Oui bien sûr que les outils sont limités quelle question.

En notre qualité de professionnels, la relation que nous entretenons avec nos outils connait des hauts et des bas. Un peu à la manière du cycle de la hype de Gartner (cf. graphique supra).

On commence souvent par les trouver géniaux, avant d’en éprouver les limites, afin d’en profiter sur le long terme pour ce qu’ils peuvent faire concrètement plutôt que pour ce qu’on imaginait qu’ils pourraient faire.

Les discussions relatives aux outils ont cette particularité qu’elles mettent rarement les gens d’accord, sauf à quelques exceptions près.

Les discussions relatives aux outils opposent souvent des gens qui n’en sont pas au même endroit sur la courbe de la hype Gartner. Certains trop enthousiastes viennent de le découvrir, d’autres désabusés l’utilisent depuis plusieurs mois sans avoir fait décollé leur carrière, tandis que les plus sages sauront y trouver des avantages sans fanfare ni trompette.

Essayez de garder ça en tête quand un type vous survend Google Marketing Platform ou crache sur les limites de SIMM-TGI. Vous n’êtes juste pas synchronisés sur la courbe de la hype de Gartner alors que dans le fond, vous vous aimez.

10 choses que je ne savais pas la semaine dernière #349

1.Le nom de la marque Petit Bateau viendrait de la chanson « Maman les p’tits bateaux / Qui vont sur l’eau / Ont-ils des jambes ? » qui aurait inspiré le styliste pour découper des pantalons en culottes courtes, sans jambe.

2. Fun fact : en allemand, sodomie signifie zoophilie. Merci Etienne

3. Tom Cruise a sauvé Ray-Ban en en portant dans Rain Man, Top Gun et Risky Business.

4. Historiquement les Allemands jouent au football en noir et blanc car ces couleurs remontent aux couleurs des ducs de Prusse, les Japonais en bleu parce que c’était les couleurs de l’université de Tokyo, les Italiens en bleu parce que c’est la couleur de la Vierge Marie et des ducs de Savoie, les Hollandais en orange car c’est la couleur de la famille Orange-Nassau qui règne sur le pays.

5. Le sens de la marque Asos = AsSeenOnScreen.

6. Il y a encore 13 000 foyers britanniques qui déclarent une télévision en noir et blanc pour payer la moitié du prix de la redevance. Merci Victor

7. Le paradoxe de Braess montre que réduire le nombre de routes ne réduit pas la fluidité du trafic.

8.Le premier fax a été breveté en 1843.

9. Dans les années 60 les Canadiens ont dépensé des millions de dollars pour créer un véritable gaydar.

10. Le nom de Goldorak vient de la contraction entre Goldfinger et Mandrake.

Des chiffres frais sur les jeunes en France

Ca fait longtemps que je n’avais pas lu avec autant d’intérêt une étude régie. Ces 3 documents sur les jeunes édités par 20 minutes sont riches d’informations.

Ici on apprend que les jeunes se sentent le mieux représentés au sein de leur famille, qu’ils se définissent avant tout par leurs goûts culturels et qu’ils comptent beaucoup sur eux-même pour se débrouiller dans la vie. Les valeurs qu’ils plébiscitent gravitent autour du vivre ensemble : respect et tolérance.

Ici on découvre que le pense à lui et préfère faire un job intéressant que grassement rémunéré.

Le premier problème exprimé par les jeunes comme menace potentielle : les problèmes psychologiques (anorexie, dépression…)

Les marques qui comptent le plus sont les marques de high-tech. 45% pensent qu’il est important de donner son avis au sujet des produits et marques achetée.

La première influenceuse du jeune c’est sa maman.

L’écrit est très largement préféré à la vidéo pour comprendre un sujet d’actualité.

Ici à nouveau on constate que les jeunes comptent beaucoup sur eux, notamment avant de partir en vacances pour se renseigner.

Autre information étonnante : si on leur donnait le choix de voyager dans le temps, ils préfèreraient en majorité aller dans le passé.

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Difficile de dresser une conclusion consistante tant les infos abondent.

Quoi qu’il arrive on aime et on se dit que décidément, les vieux ne vont pas laisser une planète de qualité à leurs aïeux pour des raisons qui ne sont pas liées qu’à l’environnement : ils laissent les jeunes se débrouiller et compter sur eux-mêmes.

Le baromètre de l’utilité des marques de Supper fait plaisir

Très bonne étude de l’agence Supper sur la relation de confiance entre les Français et les marques.

On y ré-apprend qu’entre la moitié et les deux-tiers des Français font confiance aux marques (tout secteurs confondus).

confiance marque france categories.png

76% des Français admettent que les marques innovent mais sans s’inspirer de « leurs besoins à eux ».

72% des Français jugent les services et produits des marques inutiles.

utilté marques supper.png

Point vraiment intéressant : les 3 premiers éléments contribuant à l’utilité d’une marque sont des *sujets de communication*. Bien sûr le service peut enfanter des idées de service mais recouvre également une posture servicielle en communication. L’utilité est comprise par le prisme de l’utilité sociale plus que fonctionnelle. Ce qui rassure.

Bon bref, bonne étude.

Les GAFA sont dangereux. Arrêtons la déférence.

J’aime ce document, au look plus proche d’une bannière de site pornographique que d’une étude rigoureuse.

J’aime le nom de son auteur, le Dr Augustine Fou, Independant ad fraud researcher.

Je n’aime pas que la publicité en ligne soit un des crimes les plus lucratifs du moment.

Je n’aime pas que les fake news permettent d’engranger des recettes publicitaires.

Je n’aime pas que la publicité finance ces initiatives aux conséquences terribles.

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En 2016, Obama a parlé à SXSW et avait dit un truc super aux gens de la Silicon Valley : si vous voulez avoir de l’impact, attaquez-vous aux vrais problèmes : santé, environnement, emploi.

2 ans plus tard, on a des assistants virtuels dans tous les sens et des pseudo projets de guérir le cancer en analysant les patterns récurrents de champs sémantiques utilisés par les usagers des Facebook. Mais toujours autant de fraude publicitaire, et de plus en plus de fausses informations, et Trump président des Etats-Unis.

Peut-être qu’il faut avoir du respect pour les GAFA parce qu’ils participent au développement du web et de l’accélération de la publicité en ligne et que j’en vis. Mais je suis mal à l’aise avec le manque de contrôle que les GAFA ne s’imposent pas. Même le créateur de l’internet est mal à l’aise, c’est dire.

Il y a quelques années, les marketeurs essayaient de se responsabiliser au sujet de l’impact de la publicité sur l’alimentation, la santé, les pratiques sportives. Aujourd’hui, les soucis causés par le marketing sont monstrueux.

Je n’ai pas honte de faire du marketing mais j’aimerais profondément faire en sorte que nos bannos ne financent pas le djihad. J’espère que j’aurais l’occasion un jour de participer à la régulation de tout ce foutoir. Je ne sais pas comment mais je serai là. Avec toi ?