Artefact élu 18e au classement FrenchWeb 500

C’est presque la fin d’une sacrée année chez Artefact. Parce que parfois les bonnes nouvelles appellent les bonnes nouvelles, nous avons l’honneur d’avoir été nommé à la 18e place du classement FrenchWeb 500, un indicateur basé sur la dynamique de développement (chiffre d’affaires 2017, taux de croissance du CA, ratio CA/salarié, ratio résultat net / CA et indicateur de potentiel de croissance calculé sur la base des recrutements et des levées de fonds prévus).

Beaucoup de beau linge, beaucoup de plaisir, beaucoup de pression. Bref, ça fait plaisir.

PS : promis je me calme sur l’autopromo désormais.

PS2 : j’ai été en stage chez Ardian, ça me fait rigoler de les retrouver maintenant.

Apprendre à se débrouiller avec les objos des clients

Désolé pour l’absence des 10 choses que je ne savais pas la semaine dernière hier, j’étais malade.

Le lobby des agences de com s’appelle l’AACC : Association des Agences-Conseils en Communication. Il est important de mentionner le terme conseil.

On entend trop souvent – dans le cadre d’appels d’offre notamment – que les annonceurs ne savent pas fixer d’objectifs clairs.

  • Premier cas de figure : l’annonceur demande le beurre et l’argent du beurre. Il veut de la notoriété, des ventes en plus et de nouveaux membres pour sa base de donnée CRM.
  • Deuxième cas de figure : l’annonceur reste un peu vague en demandant d’augmenter les ventes.
  • Troisième cas de figure : l’annonceur brouille les pistes en demandant des objectifs en contradiction (notoriété et préférence de marque).
  • Quatrième cas de figure : l’annonceur assume ne pas fixer d’objectif en attendant une recommandation de la part des agences interrogées.

Dans un cas comme dans l’autre, ces situations n’ont rien de problématique. Que l’on s’entende bien : cela fait partie du métier d’une *agence-conseil* de suggérer le dispositif de mesure associé à sa recommandation. Les annonceurs ont raison d’intégrer cette dimension à leur appel d’offre.

Quand j’entends *qu’on ne peut savoir quoi faire car les objectifs de l’annonceurs ne sont pas clairs*, on ne peut que :

  • Féliciter ces gens qui se posent la question des objectifs avant de lever le crayon
  • Leur rappeler que ça fait partie de notre job d’aiguiller nos clients sur ces sujets

De mon humble point de vue, cette capacité incarne le saut intellectuel entre un junior et un sénior.

L’éveil de Fisher-Price

Hier, nous avons eu la joie de voir paraitre dans Stratégies une double page consacrée à notre collaboration avec les équipes de Fisher-Price France pour relancer la marque autour d’un projet 100% intégré : création, média, site web, data, crm, social (je ne précise même pas digital).

C’est une seconde joie de constater que cet attelage marche superbement bien et que la marque aborde la période des fêtes requinquée et pleine d’ambitions.

Mille mercis aux équipes de Fisher-Price France, Europe, ainsi qu’aux collaborateurs Mattel que nous avons eu le plaisir de croiser pendant ces mois de collaboration.

J’espère que c’est le début d’une longue histoire data driven. Bisous

L’éveil de Fisher-Price - Stratégies_ - http___www.strategies.fr_actualites.png

En bonus : la vidéo de notre chère cliente…

…et de notre cher Francis.

Les slides de vente de l’évolution du logo Pepsi

Il y a quelques jours, mon copain Olivier me partage ces slides issues de la mise à jour du logo de Pepsi. Je dois bien avouer que je n’avais simplement jamais vu une réflexion marketing monter aussi haut. On peut trouver ça exagéré. Je trouve ça formidable d’être capable de produire une réflexion aussi intéressante, même pour un simple logo. Faire un métier trivial n’empêche aucunement d’y mettre du coeur et de l’inspiration.

Rappelons nos séniors ! Les jeunes redécouvrent le marketing à l’ancienne.

L’arrivée de Glossier en France (article ci-dessous) apparait anecdotique mais ce qu’on appelle désormais Direct To Consumer (Mail Order ou Vente Par Correspondance n’ont évidemment plus la côte) excite investisseurs (cf. thread de Li Jin ci-dessus) et consommateurs partout dans le monde.

Comme le relate cet article de CB News :

La vente directe, cette alternative à la distribution dite organisée, a dégagé, en 2017, un chiffre d’affaires mondial de près de 190 milliards d’euros, en croissance de 1,6% […] En France, ce type de vente (réunions, en face-à-face, par téléphone ou emailing) est plus florissant qu’au niveau mondial, puisqu’il a enregistré l’an dernier des ventes de près de 4,5 milliards d’euros, en hausse de 3,5%, et a créé près de 20.000 emplois nets, sur un effectif total d’environ 700.000 personnes […] Il est de plus en plus choisi par des sociétés tournées habituellement vers des circuits plus traditionnels » poursuit Jean-Georges Vernet « et par des marques à forte notoriété, comme Yves Rocher, Seb ou K par K.

Au-delà du renouveau de la VPC (le succès DTC des catégories beauté, mode et diététique y faisant écho), ce qui m’intéresse dans ce modèle, c’est le point de bascule qu’il incarne en matière de e-commerce.

La possibilité pour les marques de lancer leur propre canal de distribution a longtemps effrayé les marques : coûts marketing et logistique, relation tendue avec la distribution brick and mortar, talents à (re)recruter.

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A la faveur de certaines initiatives pionnières issues d’annonceurs (on ne compte pas les pure players), du développement du DTC, de l’apparition des fonctionnalités shopping dans les réseaux sociaux, de l’essor extraordinaire du e-commerce en Chine (qui n’aura pas connu l’ère intermédiaire du retail pour des questions de superficie rendant impossible l’installation des milliers de magasins nécessaires à couvrir le pays) et de la menace des GAFA qui phagocytent les données des marques, le moment du e-commerce des marques est peut-être advenu (vous n’imaginez pas comme nous sommes fiers chez Artefact de cette vente évènementielle organisée pour Kenzo).

Les VPCistes traditionnels ont un coup d’avance mais tout le monde est invité au grand banquet de l’omni-canal. Pas question de se jeter dans la gueule d’Amazon (ni dans celle de Walmart ou T-Mall), il va falloir résister en inventant des expériences magasin propriétaires et excitantes.

Entre l’importance du branding en complément de la performance, du offline en complément du online, de l’animation commerciale pour faire tenir les lignes éditoriales, du e-commerce en sus du DTC drainant dans son sillon son corolaire de savoir-faire merchandising, les 5 prochaines années marketing seront celles de la cohabitation entre nouvelles et anciennes compétences marketing.