10 choses que je ne savais pas la semaine dernière #222

1. En arrivant sur le continent américain, Christophe Colomb confondit les lamantins avec des sirènes.

2. Hillary Clinton signe ses tweets d’un “-H”, conformément à son logo de campagne. Merci Mott

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3. La gare de Denfert-Rochereau était originellement circulaire pour permettre aux trains de faire demi-tour.

4. L’histoire de Jennifer Ringley, qui il y a 19 ans, transmettait pour la première fois sa vie en direct sur sa webcam.

dorcel porno bureau france

5. Selon une étude Dorcel, c’est en France que le porno est le plus consommé au bureau.

6. Certains films prompts au piratage portent des noms de code – working titles – : Titanic c’était “Planet Ice”, Pulp Fiction “Black Mask”, Le Seigneur des Anneaux “Changing Seasons”. “Projet X” n’a pas changé de nom.

7. Le brief de création de la bouteille de Coca-Cola en 1915 c’était de la reconnaître au toucher, et même dans le noir. Le gagnant s’inspira des rainures d’une fève de cacao.

8. L’ordinateur open-source italien Arduino tient son nom du bar où se rassemblait ses fondateurs. Arduino désignait le nom d’un roi italien du 11e siècle. Merci Thomas

9. L’histoire d’Hollywood, c’est l’histoire de l’évasion face au cartel de Thomas Edison.

10. Le marché de la seconde main de Nike est estimé par eBay à 230 millions de dollars, soit 8,5% du bénéfice de la marque.

Le nouvel âge d’or de l’artisanat signale la fin de l’effet de diligence digital

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Pas la peine d’avoir un oeil du lynx pour observer l’état des métiers artisanaux. Les secteurs primaires et secondaires pèsent moins de 20% des jobs en France et dans la plupart des pays occidentaux. A de rares exceptions près, ils peinent à recruter et suivent un inexorable déclin depuis des années.

Chaque tendance porte en son corollaire son opposé : on assiste à l’émergence de nouveaux avatars primaires et secondaires. De l’agriculture (urban gardening, AMAP, localisme, bio, etc.) et de l’industrie (makers, arduino, impression 3D, made in France, etc.). Le tertiaire n’est pas épargné par ce besoin de faire les choses (ou du moins de se les réapproprier, façon hacking).

L’exemple des entreprises ouvrant/soutenant des incubateurs est emblématique (même Seb a un fond d’investissement pour les startups de food!), cf. ce film incroyable pour celui de Nike :

La dématérialisation des biens de consommation qui fait suite à la standardisation globalisée des 50 années d’après-guerre est en train de générer un nouvel âge d’or – ou du moins un nouvel appétit – pour l’artisanat.

Chaque seconde nous rappelle aux limites du tout-industriel. Tout ne peut pas être dématérialisé. Même si demain nous téléchargeons nos maisons sur bittorrent, il y aura toujours besoin des gens pour fabriquer des prototypes.

L’émergence du métier de creative technologist est symptomatique de ce nouvel artisanat mêlant fabrication manuelle, création de service, design d’interface.

Au passage, on constate que cette discipline se joue des frontières de classification des métiers : le CT est primaire, secondaire et tertiaire à la fois. Cela fait partie des choses qui bougent sous l’impulsion du numérique.

Le CT est symbole de la maturité de la révolution digitale. Il en signale la fin de l’effet de diligence : jusqu’à présent, le digital copiait l’industriel. Désormais, c’est l’inverse. Même les artisans s’y mettent en partageant leurs modèles, leurs API, leurs techniques. C’est l’heure du crafting open source, incarné par des nouveaux espaces de créativité façon ICI Montreuil.

Les marques qui tirent leur épingle du jeu à notre époque ont compris la valeur d’une relation d’égal à égal avec les gens. Leur marketing s’en trouve changé. Les marques inspirent, stimulent, soutiennent. Le contraire des discours unilatéraux et autocentrés. Il ne s’agit pas uniquement de passer un vernis participatif sur la vieille pub mais d’envisager les milliards d’humains comme autant de sources d’innovation et de chiffres d’affaire. La relation est gagnant gagnant.

Donner les moyens aux gens de faire des trucs qui dépassent la frime et l’égotisme (l’apprentissage d’un savoir-faire, d’un métier, donner des idées, réhabiliter des matériaux…), voici un beau projet pour les marques.