10 choses que je ne savais pas la semaine dernière #256

1.L’unité de mesure de volume du pétrole, le baril, est originaire de Pechelbronn en Alsace.

2. Pourquoi les stylos Bic ont un capuchon percé? Pour que l’air puisse passer quand même passer au cas où quelqu’un en avalerait un accidentellement. Merci Victor

3. Un micromort est une unité de risque égale au millionième d’une probabilité de décès. Merci Olivier

4. La Mad Pride, c’est la gay pride des malades psychiatriques. Merci Fred

5. Le terme vaccin descend de la vaccine, une bactérie infectant les garçons vachers. On se rendit compte que ces derniers étaient immunisés à la variole. D’où le terme générique vaccin qui suivit. Merci Armand

6. Avant il y avait le syndrome de Stendhal (des gens hallucinés par la beauté d’un lieu), maintenant il y a le syndrome de Paris : les gens sont hallucinés de déception.

7. Légaliser la prostitution pourrait réduire le nombre d’infection du sida de moitié.

8. Il est prouvé que les brainstorming produisent en moyenne moins d’idées de bonne qualité que les gens qui bossent seuls.

9. La puissance collective de la gamme pentatonique.

10. Saint Valentin est aussi le patron des apiculteurs, de la peste et de l’épilepsie.

10 choses que je ne savais pas la semaine dernière #219

1. L’anatidaephobie désigne la peur paranoïaque d’être surveillé par un canard. Merci Pepito

2. L’étymologie de banque = banco = les bancs en Italie où se faisaient le commerce dans la rue.

3. Nous perdons deux mois de vie à chercher des objets.

4. Les Romains ne pratiquaient peut-être pas les orgies.

5. Le mot créativité n’est apparu que dans les années 40. Il a été reconnu par l’Académie Française en 1970.  Merci Sylvain

6. Les puits de pétrole cachés dans Los Angeles.

7. La chanson Il pleut, il pleut, bergère fait allusion à Marie-Antoinette.

8. Le Chekhov’s gun est un principe narratif militant pour l’absolue essentialité d’un texte.

Remove everything that has no relevance to the story. If you say in the first chapter that there is a rifle hanging on the wall, in the second or third chapter it absolutely must go off. If it’s not going to be fired, it shouldn’t be hanging there.

9. Malgré ses 5 millions de mètres carrés, le Pentagone a été conçu de tel sorte qu’aucun point ne soit à plus de 10 minutes à pied l’un de l’autre.

10. Le mot gazpacho descend de l’arabe andalou gazpáčo, descendant lui-même du grec ancien γαζοφυλάκιον signifiant tronc d’église, par allusion à sa ressemblance dans la diversité des composants.

Comme pour la plupart des réunions, les brainstorming sont des séances d’épouillage comme les autres

Il y a quelques semaines, Jonah Lerher produit un article dans le New Yorker où il explique pourquoi le brainstorming tel qu’il a été inventé – aka un outil commercial chez BBDO dans les années 40 – est un leurre.

Plusieurs expériences montrent que nous sommes plus créatifs en situation de solitude. Les mécaniques de groupes flinguent la libération des idées et le principe de non-jugement est un frein à l’idéation (tout comme l’absence de contraintes). [Il est au passage amusant de remarquer comme le concept de jugement seconde dimension fait résonner les préceptes judéo-chrétiens. Le jugement est une instance douée de droit de vie ou de mort sur la création.]

La bride posée par les effets de groupes sur la créativité est moins grave pour les séances de brainstormings que pour les organisations.

Comment rester compétitif malgré les risques de la gestion collaborative d’un projet?

Une célèbre expérience de la NASA (désolé mais je ne trouve plus le lien) portant sur la hiérarchisation des objets à emporter dans l’espace montre en effet que la somme des décisions individuelles est inférieure à une décision collective.

Entre ces deux exemples contradictoires, comment trancher et comment orienter sa gouvernance ou son management?

Comme souvent, l’utilité du brainstorming se trouve ailleurs.

Toute technique visant à stimuler la créativité par la collectivité est un exercice socio-anthropologique. Leur dessein consiste moins à trouver des idées que de rassembler des gens, créer un environnement sympathique,consacrer un laps de temps à un problème, partager une vision et son expérience d’un sujet. Le type de conversation propre aux séances d’épouillage des primates.

Après tout, c’est mieux que rien, les gens n’ont pas forcément le temps de réfléchir dans leur bureau et il existe des pistes d’amélioration.

Le brainstorming ou la co-création sont des rituels répondant avant tout à un enjeu social, d’où leur prééminence en entreprise.