10 choses que je ne savais pas la semaine dernière #46

1. William Cohan, l’histoire d’un partner de chez Goldman Sachs qui organisait des réunions ou ses lieutenants patientaient cinq heures d’affilée afin d’apprendre la valeur de la patience. Ceux qui perdaient patience étaient aussitôt virés. Evidemment. Merci Sebastien.

2. L’étymologie du dessert, chez Sebastien Durant :

L’invention du dessert, au sens moderne, se produit au tournant des XVIIe et XVIIIe siècle, c’est-à-dire à l’époque de François Massialot. Jusqu’à la Renaissance, le terme dessert est à prendre en effet au sens littéral puisqu’il consiste à… desservir la table quand le repas était fini.

3. La capacité d’enregistrement d’un disque compact a été fixée à 74 min par Norio Ohga, patron de Sony, afin de pouvoir écouter d’une traite la 9e symphonie de Beethoven dirigée par son ami Karajan. Merci encore Sebastien.

4. Entre la fin du 19e et les années 50 aux USA, il y a eu une guerre de la margarine, entre les fabricants du nouveau beurre et ceux de beurre traditionnel. C’est grâce à John McMonigle que le Margarine Act fut abrogé.

5. Dans le même article Advertising Age, on apprend que le succès du ketchup Heinz ne provient pas de sa recette mais de sa maestria technique. A l’époque, une réaction chimique (entre la tomate et le vinaigre) faisait exploser les bouteilles. Heinz eu l’idée d’éplucher les tomates, ce qui régla le problème.

6. L’augmentation du prix du pétrole génère une augmentation des revenus Google.

7. Quelques statistiques stupides (mais rationnelles) du monde du travail :

  • Une bonne circulation de l’air peut faire augmenter de 11% la productivité de ses salariés,
  • Augmenter la température fait baisser le nombre de fautes d’orthographe,
  • Plus un bureau est lumineux, plus ses employés sont productifs.

8. La figure du télotype au cinéma désigne un personnage plus marqué par son destin que par ses origines (voir avant-dernier paragraphe).

9. Le lebenswelt d’Edmund Husserl, conception du monde reposant sur l’intersubjectivité collective des individus.

10. Quelques petits trucs sans intérêt pointant néanmoins la magie omnisciente du langage.

Crise de l’embauche, âge d’or du salarié

 

Les turbulences que nous traversons ces derniers temps peuvent avoir des incidences positives. Si les entreprises ont du mal à embaucher de nouvelles recrues, elles ne se privent pas devaloriser leurs salariés actuels : ça coûte moins cher !

C’est le cas de Google. L’omniprésent moteur de recherche avoue avoir mis sur pied un algorithme qui lui permet de prédire si certains de ses cadres sont susceptibles de quitter le navire. Comment ça marche? Grosso modo, cette formule magique prend en considération l’historique des promotions et des mutations interne des individus. Ce résultat est comparé avec des données statistiques sur le temps moyen passé au sein d’un job dans les start ups de la Silicon Valley et boum, le RH vous envoie des fleurs et des salamalecs avant même que vous ayez eu l’idée de poster des CV.

Autre initiative, autre niveau de responsabilité : les stagiaires.

Récemment revalorisés par les autorités, les stagiaires n’en demeurent pas moins une masse invisible un peu honteuse pour les sociétés et a fortiori difficilement valorisable. Une idée qui devrait faire école : l’excellente agence de publicité américaine Crispin, Porter & Bogusky a pris de revers ces malheureux qui, par désespoir, mettent en vente leurs compétences sur eBay.

Jamais à cours d’idées pour faire parler d’elle et valoriser ses compétences, l’agence à mis aux enchères ses stagiaires. Les plus offrants se verront gratifiés de la présence d’un petit jeune labellisé Crispin pour une durée de 3 mois cet été.

Les jeunots sont actuellement valorisés à 5 400$ les 3 mois, soit environ1 800$ mensuels… Pas mal pour des débutants, mais le talent n’a pas de prix, c’est bien connu.

Pour enchèrir, c’est par ici.

Thanks Ed!

Retour à la vie difficile aprés une fin d’année mouvementée. Voici une petite leçon de management made in america : incarnation de la figure du winner Ed Meyer (CEO de Grey pdt de longues années), hagiographie sans faille & conseils péremptoires… Tout y est. Have fun.

Source : Advertising Age