Empty Pocket #8 : week 15

apps_dominate_mobile world

People are spending more time on mobile vs desktop. The decline of the mobile web

ackaging’s role is apparent in the purchasing process – Trial, Repeat or Switch – in which consumers trial a new product and depending on the experience, subsequently repeat that purchase, or switch to another brand to test a different product. 89% of consumers want more from packaging

A college course on Mad Men taught to be smarter TV watchers. Don Draper 101

Entertainment, entertainment everywhere. ‘Even in the world of academia, most people aren’t motivated by the truth. What they want, above all, is not to be bored’. This column will change your life: interestingness v truth

France keep playing the farniente card abroad. Good for tourism. Mon Dieu! No More Work Email At Home For Some French Workers

Hey hey Mad Men final is starting sunday. Here are a few gems from the 60’s curated by Adage. See Our Favorite (Real) Ads From the Final Season of ‘Mad Men’

As usual when it comes to Millward-Brown, an epic multi screen survey:

En plus de faire rêver toute l’industrie de la marque, la publicité native célèbre l’avènement des médias au détriment du message

journal médias connectés cables fils ipad magazines iphone

Cet article d’Antony Young publié dans Adage fait un pronostic inspirant pour les stratèges des moyens.

S’appuyant sur la mode actuelle – qui n’a rien d’une mode dans le fond – de la publicité native, il invite les marketeurs à prendre en considération plus attentivement le rôle du contexte et de l’environnement dans lequel les marques prennent la parole en vue de produire des dispositifs plus pertinents.

Rappel pour les paresseux : au sens propre, la publicité native désigne la pub intégrée – voire fusionnée – à du contenu (genre les pubs dans le magazine Vice ou les sponsored stories sur Facebook) et au sens figuré, des messages adaptés aux médias dans lesquels ils s’expriment (un 30 secondes à la TV, une annonce avec argumentaire dans la presse, une vidéo virale sur Youtube…).

Chacune des recommandations de Young sont intéressantes, notamment pour les agences médias :

  • L’enjeu de mieux connaitre les gens et les raisons qui les motivent à consommer un média afin de délivrer des expériences de marques pertinentes et adaptées.
  • Devenues médias, les marques sont naturellement portées à devenir de plus en plus sensibles aux particularités des environnements dans lesquels elles prennent la parole.
  • La publicité native pourrait stimuler le développement du marketing adaptatif (autre buzzword un peu plus hype est sans doute moins profond).

Les agences médias et de pub sont tiraillées entre deux polarités : l’industrialisation destructrice de valeur d’un côté (adexchange, RTB, algorithmes and co), la valorisation d’une expertise sur les marques, les gens et les canaux de l’autre (une des raisons pour lesquelles on parle de marketing adaptatif, entre autres). Le tiraillement cornélien entre branding et ROI, pour reprendre le vocable d’agence média.

La publicité native alimente les espoirs portés par la seconde extrémité, d’où son succès chez les marketeurs, d’agence de pub comme d’agence médias, mais également des éditeurs.

Les marques sont-elles prêtes à abandonner le low-cost au bénéfice des épiceries fines? Les delicatessen auront-ils la peau de la grande distribution?

La route est longue, mais pavée d’espoir.

Kodak meurt : quand la compétitivité industrielle s’invite dans le mix marketing

Engagé depuis plusieurs années, le déclin de Kodak semble désormais inéluctable. Cette marque fera date dans les annales du marketing.

Un leader meurt en 15 ans : 30Mds de capitalisation en 1995, 200M aujourd’hui.

Tous les ingrédients du succès étaient pourtant réunis : une santé financière insolente (20% de marge opérationnelle au sommet de sa gloire), des innovations de ruptures de puis sa création il y a 130 ans (les films couleurs, les appareils automatiques, les capteurs numériques…) et un positionnement marketing parfait : le partage et les kodak moments.

Malgré ce cocktail explosif, qui pourrait rappeler celui de quelques grandes autres marques, Kodak meurt d’une insuffisance industrielle, bouleversé par les asiatiques sur les appareils, pas assez solides sur d’autre segments périphériques (impression, développement, machines pro), plus de détails ici.

Une variable peu prise en compte par les marketeurs, pourtant fatale, que les meilleures stratégies ne peuvent contourner.

A l’occasion de la mort d’une des premières marques pensée pour être globale (l’histoire du nom Kodak est celui d’un mot prononçable facilement de la même manière dans toutes les langues du monde), les articles pullulent (dont cette excellente rétrospective chez Adage) et on est frappé par l’extrême modernité des messages Kodak, riches en insights technologiques. En voici un rapide florilège :

Les mots s’envolent, les écrits restent :

Les tirages sont des preuves :

La photographie supprime l’espace temps…

… plus de détails ici :

L’image est verbe :

Le bonheur ne vaut que s’il est partagé + l’image est une langue universelle :

Quand on voit la manière dont la photographie a évolué ces 10 dernières années (proche de celui de la Wii sur la catégorie des jeux vidéos, ie. l’usage supplantant la technicité), on ne peut que regretter l’échec de Kodak, qui sur le papier, avait pourtant compris.

Badtrip : les enfants fument les Smarties

Amusant comme ce fait divers sera curieusement passé au travers de l’omniscience collective de la toile. Seul l’excellent Homosemiotikus en a pour le moment parlé, suite à cet article d’Advertising Age la semaine dernière.

Une curieuse pratique émerge en effet chez les jeunes yankees en quête de sensations – chocolatées – fortes. Ces petits démons s’amusent à fumer des Smarties, à la manière du crack ou de la coke. Internet aidant, ils se filment et se diffusent sur Youtube.

Les premiers cas de Crackties dateraient d’il y a 3 ans, c’est dire si la vigilance générale dysfonctionne parfois… Google rank pourtant une vidéo lorsqu’on recherche “smoking smarties”, cette dernière totalisant 300 000 vues…

Bref, tout ça pour dire que sans nous en rendre trop compte (encore que ça ou ça), Internet doit être un sacré vivier à mauvaises idées pour toutes les petites teignes de France et de Navarre… Corrigez-moi si je me trompe mais on entend assez peu les médias se plaindre de cette bad bad bad influence du web, mis à part dans quelques tristes situations de suicide ou d’annonces macabres avant des fusillades.

Skyblog se vante pourtant d’un réseau de 8 millions de blogs, tout le monde connait la passion des jeunes pour les nouvelles technologies : téléphone mobile, Internet… Mais pourquoi ne s’en servent’ils aussi peu pour donner un peu plus d’ampleur à leurs mauvais tours?

Quels petits joueurs ces délinquants, trop “1.0”