Un bon document explicatif sur l’intelligence artificielle

J’aimerais pouvoir vous expliquer que j’ai compris l’intégralité de ce document mais ce n’est pas le cas, je ne peux que vous inviter à essayer de le décoder. 

La slide 9 montre tout un tas d’idées d’entreprises à monter si vous avez des copains ingénieurs.

Bisous

Les sujets qui empêchent de dormir les CMO/CXO/CCO/CDO

Chez Artefact, nous avons le plaisir d’animer le groupe de travail sur l’intelligence artificielle appliquée au marketing.

Chaque fin de réunion donne lieu à une petite discussion durant laquelle les participants – des directeurs marketing, CRM et digital – listent les sujets qui les préoccupent, et dont l’IA pourrait constituer une réponse.

En voici la liste, classée par ordre décroissant d’importance :

  • OnSite Personalization : cela parait évident mais Google Analytics n’étant pas encore parfaitement synchronisé avec les outils de DMP en amont et de CRM en aval (il existe toutefois des solutions transversales, genre Adobe), ce besoin passant pour acquis garde une belle marge de progression.
  • A/B Testing : ce sujet n’a rien perdu de son importance à mesure que les dispositifs de campagnes digitales de musclent (en nombre de personas, de canaux, de messages…).
  • Customer Relation Management : plus de datas, plus d’embasés, plus de pratiques digitales… Le CRM devient le super dashboard de la relation, demain condition indispensable pour avoir accès aux cookies opt-in.
  • Smart Data (Machine Intelligence, New Data Sources, Dataviz) : des reportings qui deviennent lisibles seuls en fonction de ce qu’on leur demande.
  • Data Management Platform : encore sous exploité par manque de temps, de ressources, de modèle économique de l’industrialisation de la création.
  • IA & Bots : générique mais oui.
  • Social Media Intelligence : Comment transformer le mauvais CM en tour de contrôle des discussions autour d’une marque ou d’une catégorie (on entend pas mal parler mais qui investit véritablement là-dessus?).
  • Marketing Campaign Management : grosso modo la gestion orchestrée de tous les points de contacts digitaux sur un sujet donné, optimisés en fonction des données dont on dispose et qu’on souhaite activer (il y a encore 10 ans, un film et un print transmis à l’agence média faisait l’affaire, aujourd’hui, une campagne, c’est une armée mexicaine).
  • Marketing Automation : comment processer et automatiser les tâches répétitives vue supra.
  • Emailing : eh oui monsieur, l’email est au sommet depuis 5 ans, cheval de Troie idéal pour obtenir des infos, canal de prédilection de la *relation client*.
  • Tag Management : dans la mesure où 600 outils tournent en permanence sur un site – chargez le plug-in ghostery pour vous en convaincre -, ça commence à devenir problème oui.
  • Social Media Management : basiquement qu’est ce que je fais de cette merde.
  • Customer Service : comment je parle, je réponds, j’enrichis, j’aide… Simple mais tellement compliqué en même temps (il existe 100 plateformes dotées chacune de leur propre grammaire interactionelle… Galère à industrialiser).
  • Attribution : hashtag serpent de mer, et en même temps il y a de plus en plus de campagnes 100% digitales, donc on est capables de retracer par personne la succession et le nombre de combinaisons messages/canaux.
  • Web-to-Store Campaign Management : le mobile offre d’excellentes capacités de géolocalisation, aussi, bcp rêvent d’en faire le véhicule de choix pour calculer la capacité d’un message à driver en magasin.
  • Marketplace : comment mon site de e-commerce devient un site de distribution multi-marques. Est-ce une bonne idée? Idem en média…
  • Phygital : no comment.
  • DSP : comment je gère les salauds qui m’envoient des impressions en Ukraine?
  • SSP : comment je gère les salauds qui m’envoient mes annonceurs en Ukraine?

L’avenir du travail dans une société automatisée

A ceux qui n’ont pas encore vu cette intervention brillante de Laurent Alexandre – patron fondateur de Doctissimo – et qui redoutent de devenir le Zimbawe du monde en 2080, ces 20 minutes vous appartiennent.

Merci Romain pour la trouvaille

 

Cache-misère des limites du search, Siri est un miroir des croyances humaines

Siri est un leurre. La manière dont il impose la formulation des requêtes constitue sa force et sa faiblesse :

  • D’un côté, il répond au doigt et à l’oeil, possède un sens de l’humour presque amusant.
  • De l’autre, il exploite un outil de reconnaissance vocale vieux comme le monde et parvient tout juste à formuler des recherches grâce à l’éducation que nous a donné Google.

Siri lance des recherches mais ne comprend rien à ce que nous lui demandons, contrairement à ce que la pub ou la culture nous montre :

Siri ne comprend pas le sens ou l’orthographe des mots, décode tout juste la syntaxe, n’entend ni les intonations, ni le second degré, ni les espacements, ni les mots compliqués, ni la nature des interlocuteurs… Son fonctionnement est le même qu’une barre de recherche Google à garnir de keywords. Si les mots ne comptent que pour +/- 7% de la communication, leur usage dénué de sens les dépossède de leur faible pouvoir. C’est tout l’enjeu du futur du search (article à lire absolument).

Grâce à son UX* innovante, Siri parvient à nous faire croire qu’il est une intelligence artificielle. Ce qui est faux et génial à la fois.

[On remarque au passage comme Siri s’inscrit dans la philosophie Apple des machines qui doivent se mettre au niveau des hommes : peu importe les fonctions (aka. tous les ordinateurs font la même chose), tout est question d’interface et de simplicité.]

Le rôle de Siri est d’alimenter le mythe de l’intelligence des acteurs de l’internet.

Le quidam est impressionné par les potentiels ouverts par les technologies, l’instrumentalisation des données ou les produits commercialisables par Facebook et Google. Tout semble possible. De nombreux éléments créditent ces visions : publicité individualisée, connaissance affinée des besoins des internautes, prédiction d’évènements…

Les acteurs de l’internet sont bernés par leur propre enthousiasme et rêvent d’un futur façonné par des romans de science-fiction. Pour des spécialistes du lean et des pivots, c’est gênant.

En outre, tout le monde sait que le search est en plein crise d’adolescence : les technoptimistes ont rangé dans les cartons le délire du web 3.0 (sémantique. ie. capable de comprendre nos recherches), la piste sociale galère également (merci les subterfuges). La publicité est vendue à la tonne et les choses n’évoluent pas aussi vite que prévu.

Comme au 18e siècle, Siri nous fait croire à des choses impossibles à réaliser par des machines.

De mechanical turk au culte du cargo, tout change et rien ne change.

* Pour ceux qui voudraient en savoir plus sur l’UX, une dimension des métiers du marketing/communication :