10 choses que je ne savais pas la semaine dernière #320

1. Zest est étymologiquement une onomatopée du bruit du sabre brisant le vent.

2. L’octobasse est un instrument de musique qui mesure 4 mètres de haut.

3. Les pleurs de bébés ont un accent.

4. Les Vivandières : des combattantes françaises (souvent épouses de soldats) pour servir à boire aux soldats (on apprend dans cet article qu’aux 18e siècle, de nombreuses armées en campagne étaient composées de plus de femmes et enfants que de soldats).

5. Le blob.

6. Le magret dérive de l’adjectif maigre.

7. En France, 40 000 personnes disparaissent chaque année. 30 000 sont retrouvées.

8. Amazon occupe 19% de la surface de bureau disponible à Seattle. Merci Romain

9. 30% du temps passé au travail se résume à envoyer et lire des emails (source : McKinsey, sans doute périmétré au secteur tertiaire).

10. L’acronyme CAPTCHA signifie Completely Automated Public Turing test to tell Computer and Humans Apart. Merci Gregory

Pas de porte, conservatisme et radinerie : le e-commerce n’a rien à envier aux boutiquiers

En voilà un document barbant. Toutefois, en plissant les yeux on y trouve matière à commentaires :

  • Slide 4 : le moment du e-commerce reste globalement Noël. C’est sans doute également vrai pour le commerce offline.
  • Slide 6 : ça y’est le mobile est le premier appareil pour naviguer les sites de e-commerce (pas encore en termes de chiffres d’affaires, cf. slides 7 et 9). Ca a pris le temps. Il y a encore énormément à faire pour rendre le web compatible avec le mobile.
  • Slide 8 : la mode est le secteur le plus navigué par mobile en e-commerce. Est-ce leur extrême innovation en matière de services (notamment la réexpédition gratuite?) ou leur capacité à générer des achats fréquents qui stimule le lèche-vitrine avant l’achat?
  • Slide 14 : les sources de trafic n’évoluent pas du tout en 24 mois. Le social augmente – cf. slide 15 – mais partait de tellement loin qu’il reste tout petit. Le référencement organique décroit, à la molle faveur du référencement payant et de l’email. On se croirait en 2003.
  • Slide 18 : l’email observe un pic de taux de conversion en soirée. L’email c’est le nouveau catalogue.

En conclusion :

  • Il y a une place à prendre en mobile, à condition d’y mettre les investissements pour faire basculer le marché (un peu comme ce que l’iPhone a réussi à faire faire au marché du smartphone). Ca ne viendra donc que d’un GAFA : Amazon ou AliBaba.
  • Le social média ne sert décidément à rien, même si l’utiliser comme pourvoyeur de trafic ciblé demeure une option viable bien que coûteuse (plus des 2/3 des sources de trafic sont des médias owned, cf. slide 14).
  • Le véritable facteur de croissance e-commerce c’est l’UX : en mobile, en référencement, en invitation à capturer des emails.

Sommes-nous prêts à nous caresser les bras pour changer de chanson?

Annoncé depuis plus de 3 ans, la veste Levi’s conçue en partenariat avec Google est disponible à la vente depuis quelques jours. Elle apparait dans un contexte marché où la vogue de la wearable technology a laissé place à l’internet of things. Ce qui permet d’y porter un regard dépollué de l’effet de hype.

Effectivement, en regardant dans le rétroviseur, cette jacket a quand même un assez gros point commun avec les Google Glasses, les Snapchat Spectacles voire les caméras GoPro que les touristes d’accrochent sur le torse : tout est globalement moche, mais la gestuelle que ces objets implique par surcroit donne vraiment l’air d’être un plouc.

Est-ce le poids de l’innovation qui biaise ma perception de ces nouveaux usages? Est-ce que toutes les nouvelles technologies produisent des électrochocs visuels un peu ridicule (à la manière de ces téléphones mobiles gigantesques des années 80 ou des premiers utilisateurs de walkman dans la rue)? Est-ce que le design de ces objets est simplement raté?

Ces marques qui deviennent des régies publicitaires racontent le sombre avenir des éditeurs

Déterré hier dans un article Petit Web, à la faveur d’une réflexion pro-publicitaire incroyable de Accenture : la slide de cette présentation résume plusieurs initiatives de marques qui monétisent leurs audiences digitales par la publicité.

Au-delà de ce bonne vieille formule des années 90 de la *marque média* (évoquant à l’époque la capacité des médias à étendre leur marque sur d’autres supports), au-delà des visions concomitantes à l’apparition des réseaux sociaux qui imaginaient les marques devenir des *médias éditeurs*, voici que certaines marques deviennent des *médias régies publicitaires*.

Et c’est loin d’être une envolée lyrique de chef de pub : Amazon rentre 3,5Mds$ de CA pub en 2016 et les distributeurs génèrent de gros incréments de drive-to-store.

La donnée devient un atout maître dans la capacité à monétiser ses audiences, même si – comme le rappelle la présentation de Accenture – le seuil critique de rentabilité est encore assez élevé. Autant vous dire que les *médias éditeurs* vont salement souffrir dans les années à venir et continuer à vivoter à la faveur de mécènes ou de consolidation.

Data sans création n’est que ruine de l’âme : c’est Accenture qui le dit

Cette présentation Accenture donnée chez Petit Web m’a fait rire : ce que le cabinet de conseil appelle sans modestie le customer genome n’est ni plus ni moins qu’une liste des USP d’un produit en vue de produire des campagnes de bas de funnel plus personnalisées.

Exactement ce qu’on faisait il y a 10 ans chez Naked :

La grande différence naturellement git dans la granularité et l’adressabilité de la data.

Et ça ne s’arrête pas là. Accenture de poursuivre, au sein de la même conférence :

Il faut donc se poser la question autrement. La donnée en tant que telle n’a pas beaucoup de valeur, mais elle en prend lorsqu’elle est associée à une impression publicitaire. Les possesseurs de données doivent mettre en place un service qui permet aux annonceurs de toucher des gens avec ces données. Et ce service, c’est presque celui d’une agence publicitaire.

A cette allure, on va bientôt se remettre à parler d’impact et d’émotion.

Ca tombe bien, les grandes marques se construisent sur l’interruption, pas sur des bannos personnalisées.

Data sans création n’est que ruine de l’âme.