10 choses que je ne savais pas la semaine dernière #320

1. Zest est étymologiquement une onomatopée du bruit du sabre brisant le vent.

2. L’octobasse est un instrument de musique qui mesure 4 mètres de haut.

3. Les pleurs de bébés ont un accent.

4. Les Vivandières : des combattantes françaises (souvent épouses de soldats) pour servir à boire aux soldats (on apprend dans cet article qu’aux 18e siècle, de nombreuses armées en campagne étaient composées de plus de femmes et enfants que de soldats).

5. Le blob.

6. Le magret dérive de l’adjectif maigre.

7. En France, 40 000 personnes disparaissent chaque année. 30 000 sont retrouvées.

8. Amazon occupe 19% de la surface de bureau disponible à Seattle. Merci Romain

9. 30% du temps passé au travail se résume à envoyer et lire des emails (source : McKinsey, sans doute périmétré au secteur tertiaire).

10. L’acronyme CAPTCHA signifie Completely Automated Public Turing test to tell Computer and Humans Apart. Merci Gregory

10 choses que je ne savais pas la semaine dernière #310

1. Personne ne sait d’où vient le système de notation des points au tennis (15-30-40-60). Merci Eric

2. Les oeuvres d’art subliminales des monarchistes d’après la Révolution française.

3. Nike réalise plus de 2 milliards $ de chiffre d’affaires dans des apps mobiles.

4. Comment faut-il prononcer GIF? Jif!

5. L’histoire du développement d’Amazon est intimement liée au lichen.

6. Kiloutou devait s’appeler Frankyloutou, en hommage au nom de son fondateur Franky Mulliez. Merci Etienne

7. 2/3 des Canadiens descendent des Filles du roi (des prostituées envoyées au nouveau monde pour se marier avec les forçats exilés sur place).

8. La cyber attaque de mai 2017 a coûté 120M$ à Reckitt-Benckiser.

9. Les lave-vaisselle suisses offrent un programme dédié aux fondues et raclettes. Merci Etienne.

10. Les crayons à papier sont jaunes à cause de la Chine.

L’épreuve de l’infrastructure : comment les GAFA ne peuvent échapper aux sols

Amazon devrait devenir la première entreprise de l’histoire à dépasser 1 trillion de dollars de capitalisation boursière. Avec Alibaba en Chine, les deux larrons règnent sur le e-commerce comme Facebook et Google sur la publicité en ligne.

Pourtant le e-commerce, même dans les pays très digitaux, ne dépasse jamais 15% des dépenses des ménages. C’est énorme et minuscule en même temps.

Qu’est-ce qui les empêche de grossir davantage?

L’immédiateté.

Amazon a beau promettre de livrer en une journée, cela reste plus long que de descendre en bas de chez soi à l’épicerie ou de s’arrêter dans un supermarché en rentrant du bureau.

La vérité c’est la rue. Tôt ou tard il faut y descendre. Avec ou sans drones, avec ou sans voitures autonomes, avec ou sans entrepôts volants.

Il y a 10 ans Dixons rachetait Pixmania. Carrefour Rue du Commerce il y a quelques années. Jet.com avec Walmart il y a quelques semaines. Pour des résultats décevants.

Aujourd’hui les centres commerciaux Intime sont rachetés par Alibaba, Amazon ouvre des corners à NYC et multiplie les entrepôts pour gagner en proximité, Uber se repositionne comme le successeur de UPS grâce à sa maitrise de la data des déplacements…

Ils ont beau tourner autour du pot, tôt ou tard, il faudra se rendre à l’évidence : le prochain palier de croissance se fera dans le mortar, avec des coûts opérationnels autrement plus élevés, une trésorerie en peau de chagrin, des juridictions nationales.

L’adage internet the first trillion is the harder to make est battu en brèche par la réalité du sol : le e-commerce sans infra c’est relativement facile : les états soutiennent, les banques abondent. Le 2e trillion, c’est celui des sols. Des pays, des salariés, des impôts, des coutumes locales.

Il est évident que Carrefour n’aurait pas pu créer Amazon.

Mais est-ce que Amazon peut créer Carrefour?

On verra.

Sur Amazon, on recherche par catégorie (dommage pour les marques)

Ah tiens, original, une vidéo de Scott Galloway et Maureen sa CSO dépressive (quel tandem chanmé).

Hint : à la 15e minute, on entre en contact avec une révolution copernicienne.

Historiquement, le search Google est essentiellement drivé par les marques. Tu cherches une tondeuse à cheveux, tu tapes Babyliss, rarement tondeuse cheveux.

La donne est différente sur Amazon.

Rappelons que 55% des recherches produits commencent sur Amazon aux US.

Et la grande différence, c’est que ces recherches sont catégorielles, pas des marques.

A vos descriptions, à vos growth hacks, les marques sont mortes (sur Amazon).

Il est temps que les agences de shopper marketing s’intéressent à l’internet

Vous connaissez déjà L2 Consulting si vous lisez ce bloug : Scott Galloway est le Norman Fait des Vidéos du marketing.

Dans cette vidéo, c’est Mabel McLean, la spécialiste maison d’Amazon, qui nous donne des conseils pour optimiser la présence des marques dans le supersupersupermarché en ligne. Ce contenu fait écho à la récente étude de Bloomsearch qui montre que 55% des internautes américains passent par Amazon lors de leur première recherche avant un achat (autrement dit : « les gens se renseignent sur votre marque directement dans Amazon, pas sur votre site pourri à 600 000 euros »).

Et puis d’un coup on se demande – au-delà du talent de vidéo blogging de L52 – est-ce que les agences de shopper marketing seront un jour capables de produire ce genre de recommandations?

Pourquoi est-ce que ce n’est pas Proximity BBDO qui me raconte ça?

Que s’est-il passé pour que ces entités historiquement expertes en trade délaissent à ce point le e-commerce? Conflit de génération? Désintérêt? Concurrence efficace des pure-players?

Je n’ai qu’un souhait dans la vie – derrière la paix dans le monde – c’est que les agences shopper reprennent du poil de la bête pour devenir les champions du business digital. Cela ne serait que légitime.