Langue de bois : c’est quoi la pop philosophie?

La pop philosophie, c’est le terme politiquement correct qu’il faut employer pour qualifier les conversations de comptoir dont il est compliqué de mesurer le degré de véracité.

Pourquoi on en parle? Parce que Marseille hébergeait la semaine dernière la première semaine de la pop philosophie.

A l’origine du concept, on retrouve les incontournables Deleuze et Guattari qui l’utilisent dans quelques uns de leurs essais. La notion navigue depuis entre les mots de quelques penseurs contemporains aussi hétéroclites qu’éparpillés : Alain Badiou, Mehdi Belhaj-Kacem (souvenez-vous de lui dans Sauvage Innocence de Garrel), Julien Coupat ou Chuck Palahniuk.

La discipline recouvre les élucubrations hybrides d’écrivains qui lient, mélangent, remixent et réinterprètent une multitude d’influences. Une pensée à la frontière du 2.0 et de l’érudition populaire si l’on veut. Tout ce que l’intelligentsia bien-pensante et coincée déteste.

Hérauts de la pop philo : les frères Wachowski et leur trilogie Matrix. On y retrouve des références aussi hétérogènes que Nietzche, Debord, Barthes…

La prochaine fois qu’un allumé tente de vous persuader qu’Eric Zemmour est un digne disciple de Spinoza, vous saurez que vous avec à faire à pop philosophe.

Bonus, une illustration du détournement de la société du spectacle debordienne très pop-philosophique :

Des nichons 2.0

On est vendredi, on relève un peu le pied… ou plutôt la poitrine. Myfreeimplants est un site internet participatif au principe de fonctionnement simplissime.

Des femmes peu fortunées insatisfaites de leur poitrine s’inscrivent sur le site.

Des hommes fortunés appréciant les jolies poitrines se connectent au site.

Tout ce petit monde se rencontre en ligne et badaboum, les messieurs subventionnent les poitrines des mesdames qui leur plaisent.

On parle de plus en plus souvent de crowdfunding, c’est vraiment le modèle économique de demain.

Pour ceux et celles qui apprécient l’idée, c’est par ici que ça se passe. Je me demande si le concept n’existe pas sous forme de télé réalité. John de Mol, si tu lis ces mots…

PS : authenticité non vérifiée…

Les limites du dialogue clients/actionnaires/entreprises

Etre une société 2.0, c’est bien, toutes les agences de com vous le diront. Ecouter, dialoguer, interagir, intégrer les remarques de ses clients dans son processus de R&D, sa politique marketing et son SAV sont autant de vertus louables qui permettront à une boîte de progresser significativement.

Toutefois, comment réagir à ce genre de remarques, aussi brutales que désopilantes?

[MàJ] DAILYMOTION VIENT DE CENSURER LA VIDEO, DEMOCRATIE QUAND TU NOUS TIENS… HEUREUSEMENT YOUTUBE L’A ENCORE, MAIS POUR COMBIEN DE TEMPS?

Une chose est sûre, le process de l’intégration est long et laborieux, mais il promet une efficacité opérationnelle et communicationnelle sans précédent, ponctuée de moments de grâce.

Pour aller plus loin sur l’IMC, voici la veille Né Kid spécialement dédiée à ce sujet, parue la semaine passée :

Système D: de la publicité chez les poulets

Une preuve supplémentaire de la crise : les policiers de la petite ville américaine de Melrose, Massachusets, ont du se résoudre à commercialiser les flancs de leurs autos pour en assurer les révisions (on connait la qualité des voitures américaines…). Cette initiative devrait tout de même leur rapporter 72 000$ par an.

Entre l’épicier du coin et le salon de coiffure, nul doute que cette nouvelle catégorie d’hommes-sandwichs risque de trouver son public. Une présence bienveillante, un statut protecteur et la faculté de dialoguer… Le 2.0 peut aller se rhabiller…

Via AdLab