Les apps géolocalisées de rencontres sont fréquemment détournées

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Chaque semaine, Adweek publie un florilège de statistiques insolites. Dans la dernière édition, nous apprenions que :

Location-based dating apps don’t creep out chilled-out millennials, right? Think again. SinglesAroundMe, a competitor to Tinder, HowAboutWe and Match.com, said 60 percent of its iPhone users are employing the app’s “Shift” option to move their real location by a few miles. So if you are a mobile-tethered single, your Valentine’s date might not be as near to your heart as you think.

Exemple typique de stratégie d’évitement, ou de braconnage, les fonctionnalités de géolocalisation de certaines apps de dating ne sont pas systématiquement utilisées. Bien au contraire.

Tout comme les messages instantanées permettent d’échanger des SMS via un identifiant temporaire (un pseudonyme) contrairement à un numéro de téléphone (plus compliqué à changer), les gens se prémunissent de la géographie pour faire des rencontres.

D’abord pour éviter de tomber sur son voisin. Ensuite pour éviter de se fâcher avec son quartier en cas de fort appétit ou de romance qui tournerait mal…

La leçon à retenir? D’abord donnez le choix. Ensuite surestimez vos publics. Finalement ne luttez pas contre leur goût de l’évitement.

Le distributeur alimentaire Whole Foods propose à ses clients de voyager à la rencontre des saveurs

whole journeys food

Dégoté au sein du palmarès de meilleurs extensions de marque 2013 d’Adweek, l’ouverture d’une branche voyage pour le retailer alimentaire Whole Foods ne manque pas de génie.

Parce qu’une partie de sa promesse est la responsabilité, la marque soigne depuis toujours ses relations fournisseurs, bien consciente du rôle qu’elle joue dans l’équilibre d’un système économique.

C’est donc assez naturellement qu’elle a décidé de pousser la relation encore plus loin en invitant ses clients finaux à aller visiter “leurs” fournisseurs dans leurs régions au quatre coins du globe autour de promenades, cours de cuisine et séances de culture générale.

Ca s’appelle Whole Journeys. Bon appétit

Risk ad-vantage : le logiciel qui évalue en live la légalité de votre community management

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La quantité de données qui circulent sur Internet attise toutes les convoitises, y compris celle des juristes.

Partant du principe que tout ce qui est numérique est automatisable, l’étudiante en droit Kathleen Hennessy vient de remporter le prix de l’invention Adweek pour un programme qui évalue en direct le degré de risque d’un message publicitaire, quel qu’en le lieu soit : film, affiche, page Facebook ou tweet.

Un peu à la manière dont ces petites barres vous indiquent si votre nouveau password est safe, le logiciel Risk Ad-vantage scanne les contenus en s’appuyant sur une  base de données mise à jour de toutes les lois et jurisprudences relatives à la publicité aux USA.

Vos créatifs vont adorer.

Voir la vidéo d’interview de Kathleen.

Le cas Lauren Luke : quand vos potes se mettent à vous vendre des trucs

Vous n’êtes sans doute pas passé à côté du cas d’école 2.0 lancé il y a quelques semaines par l’agence Anomaly en Grande-Bretagne : Lauren Luke. Où comment une jeune femme lambda s’amusant à bricoler des produits cosmétiques à la maison vendus sur eBay a été propulsé au rang d’icône 2.0 du néo-marketing et de l’économie de la recommandation.

Doué pour élaborer des produits cosmeto, Lauren a identifié un des points de rentabilité clef en matière de beauté : le conseil. Elle s’est ainsi amusée à publier sur Youtube des petites vidéos tutoriels où elle explique comment utiliser ses poudres et eye-liners. Le succès ne s’est pas fait attendre, Lauren compte aujourd’hui plusieurs millions de fans sur sa page officielle (elle est la web-personnalité la plus suivie d’Angleterre).

Forte d’une base de clients potentiels énorme, Lauren a été contactée par des industriels pour fabriquer à grande échelle ses produits. L’agence nouvelle génération Anomaly et un gros bonnet de la cosmétique se sont associés pour convertir Lauren en une entreprise rentable.

Compte tenu du succès d’une précédente société montée par Anomaly – I/denti/tee, spécialiste des t-shirts à message – on peut imaginer que Lauren Luke va rapidement alimenter la liste des mythologies magiques du web.

Les projets de ce type sont encore marginaux mais tendent à se développer. L’agence Crispin Porter & Bogusky est célèbre pour avoir lancé ses propres produits suite à un constat très simple. A force de bosser sur des concepts et identifier des insights et besoins qu’ils ne parviennent pas à vendre à leurs clients, les agences possèdent des informations précieuses qui peuvent être converties en business juteux (cf. bloc Innovation sur le site de CP+B).

Pour aller faire un petit coucou à Lauren, c’est par ici.

Un exemple de vidéo conseil :

Source : PSFK , Adweek