L’étonnance du top 30 des sites internet les plus populaires en France

Un petit moment média pour partager le top 30 des audiences internet en France.

Les résultats vont vous surprendre et démontrent une évolution pas si rapide des modes de consommation.

Première surprise : la popularité de Youtube est faramineuse, 44M de VU en France, ça veut dire 90% des Français 15+, soit quasiment 100% de couverture.

Deuxième surprise : Instagram et ses 25M de VU. Je ne pensais pas cette plateforme aussi populaire compte tenu qu’elle héberge, aka. des histoires très CSP+. On assiste vraisemblablement à une illustration de la loi de la participation digitale où 1% produisent du contenu et 99% observent.

Troisième surprise : Dailymotion est encore là. 20M de VU. C’est massif.  C’est plus gros que le Figaro, l’Equipe, Microsoft ou Yahoo.

Quatrième surprise : Apple. Que vont donc faire les 20M de VU par moi sur ce site à peine marchand et surtout très pauvre en contenu ?

Cinquième surprise : Microsoft et Yahoo sont également encore là. Sans doute grâce à leurs messageries certes, mais quand même.

Sixième surprise : 17M de VU pour Twitter, au mois de juillet. Sans doute un effet coupe du monde. Mais quand même je n’imaginais pas ça aussi gros.

10 choses que je ne savais pas la semaine dernière #353

1.Le corbillard vient de Corbeil-Essonnes. Merci Bran

2. Les zones de duty free d’aéroport penchent légèrement vers la droite car la plupart des voyageurs tiennent leur valise de la main droite, donc regardent plus souvent à droite. Merci Sylvain

3. On ne sait pas vraiment pourquoi New-York City est appelée Big Apple.

4. La climatisation augmente significativement la productivité des entreprises.

5. Un ambigramme se lit dans plusieurs sens, genre New Man.

6. Le citron vert devient irritant pour la peau au soleil.

7. La tarentelle était une danse permettant de guérir un malade souffrant d’une morsure de tarentule.

8. Le manspreading est aussi appelé syndrome des couilles de cristal.

9. Les 20 premières années soviétiques diminuèrent également la propriété en amour, d’où une tradition persistante du polyamour en Russie.

10. La silhouette est un nom propre, à la manière de barnum. Merci Chloé

Facebook favorise les opinions clivants car ils génèrent plus d’engagement

scott galloway facebookscott galloway facebook 2

J’ai pris le temps de lire The four de Scott Galloway cet été.

J’ai beaucoup aimé cette réflexion sur la tendance des réseaux sociaux à favoriser les points de vue polarisants car ils génèrent plus d’engagement.

L’algorithmie Facebook pousse à la dispute.

J’ai hâte qu’ils soient tenus responsables des cochonneries qu’ils hébergent.

Je vais désormais faire en sorte de les recommander le moins possible à nos clients, les marques n’ont pas à financer ce système dangereux.

Le bon côté de la publicité en ligne rappelé par un rageux de la pub en ligne

Je ne suis pas fan du blog Ad Contrarian qui passe sa vie à rejeter la publicité en ligne sous tous ses aspects : résultat, créativité, intérêt.

Comme son point de vue est représentatif de la plupart des publicitaires, on ne peut pas lui en vouloir. En témoigne cette dernière campagne Boursorama incarnant à l’extase l’incompréhension créative pour le format roi de l’interweb : la bannière.

Ad Contrarian a pourtant écrit un article cet été qui fait état du bénéfice majeur de la publicité en ligne : le financement de 90% des contenus en ligne, mis à disposition gratuitement.

Dans la mesure où nous passons désormais plusieurs heures par jour en ligne, nous devons y trouver notre compte, même si les snobs prétendent que nous perdons notre temps sur l’internet. C’est toujours bien de se le dire, même si cela pose d’autres questions sur le bienfait de certaines sources d’informations. En tout cas avant de cracher sur la bannière, on devrait saluer la richesse de l’information.

Une méthodo intéressante d’évaluation du lien à une marque

Sans être un fan inconditionnel de la Silicon Valley, j’ai aimé cette réflexion d’Andrew Chen – partner @ Andreessen Horowitz – au sujet de la manière de calculer l’engagement généré par une plateforme.

Il propose de dépasser le classique ratio DAU/MAU (daily active users et monthly active users) en adoptant ce qu’il appelle la power curve of engagement : distribuer sur un histogramme les engagés mensuels. Ce qui donne 3 typologies de ventilation mensuelle d’engagement :

La courbe sourire indique la bonne santé d’une plateforme : bonne répartition entre usagers occasionnels et quotidiens.

La courbe exponentielle inversée indique un besoin de monétisation : tout le monde vient de temps en temps. Il n’y a pas de gros usagers mais de la fréquence occasionnelle qui s’agit de monétiser.

Une analyse qui n’est pas sans rappeler les études marketing de l’institut Ehrenberg, notamment en matière de ventilation de la fréquence d’achat au sein de la pénétration d’une marque donnée.

Bref, une méthodo à tester en marketing.