10 choses que je ne savais pas la semaine dernière #396

1.Le moustique est la première cause de mortalité historique. Il serait responsable de la mort de 52 milliards d’humains (sur les 100 milliards ayant vécu).

2. Les îles Diomède sont deux îles situées à 2,4 milles l’une de l’autre, soit environ 3,8 km. L’une s’appelle Grande Diomède et fait partie de la Russie, l’autre s’appelle Petite Diomède et appartient aux États-Unis. Entre les deux, 21 heures de décalage horaire. Merci Greg

3. La chaise transat tient son nom des transatlantiques pour lesquels elle a été inventée.

4. AGFA = Aktien-Gesellschaft für Anilin-Fabrikation.

5. La manière dont le mètre a été défini : le dix millionième du quart du méridien terrestre.

Toujours dans le même article :

-La manière dont le degré Fahrenheit a été défini : zéro = température la plus basse à Dantzig. Point le plus haut = température du sang de cheval.

-Les USA n’ont pas adopté le système à cause d’une tempête maritime ayant fait couler le bateau qui transportait le mètre étalon.

6. Le grog a été inventé pour lutter contre l’alcoolisme en diluant le rhum dans l’eau chaude.

7. Un pont franchit un seul obstacle. Un viaduc deux obstacles et plus. Merci Chloé

8. Voilà pourquoi tout s’appelle ……pech en Bretagne et ……ac dans le sud-ouest. Merci Nathalie

9. 40% des couples font moins l’amour pendant les vacances à cause du temps nécessaire à l’occupation des enfants.

10. 16 % des Français ont écouté un livre audio cette année.

Une antisèche pour tester la qualité d’un brief créatif

 

J’ai trouvé cette note sur la manière de briefer super, notamment le coup du print pour réfléchir à la qualité d’un angle.

C’est tout bête mais gagne à être reproduit.

Bon week-end.

Un été responsable : une opportunité responsable pour les agences

Cet été, une bande de grands patrons américains ont déclaré que le sens des entreprises n’était plus de « satisfaire les actionnaires » mais « d’être au service de leurs clients, employés, partenaires » (l’article de The Economist a été traduit dans Challenges, voir ci-dessous).

Dans la foulée, Emmanuel Faber – et trois autres alliances d’entreprises – présentait son pacte pour une croissance inclusive dans le cadre des rencontres du G7.

Si The Economist considère ces déclarations comme de la poudre aux yeux comparés aux trois facteurs cités – élargissement de l’actionnariat et dynamisation des marchés autorisant plus d’innovation – on ne peut nier la dimension symbolique de ces deux prises de parole.

Elles font écho aux thématiques abordées durant les rencontres d’Aix du mois de juillet, durant lesquelles on discutait des enjeux de réconciliation entre croissance et développement durable, à la perspective des mesures protectionnistes des USA qui ralentissent – au plaisir de la planète – les échanges commerciaux.

L’enjeu des communicants et des marketeurs pour les prochaines années, c’est donc d’aider à raconter les dispositifs de croissance verte adoptés par les industries, afin de réinstaller la confiance entre les acteurs de l’économie et les consommateurs.

Le fait que les journalistes – même de Challenges ! – parlent de simple marketing est symptomatique.

Créons de la confiance, de la lisibilité, de la transparence. Les entreprises doivent aider à la réforme.

J’en ai marre des gens qui n’aiment pas internet

J’ai aimé cette drôle de chronique des Echos qui incite le salarié à s’ennuyer pour laisser son cerveau se régénérer et ses idées fuser.

Elle part du principe que le salarié n’arrive pas à décrocher, reste pendu à son smartphone pendant les congés, ce qui est un point de départ assez navrant. L’étude relatée fait état de la capacité des sujets déconnectés de leur smartphone à faire de plus jolies pyramides de gobelets en plastique. In fine, ce serait les tâches répétitives et ennuyeuses qui stimulent la créativité. On ne sait pas où finissent les unes et où commence l’autre mais bref.

J’en ai marre des études de séniors largués qui considèrent le smartphone comme un cancer moderne. Tout est dirigé contre le digital, sans neutralité aucune, sans mesure, avec force jugement et sublime mépris.

Le temps passé sur les mobiles à scroller est ennuyeux. Entre loucher sur le décolleté de votre voisine de bureau en attendant votre café et scroller des posts Instagram d’escorts est-européennes, il n’y a pas beaucoup de différence.

Ensuite l’article évoque la difficulté de l’ennui absolu, qui pré-existait bien avant le digital puisque les terrains évoqués font état de se tourner les pouces pendant 15 minutes dans une salle seule.

Finalement on devrait mieux essayer de vivre ensemble – merci RTL – plutôt que de se pointer mutuellement du doigt.

Si j’étais vieux aujourd’hui je ne m’amuserais pas à pointer les nouvelles générations du doigt car devinez-qui-va-financer-vos-ehpad ?

Les directions ne doivent pas arrêter de mesurer la santé des marques

L’essor du digital dans le marketing produit de nombreux biais, parmi lesquels le « biais de la mesurabilité » : la quantité d’indicateurs de mesure disponibles donne l’impression que tout ce qui est en ligne peut être mesuré, jusqu’à en OUBLIER ce qui se passe hors-ligne. Je vous épargne la métaphore de la caverne mais vous voyez où je veux en venir.

Une étude coproduite entre le FT et l’IPA tire la sonnette d’alarme : plus d’un tiers des responsables marketing confessent une connaissance très faible des manière de construire une marque forte.

Le premier levier responsable de ce phénomène, non sans ironie, est l’absence d’outil de mesure de la santé des marques dans les organisations : trackers, funnels, baromètres.

Le digital a un tel impact sur la doxa marketing que nous – je m’inclus – en finissons par négliger ce qui a bâti le succès de notre discipline, trop obsédés par la nouveauté digitale.

C’est fou. C’est con aussi.

Parce que c’est précisément de mesure dont nous aurions besoin pour créer des mesures transverses entre la perf et la marque, à coût abaissé grâce au digital.