Artefact lance le service de cagnotte immobilière pour Nexity

C’est une grande fierté de gérer la communication de Nexity, leader français de l’immobilier. 

Voici notre dernière campagne pour la cagnotte immobilière, une idée de service inspirée par le développement du crowdfunding immobilier.

A l’occasion de son lancement, Nexity double la somme récoltée pour aider les jeunes (ou moins jeunes) à acheter.

On pourra dire ce qu’on veut de la pub et son obsession pour les jeunes mais en matière d’immobilier, ils sont roulés dans la boue par les boomers.

C’est un plaisir de soutenir une marque qui pense à sa jeunesse.

La *brand safety* affaiblit la démocratie (et renforce les GAFAM)

Ce n’est pas parce qu’on travaille avec les GAFAM qu’on n’a pas le droit de les critiquer, a fortiori lorsqu’il s’agit de leur suggérer des voies d’amélioration. 

Cet article du Figaro est consternant.

Au nom de politiques de brand safety idiotes car automatisées, les annonceurs – a minima français – ont déprogrammé des millions de publicité sur les sites d’information (qui enregistraient en parallèle de grosses fréquentations).

Coronavirus, sars, pandémie… Tous ces mots auxquels les annonceurs (et les leurs agences) ne souhaitaient pas être associés ont doublé la peine des éditeurs français, déjà affaiblis par l’annulation de nombreuses campagnes publicitaires depuis le confinement.

Pendant ce temps, ils annoncent en masse sur Cnews, nouvelle antichambre de l’extrême droite. D’ailleurs au passage, voici un article qui va vous permettre de comprendre la stratégie commerciale sans vergogne de cette chaîne (dont les professionnels parlent comme si de rien n’était, rappelons le) :

Notre industrie est en pointe sur le télétravail ? Et si nous en faisions profiter tout le monde ?

Les porte-paroles de notre profession ne manquent jamais une occasion de rappeler que la communication est un outil de soutien de l’activité économique.

Je suis d’accord avec ce point, même si j’aimerais un jour – projet en cours – qu’on qualifie la nature de ce soutien : amélioration de l’activité économique, fléchage de l’activité vers de la transition numérique ou écologique…

Bref, j’aime les affaires mais je les préfère quand elles profitent à tous.

J’ai été agréablement surpris de constater que notre industrie était en pointe sur le télétravail :

Alors que notre rôle est structurellement au service des industries – nous reléguant à un impact de second rideau – pour une fois, nous sommes en première ligne.

Quelles pourraient être les impacts de la démocratisation du télétravail ?

Les études les plus raisonnables font état de leur ignorance :

The report concludes, however, that it was “unclear if this increase in average workday span represents a benefit or drawback to employee wellbeing”. The data did not show whether workers were choosing to work around their family, or if the increased hours were “overwork due to the lack of clear delineation between the office and home”.

Si le couperet n’est pas encore choisi son camp, peut-être que nous pouvons encore lui infléchir le destin, en faisant de la communication le secteur le plus en pointe sur les pratiques modernes du travail.

Je trouverais intéressant que pour une fois, plutôt que de se positionner en support sans âme du capital, nous nous donnions une mission sociétale sur la révolution des modes de production.

Mais pourquoi les partis politiques ne s’intéressent-ils pas aux désimpliqués ?

Je ne suis pas un immense lecteur de Libération. Je n’ai rien contre Laurent Joffrin. Je connais ses talents éditoriaux, sa présence médiatique, sa capacité à confronter ses points de vues à d’autres idées. 

Je n’ai pas été spécialement étonné par son ambition politique. Encore moins par son contenu – expliqué dans cet article – emblématique de l’époque :

  • volonté de réinvestir un courant jugé oublié – la social démocratie 
  • positionnement à côté des partis classiques
  • mélange de politiciens et de membres de la société civile 

Jusqu’ici cela ressemble à ce qui est sorti depuis quelques années. 

Là où j’ai tiqué, sans méchanceté aucune, c’est vis à vis du nom et donc de l’ambition de ce parti : engageons-nous.

Au-delà de se jouer des appareils classiques (dont l’influence est loin d’être terminée si l’on en croit les scrutins municipaux passés et régionaux à venir), cette appellation s’est dotée d’un but quasiment utopique.

Quand vous êtes sur un marché où votre pénétration baisse (même le vote présidentiel finira par passer sous la barre des 50% cumulés au premier tour) et où les citoyens considèrent les membres de la classe politique comme les professionnels les moins dignes de confiance, imaginer une marque dont l’ambition est d’inverser la tendance deux fois c’est ce que l’on appelle une face nord.     

Bizarrement, je me suis dit que le futur de la politique consisterait peut-être plutôt à imaginer un parti pour les désimpliqués. Pour ceux qui n’y croient plus. Pour ceux qui veulent participer sans s’engager. Pour ceux qui veulent participer en 3 clics. 

Cela me paraît plus facile de dramatiser l’implication politique plutôt que de la redramatiser. Si l’on s’étonne que la France se coupe en premiers de cordée/corvée c’est normal : les premiers de cordées sont ceux qui votent et les premiers de corvées sont ceux qui ne votent pas. Et il est naturel – en tout cas constitutionnellement – que le pays évoluent à mesure des votants. 

Aussi, je me demande qui fera le pari un jour d’un parti politique attaquant le marché par la simplicité plutôt que par la complication. 

10 choses que je ne savais pas la semaine dernière #434

1. L’île des Faisans au pays basque est dirigée par un vice-roi espagnol du 1er février au 31 juillet et par son homologue français du 1er août au 31 janvier.

2.Le Half Way to Hell Club était composé des ouvriers du Golden Gate Bridge tombé dans le filet de sécurité durant sa construction.

3.Suite à des tests menés sur l’impact du Nutriscore, une étude a révélé une hausse des ventes des produits marqués ‘A’ et ‘B’ et une baisse des achats de produits identifiés ‘C’, ‘D’ ou ‘E’.

4. 1 sportif sur 6 avant ses 18 ans a déjà été agressé sexuellement

5. Les céréales tiennent leur nom du dieu romain de l’agriculture Cérès.

6. Pédaler à 50 km/h en plein milieu d’un peloton d’un cycliste demande le même effort que de rouler à 13km/h sans peloton.

7. Chaque année, l’humanité héberge approximativement 56 milliards de sodomies.

8. Le logo 7 eleven est en capitales sauf sa dernière lettre pour des raisons essentiellement esthétiques.

9. La France s’appelle la France dans toutes les langues du monde sauf :

  • en hébreux où elle s’appelle Tzarfat en référence à une ville du Liban, sans raison explicable. De nombreux juifs d’ascendance française portaient le nom Tzarfati.
  • en maori où elle s’appelle Wiwi en référence à l’expression oui oui.

10. De but en blanc vient des militaires : il fait allusion à un tir d’artillerie direct et sans calcul, depuis la butte d’artillerie où était placé le canon, vers une cible désignée par le terme blanc.