10 choses que je ne savais pas la semaine dernière #308

1. Merci Victor

2. Inventées après l’universel football, les règles du rugby ont été volontairement compliquées pour éduquer les hommes à l’éthique de l’humilité. Merci Mehdi

3. Naitre avec une petite cuiller en argent dans la bouche est un proverbe qui vient de l’époque où les gens se déplaçaient avec leur propre cuiller.

4. The Hire, une des premières campagnes modernes de brand content, aurait augmenté les ventes de BMW de 12% d’une année sur l’autre.

5. Le pin colonnaire penche vers l’équateur, et personne ne sait pourquoi. Merci Simon

6. Au 14e siècle, la peste noire fit tellement de morts que l’Europe mit 3 siècles à retrouver son niveau de population.

7. Le logo Toyota est un hommage à leur activité historique : les machines à coudre.

8. Historiquement la margarine était rose.

9. Les dents de lait tombent dans le même ordre qu’elles poussent.

10. L’équipe de football américain de Baltimore est nommée Ravens en l’honneur d’Edgar Allan Poe ayant longtemps résidé dans la ville.

Adobe est-il en train de construire l’ultime créatif artificiel?

Vous les copains créatifs avez remarqué que depuis quelques années maintenant, la creative suite Adobe n’est plus un logiciel classique mais un logiciel qui propose de s’identifier.

Vous aurez peut-être également noté qu’Adobe ne commercialise plus uniquement du software mais des services aux marques : le marketing cloud.

D’où ce genre de pépite de communication :

Adobe est en train de verticaliser l’intégralité de la chaine de production marketing : depuis les logiciels de création de contenu (Creative Suite mais aussi images avec Fotolia) jusqu’à la vente de bannières publicitaires (TubeMogul) en passant par le savoir-faire data (Omniture, Neolane) et les réseaux sociaux (LiveFyre).

Quand un créatif bosse loggué, quand un médiaplanneur bosse loggué, quand un CRMiste bosse loggué, toutes ces données sont consignées par Adobe.

En y ajoutant une bonne dose de machine learning, à moyen terme, Adobe sera capable de penser et produire une campagne publicitaire de A à Z.

Allez bisous.

La technologie est magique, portons nos plus belles capes ✨🔮✨

Grand amour vis-à-vis de cette histoire de deux potes qui font voler un drone au bord de la mer, et qui perdent l’objet volant après une paire de gin tonic en trop.

I watched an intelligent man do something incredibly moronic after becoming awestruck by an advanced technology.

Grand insight sur notre rapport à la technologie :

Any sufficiently advanced technology is indistinguishable from magic.

Grosse antisèche sur la manière de vendre de la technologie aux gens, en B2B ou B2C. Peu importe ce qu’il y a sous le capot : quelque chose d’innovant donne l’impression d’être magique et fait tourner les têtes.

La technologie ne devrait jamais être vendue autrement.

La caméra est le nouveau clavier : la reconnaissance visuelle fait renaitre le médiaplanning

Ambiance : toutes les entreprises deviennent des *data companies*. Chaque objet de communication n’est plus pensé pour générer de l’impact mais de la data.

Les technologies de ciblage sont de plus en plus sophistiquées et créent une nouvelle grammaire créative en se combinant entre elles.

Cet article relate des études de cas d’annonceurs utilisant des IA de reconnaissance visuelle pour améliorer leur ciblage.

Exemple 1 : plutôt que de programmer ta DSP pour acheter des audiences de seniors, tu la programmes pour faire apparaitre des images de séniors sur des contenus qui parlent de séniors. Un retour au médiaplanning contextuel, pour ceux qui ont connu les pubs shootées ad hoc dans Vice, Egoïste ou Jalouse.

Exemple 2 : Coca-Cola reconnait les images des réseaux sociaux sur lesquelles les gens boivent du Coca ou une boisson concurrente. Chacune de ces situations donne lieu à un targeting précis. Préférence pour des buveurs de Coca, offre d’essai pour les buveurs concurrents.

Ce n’est que le début. Ces technologies vont naturellement se déployer dans la vidéo. On imagine très bien des annonces qui se composent en temps réel en fonction des environnements vidéos dans lesquels elles apparaissent.

Comment être contre la publicité en ligne en 2017?

Je ne lis pas l’ADN. Heureusement, grâce à un pote sur les réseaux sociaux, je suis tombé sur cet article tout bonnement sidérant, invitant les annonceurs à se *méfier de la publicité en ligne*.

Inutile de préciser qu’il émane d’une personne bloquée au 20e siècle. Grand bien lui fasse. Ce n’est pas une raison pour chier sur le tapis.

Première remarque liée à la dissection d’un dollar investi en programmatique aux USA : oui il y a des coûts liés à la technologie. Les consommateurs réclament de la publicité personnalisée : certaines marques acceptent de se creuser le ciboulot pour rester pertinente en engageant des coûts prompts à délivrer une expérience de marque de qualité.

Les marques qui préfèrent le 20e siècle sont invitées à rester heureuses et impertinentes dans leur cher 20e siècle.

Le ciblage est coûteux et raté ? Pas lorsque les agences bossent bien. Byron Sharp chante le reach? Normal, ses études – financées en majorité par des lessiviers – portent sur un corpus du 20e siècle pré-digital.

La publicité en ligne est gangrénée par la fraude? Oui c’est un problème. Et en même temps ce n’est pas la peine de s’appuyer sur les arguments fallacieux de Bob Hoffman, réputé pour être le Eric Zemmour de la publicité. On ne perdra pas de vue non plus que les deux lois Sapin sont des lois anti-corruption…

La pub en ligne est mal vue ? Oui effectivement certains critères sont discutables. Et en même temps, il n’y a qu’en ligne qu’on pourra adresser efficacement ce problème. Aucun annonceur n’a jamais fait pression contre TF1 parce que les audiences allaient aux toilettes à la pause pub. Marc Pritchard veut arrêter la pub en ligne? La moitié de la population mondiale a moins de 30 ans et n’a connu que le web. Il reviendra à la pub en ligne en rampant.

La population est ad blockée? Un problème essentiellement de desktop, donc obsolète. En outre les mesures des GAFAs pour filtrer nativement les formats intrusifs devraient calmer Ad Block.

Il faut utiliser la publicité en ligne avec prudence? Au-delà du fait que le web pèse désormais plus lourd que la TV aux US ou au UK, comment honnêtement comparer l’influence – sur une base déclarative qui plus est – d’une bannière à un spot TV? Ces données avaient de la valeur au 20e siècle mais aujourd’hui, à l’heure de la donnée comportementale et de l’attribution, elles sont caduques.

Finalement il ne faudrait pas oublier les fondamentaux? C’est à dire?

  • Nier les modes de consommation médias de la population?
  • Inviter nos annonceurs à nier les usages de leurs cibles?
  • Se méfier de l’innovation?
  • Cantonner notre métier à un musée des vieilles pratiques.

Bottom line : on ne peut pas reprocher à l’auteur de ne pas être dans le débat, ce qui sain signe de démocratie.