La pub contextuelle de Google Translate pendant l’Euro 2016 est la seule qu’on remarque…

… au milieu de ces fournisseurs d’énergie issus d’ex républiques soviétiques, ces marques de pneus improbables et autres messages cachés pour de la bière, seuls les films Google diffusés à la mi-temps des matchs émergent.

Pas de chance, ils sont impossibles à trouver en ligne – ironie du sort.

On y voit des gens chercher avec Google Translate un mot d’encouragement d’une des 2 équipes en train de jouer. Difficile de dire si les messages sont véritablement contextualisés en fonction du score mais la pertinence de Google ne saurait être mieux mise en scène que dans ce qu’ils appellent avec fierté les micro-moments.

Bref, comme souvent, il y a toujours de la place pour les marques qui ont quelque chose à dire.

Les emojis sont-ils les nouveaux hashtags?

emojis

A l’occasion du emoji day du 17 juillet, Twitter lance un nouveau format publicitaire : le ciblage par emoji.

Les annonceurs pourront donc toucher les gens qui communiquent avec des emojis : en fonction d’humeurs (bonne, mauvaise, rigolarde…), de centres d’intérêts (animaux, sports, cuisine…) ou d’autres signes abstraits constituant autant de renseignements au sujet de potentiels prospects.

La conséquence directe de cette initiative – du moins si Twitter jouit encore de l’influence nécessaire pour faire bouger le marché – c’est que les annonceurs vont développer de nouveaux émojis pour inciter les communautés d’intérêts à se manifester.

L’emoji va-t-il remplacer le hashtag et le ciblage conversationnel?

Pourquoi Facebook a abandonné le terme *fan* au bénéfice de l’*audience*

Hier en discutant avec des collègues, on se rend compte que Facebook n’emploie plus le mot fan, alors que les 10 dernières années de nos vies semblent avoir consacrées à fédérer nos fans autour de communautés d’intérêts ou de marques.

Facebook parle désormais d’audience.

Quelle est la différence entre une audience et un fan?

  1. Le niveau d’engagement : une audience regarde un contenu tandis qu’un fan s’y abonne quasi pieusement.
  2. La position sur un parcours d’achat : une audience peut être cliente ou prospecte, alors qu’on imagine a priori le fan déjà client d’une marque (sauf exception genre les marques de luxe)
  3. Le coût : une audience se paie alors que des fans se gagnent (même si l’histoire de Facebook a vite prouvé le contraire).

Bref : si Facebook parle d’audience au détriment de fans, c’est bien parce qu’ils orientent les annonceurs vers des audiences plutôt que des fans. Ce qui revient à :

  1. Parler à des gens moins engagés. On revient au médiaplanning à la papa où un vendeur de canne à pêche va faire de la pub dans un canard de canne à pêche.
  2. Penser acquisition de prospects plutôt que fidélisation de fans. Le marché est toujours plus gros chez les prospects (à moins d’être un monopole).
  3. Payer officiellement les contacts vs. une approche bâtarde où on ne devait officiellement pas payer pour parler aux fans.

Pourquoi Facebook parle d’audience? Finalement?

Tout simplement pour aller taper les budgets TV. Et pour taper les budgets TV il faut parler à des gens qui parlent TV. Donc qui parlent audience.

Nous sommes dans le moment où les réseaux sociaux veulent ressembler à des chaines de TV – elles parlent audience et contenu – et où les chaines de TV classiques se digitalisent. Les premiers diffusent, les second produisent.

Rien ne se perd tout se transforme.

Les bénéfices du remontage vidéo pour les réseaux sociaux expliqués par BBDO NY

On aime bien cette étude postée par le comms planning de BBDO NY.

Elle démontre tout simplement l’intérêt d’adapter ses contenus aux différentes plateformes. A la différence près que pour une fois ce ne sont pas des chiffres de régie mais indépendants.

Le test est simple : l’agence a post-testé un film non réédité pour Facebook puis un film réédité pour Facebook (format vertical, packshot en intro, etc.).

Enseignement : au minimum le souvenir publicitaire augmente (un packshot en fin ça aide…). Au mieux l’attribution publicitaire également.

Au coût du remontage ça vaut le coup de faire – au moins – des tests.

PS : voici l’article source de cette étude (oui on aime bien l’expression thumbstopping) qui vous permettra de vous aboner à leur rubrique Medium.

View at Medium.com

La fin des sites web consacre la toute puissance de la distribution

le monde google
Après avoir tué les pages d’accueil, Google s’attaque au débris fumants des sites

Article important à lire si vous vous intéressez à ce qui se passe dans l’industrie. 

Google va intégrer des articles et des contenus directement dans les résultats de recherche. Un peu comme Facebook.

Conséquence directe pour les marques : leur site va tout simplement disparaitre.

L’avenir que préparent les GAFA ressemble donc à un combat de systèmes d’exploitation fermés cherchant à devenir la porte d’entrée unique au web. Les Windows du web.

L’avenir des marques ne se jouera sans doute pas verticalement mais horizontalement, via de nouveaux devices et services.

Elles doivent survivre du mieux qu’elles peuvent pour maintenir des revenus via la distribution de leurs contenus chez les GAFAs tout en se bougeant pour trouver de nouveaux relais de croissance. Sans quoi, les MDD se tiennent en embuscade…