10 choses que je ne savais pas la semaine dernière #427

1.Le vol Hong-Kong-Vancouver est numéroté 888, chiffre chanceux, indiquant la bonne fortune des citoyens ayant trouvé asile au Canada. Merci Emmanuel

2. La voiture limousine vient d’une voiture à chevaux particulièrement longue, originaire du Limousin.

3. J’aime ce graphique baptisé hiérarchie du désaccord de Graham.

4. Keanu Reeves a gagné 400 millions de dollars grâce à la trilogie Matrix.

5. Evoquant le bruit des fesses qui s’entrechoquent sous l’effet de la peur, l’onomatopée taf est petit à petit devenue synonyme de part de butin, puis de travail.

6. Le kiosque descend du persan palais, galerie.

7. Au Japon, on préfère aux épouvantails les shishi-odoshi, d’ingénieux systèmes hydrauliques produisant un bruit régulier.

8. Michel-Ange a tellement souffert en peinant la chapelle Sixtine qu’il composa un sonnet de douleur.

9. Si les tickets de caisse noircissent en brûlant, c’est parce qu’ils sont imprimés en papier thermique : la caisse enregistreuse révèle l’encre en appuyant dessus. Ce qui évite aux caisses d’être dotées de cartouches d’encre. Merci Eric

10. Syndrome du bébé-canard : terme utilisé en interaction humain-machine qui correspond à la tendance de certains utilisateurs d’ordinateurs à toujours penser que le logiciel/système avec lequel ils ont débuté leur usage de l’informatique est le meilleur. Source Nicolas Nova

Les publicitaires au cinéma : le supercut

Il y a quelques jours, François a partagé un contenu.

Un truc super, qui évoque toutes les apparitions du métier de publicitaire au cinéma.

Idéal à regarder avant le week-end !

Elisabeth Badinter soulève un point intéressant sur la question de l’identité

La semaine passée, dans l’Express, extrait d’une interview intéressante de Elisabeth Badinter, partagé par un ami.

Ce sujet, c’est celui de l’identité, voire de l’identitarisme.

On se définit par ce qui nous sépare des autres.

Cette phrase est superbe (d’autant plus que je suis d’accord avec l’approche multiculturaliste de Badinter).

Superbe d’acuité sur notre époque. Superbe d’aveuglement de la classe dominante.

Pensez-vous que :

  • les gens se définissent par ce qui les différencient de gaité de coeur, par individualisme ?
  • les gens se définissent par ce qui les différencient par désespoir, et donc provocation ?

Un excellent test pour savoir si vous êtes encore de gauche.

Barbara Iweins a transformé sa vie en emojis

Je ne sais pas pourquoi j’ai autant accroché sur ce projet artistique de Barbara Iweins.

Il n’a rien de spécialement intelligent ni unique car on a déjà vu 100 fois ces étalages de biens de consommation. 

Ce qui est intéressant comme toujours en matière d’art contemporain, c’est la démarche de l’artiste :

a radical confrontation with my possessions through my photographic lens. The exposure of oneself, pushed to its paroxysm.

In April 2018, when opening the last of the moving boxes, I was confronted with all my belongings once again. It made me question the continuous cycle of my insane and irrational accumulation and the relationship I have with the objects that surround me.

only goods and wealth attract us.

Ce que j’aime, c’est l’absence de filtrage des images qui sont montrées, tout y passe. L’inverse des mises en scènes sur Instagram. 

Ce que j’aime ce sont les 2 années nécessaires à tout photographier méticuleusement, comme pour nous renvoyer au temps délirant auquel nous consacrons à la consommation.

Ce que j’aime finalement, c’est la mise en page des photos, façon emoji, un peu triées mais pas trop, qui renvoie justement ces objets à leur capacité à véhiculer des émotions.

Et vous ça vous dit quoi ?

L’apparition de la trace de l’homme dans les oeuvres d’art est symptomatique

Je n’y connais pas grand chose en histoire de l’art, c’est en pur amateur que j’engage cette courte digression née d’une conversation tardive.

Amateur de raccourcis, j’aime la vision de l’évolution de l’histoire de l’art par Régis Debray :

  1. L’idole : l’objet sacré et divin
  2. L’icône : la représentation trivialisée
  3. L’expérience : l’oeuvre à vivre et à ressentir

Ce qui m’intéresse ici, c’est la présence de l’individu dans chacune des 3 phases :

  1. L’idole : l’individu se prosterne.
  2. L’icône : l’individu se tient en face.
  3. L’expérience : l’individu interagit.

Chacune des 3 étapes raconte une montée en puissance de l’individu dans la production et la réception de l’oeuvre d’art.

L’histoire de l’art est une lente route vers l’apparition de la présence de l’homme : dans le style pictural qui abandonne la représentation fidèle du monde, dans l’apparition d’indices manufacturés (traces de coups de pinceau, traces de burins…), l’apparition la signature des oeuvres… La liste est longue.

Bref, l’histoire de l’art raconte l’hubris de l’homme sur la nature.

C’est probablement pour cela que l’art est un vecteur institutionnel de puissance et qu’il intéresse les élites de la planète.

Il est symptomatique de notre vanité sur la nature.