand on les entend raconter comment elles réinventent les process, les métiers et les marchés…

Bisous bonne journée.

Etes-vous dans la team *plus de pub TV* ou *moins de pub TV*?

Ca fait plusieurs semaines que le sujet figurait dans les brouillons de NLQ : les décisions de Coke et P&G de ralentir les investissements publicitaires en ligne tant que la supply chain média n’est pas assainie.

Est-ce un honnête aveu d’agacement? D’incompréhension (les acteurs ne font rien pour démystifier leur métier)? De puissance pour revoir à la baisse les taux de négo?

Une chose est sûre : d’un côté les lessiviers modélisent depuis des décennies le ROI de la télévision, de l’autre le digital devient de plus en plus opaque (conduisant à un double phénomène de balkanisation et de néo-colbertisme).

Après tout, les produits de grande consommation s’achètent sur une base assez fréquente pour que les consommateurs se souviennent de la réclame une fois devant le rayon rillettes de leur hype. Le funnel FMCG n’est pas toujours très complexe et peut se passer du web (contrairement aux catégories à funnel complexe type auto, banque, assurance).

Et puis discrètement, sans crier gare, Adidas, dont les ventes repartent à la hausse après une traversée du désert de près de 20 ans, annonce quitter la publicité à la télévision.

Ne perdons pas de vue que Adidas – comme les marques de sport – n’a jamais été un gros investisseur télé. Néanmoins, cette décision – motivée par l’enjeu de rester connecté à la génération mobile first – fait un bien fou.

D’abord elle raconte une histoire d’attention aux cibles, vs. P&G ou Coke encore bloqué dans les stéréotypes de la ménagère (que ça délivre ou pas, c’est surtout réactionnaire).

Ensuite elle prend le marché à rebours et pour une marque challenger, c’est la règle numéro 1.

Finalement parce que cette décision fait preuve d’une certaine curiosité. Plutôt que de répéter les mêmes recettes éternellement, Adidas tente des trucs (alors que le patron actuel vient de chez Henkel…).

Ca doit expliquer le succès actuel d’Adidas.

Ils tentent des trucs.

10 choses que je ne savais pas la semaine dernière #298

1.Courtier ou business sont des mots issus du jargon de la prostitution.

2. Le syndrome chinois est une hypothèse selon laquelle une explosion de centrale nucléaire produirait un grand trou dans la terre jusqu’à atteindre les antipodes.

3. Au cinéma, un hareng rouge est une astuce scénaristique pour emmener le spectateur vers une fausse piste : cf. le Sixième Sens, Usual Suspects ou le Convoyeur.

4. Adèle. Une youtubeuse 2K. Merci V2C

5. Au UK, les biscuits ne sont pas taxés car considérés comme nécessité. Les biscuits au chocolat n’ont pas cette chance, ils sont considérés comme un luxe.

6. La chaise LC4 de Le Corbusier est un fétiche porno.

7. Il est interdit d’interdire ! a été inventé par Jean Yanne.

8. La raison pour laquelle la plupart des pâtisseries portugaises sont à base de jaune d’oeuf est que les nonnes du pays utilisaient le blanc d’oeuf pour repasser leurs voiles. Merci Etienne

9. Les gratte-ciels feng shui de Hong Kong disposent d’un oeil pour laisser passer les dragons.

10. Un idiot plot est une autre astuce de scénariste dont l’intrigue tient sur l’incapacité des protagonistes à comprendre ce qui se passe.

L’IA consacre le passage des outils passifs aux outils actifs et relationnels

Réflexion intéressante du chercheur Maurice Conti à propos de l’intelligence artificielle : quand on brief un outil qui fonctionne grâce au machine learning, il commence par imiter, puis par développer sa propre grammaire.

C’est à ce moment que les machines deviennent imaginent des objets étrangers à l’imagination de l’homme.

La grande révolution de l’IA réside vraisemblablement dans ce passage d’outils passifs à actifs, avec qui notre relation ne sera plus verticale mais horizontale.

Tu imagines le jour où tu considèreras avoir une relation avec ton marteau?