Etes-vous dans la team *plus de pub TV* ou *moins de pub TV*?

Ca fait plusieurs semaines que le sujet figurait dans les brouillons de NLQ : les décisions de Coke et P&G de ralentir les investissements publicitaires en ligne tant que la supply chain média n’est pas assainie.

Est-ce un honnête aveu d’agacement? D’incompréhension (les acteurs ne font rien pour démystifier leur métier)? De puissance pour revoir à la baisse les taux de négo?

Une chose est sûre : d’un côté les lessiviers modélisent depuis des décennies le ROI de la télévision, de l’autre le digital devient de plus en plus opaque (conduisant à un double phénomène de balkanisation et de néo-colbertisme).

Après tout, les produits de grande consommation s’achètent sur une base assez fréquente pour que les consommateurs se souviennent de la réclame une fois devant le rayon rillettes de leur hype. Le funnel FMCG n’est pas toujours très complexe et peut se passer du web (contrairement aux catégories à funnel complexe type auto, banque, assurance).

Et puis discrètement, sans crier gare, Adidas, dont les ventes repartent à la hausse après une traversée du désert de près de 20 ans, annonce quitter la publicité à la télévision.

Ne perdons pas de vue que Adidas – comme les marques de sport – n’a jamais été un gros investisseur télé. Néanmoins, cette décision – motivée par l’enjeu de rester connecté à la génération mobile first – fait un bien fou.

D’abord elle raconte une histoire d’attention aux cibles, vs. P&G ou Coke encore bloqué dans les stéréotypes de la ménagère (que ça délivre ou pas, c’est surtout réactionnaire).

Ensuite elle prend le marché à rebours et pour une marque challenger, c’est la règle numéro 1.

Finalement parce que cette décision fait preuve d’une certaine curiosité. Plutôt que de répéter les mêmes recettes éternellement, Adidas tente des trucs (alors que le patron actuel vient de chez Henkel…).

Ca doit expliquer le succès actuel d’Adidas.

Ils tentent des trucs.

10 choses que je ne savais pas la semaine dernière #298

1.Courtier ou business sont des mots issus du jargon de la prostitution.

2. Le syndrome chinois est une hypothèse selon laquelle une explosion de centrale nucléaire produirait un grand trou dans la terre jusqu’à atteindre les antipodes.

3. Au cinéma, un hareng rouge est une astuce scénaristique pour emmener le spectateur vers une fausse piste : cf. le Sixième Sens, Usual Suspects ou le Convoyeur.

4. Adèle. Une youtubeuse 2K. Merci V2C

5. Au UK, les biscuits ne sont pas taxés car considérés comme nécessité. Les biscuits au chocolat n’ont pas cette chance, ils sont considérés comme un luxe.

6. La chaise LC4 de Le Corbusier est un fétiche porno.

7. Il est interdit d’interdire ! a été inventé par Jean Yanne.

8. La raison pour laquelle la plupart des pâtisseries portugaises sont à base de jaune d’oeuf est que les nonnes du pays utilisaient le blanc d’oeuf pour repasser leurs voiles. Merci Etienne

9. Les gratte-ciels feng shui de Hong Kong disposent d’un oeil pour laisser passer les dragons.

10. Un idiot plot est une autre astuce de scénariste dont l’intrigue tient sur l’incapacité des protagonistes à comprendre ce qui se passe.

L’IA consacre le passage des outils passifs aux outils actifs et relationnels

Réflexion intéressante du chercheur Maurice Conti à propos de l’intelligence artificielle : quand on brief un outil qui fonctionne grâce au machine learning, il commence par imiter, puis par développer sa propre grammaire.

C’est à ce moment que les machines deviennent imaginent des objets étrangers à l’imagination de l’homme.

La grande révolution de l’IA réside vraisemblablement dans ce passage d’outils passifs à actifs, avec qui notre relation ne sera plus verticale mais horizontale.

Tu imagines le jour où tu considèreras avoir une relation avec ton marteau?

 

Pour ou contre la dernière campagne Intermarché?

Nous sommes en présence d’un – sinon du – meilleur film publicitaire français de cette année 2017.

La question qu’il pose : l’absence de la marque (au-delà de la stratégie 100% catégorielle des « courses positives ») est-t-elle un problème ?

 

Après avoir rapidement sondé mon entourage, nous sommes en présence manifeste de deux camps :

  • Ceux qui pardonnent. Ceux qui préfèrent se laisser raconter une belle histoire avec des beaux produits, ce qui peut sembler tarte mais ce qui est en vrai extrêmement compliqué pour un distributeur. Ceux qui respectent le craft du film. Ceux qui observent que cette campagne apparait dans les feeds Facebook de citoyens lambda, ce qui constitue déjà un signe de succès.
  • Ceux qui ne pardonnent pas. Ceux qui ne voient que de l’argent jeté par les fenêtres, ceux qui estiment que l’attribution de cette campagne est sacrifiée. Ceux qui considèrent qu’un retailer ne devrait penser qu’au commerce, sous peine de perdre son temps.

Je suis dans la 2e catégorie.

Et vous?

Ah vous voulez de l’impact? Demandez donc à une machine

On adore le Club, ses revues hebdo et son nouveau format *Tu tubes?!* (exploitant ici avec maestria l’interrobang) dédié au partage de vidéos étonnantes de personnalités du web.

Le numéro 11 est consacré à Cyprien. Il y confesse une passion pour les publicités japonaises, réputées pour leur étrangeté rafraichissante.

Quelques jours plus tard, plaisir absolu de découvrir qu’une des pubs japonaises en question n’est ni plus ni moins qu’une création d’AICD, le directeur de création digital de McCann Japon :

Cette campagne était en compétition contre celle créée par un humain.

La création artificielle a été préférée.