Les mash-up de jaquettes : le meme le plus intello du web

On les croise un peu partout sur le web : banques d’image, blogs, tweets… Qui est à l’origine de cette super idée de mash-up de pochettes de vinyles?

Pour une fois, il ne s’agit pas d’un délire de memes mais d’une véritable démarche artistique.

Christian Marclay est un plasticien américain (apparenté un temps au mouvement Fluxus) auquel certain attribuent la paternité du turntablism (création à partir de disques vinyles joués simultanément sur des platines, dont les porte drapeaux actuels sont les Birdy Nam Nam ou les C2C).

Son délire : explorer le lien entre la musique, la vision, l’art et la performance simultanément.

De fait, les assemblages qu’on croise aujourd’hui sont des hommages aux travaux de CM… On ne l’aurait pas parié. Demain qui sait, peut-être découvrira-t-on que les lolcats rendent hommage à l’art rupestre…

Découvrir le bonhomme :

Quelques assemblages sympas :

Détente : Les 50 meilleures vidéos artistiques de Youtube

A prendre avec pincettes, il s’agit d’un classement britannique

Mes préférées :

Jackson Pollock en pleine action :

Karajan drivant la 5e symph’ de Beethoven :

L’inénarrable Rooftop Concert des Beatles :

Le cas Zevs : qu’entend-on par “mauvaise” publicité ?

C’est un court article de L’Express sur le procès de l’artiste Zevs qui interroge toute la notion de “publicité”.

Étymologiquement, il s’agit de rendre public quelque chose, ni plus, ni moins.

Le temps, la pédagogie, le business et le “professionnalisme” aidant, les publicitaires ont réussi à prouver par A+B que la publicité devait être si possible gratifiante pour une marque. A travers des contenus télévisés, papier, web – blablabla – on injecte de la substance à une marque pour la rendre sympathique aux yeux des gens en vue de la faire préférer.

Certains affirment que la pub est le miroir de notre société. De fait, elle n’hésite pas à s’inspirer des éléments culturels contemporains pour susciter l’adhésion : people, films, musique…

De fait, pourquoi faudrait-il condamner les artistes, les antipubs ou les situationnistes qui détournent la pub? Le concept sous-jacent du brand jacking ressemble pourtant à ce que bon nombre de marketeurs se tuent à vendre à leurs clients : une marque qui engage les gens, des clients qui se (ré)approprient des éléments, etc.

La frontière entre l’officiel et le off semble essentiellement légale, le résultat est franchement le même.

Qui disait que l’important ce n’est pas la chute, c’est l’atterrissage?

Entre la bonne et la mauvaise pub, la ligne de démarcation est arbitraire. Je me demande si les vindictes engagées ne résonnent pas comme de la jalousie de la part des marques ou créatifs…

Voici une vidéo de l’artiste :

Source : L’Express

C’est quoi le Neen Art?

Aviez-vous déjà entendu parlé du Neen? La définition de ce mouvement artisitique né en 2000 semble un peu flou mais grosso modo, il vise à poétiser l’univers informatique et numérique à travers des petites animations ou créations absurdes, abstraites ou politiques, genre des URL rigolotes…

Le Neen est un art 100% visuel qui s’affranchit des codes traditionnels de l’art contemporain.

Manetas, un des initiateurs du projet Neen a demandé à un cabinet de naming detrouver un nom pour son mouvement. Ce dernier accouche de 2 propositions :

  • Telic
  • Neen, un détournement d’une technologie. Exemple : je me coiffe avec un tapis de souris.com = je fais du neen art.

Ce n’est pas très clair? RDV sur l’article Wikipédia.

Cette petite vidéo vous en dira plus :

Finies les règles, place aux codes de l’art

Aujourd’hui, place à un sujet purement geek, illustré à travers un art jurassique dans l’univers de l’informatique : le ASCII Art.

Cette pratique figurative – cousin germain du pixel art – consiste à représenter le monde grâce à un outil qui aurait fait pâlir d’envie les surréalistes : le langage de programmation ASCII – American Standard Code for Information Interchange – uniquement composé de signes syntaxiques. Elle s’est démocratisée à l’orée des années 70 à l’aune du succès des BBS (Bulletin Board System :les ancêtres de nos ordinateurs connectés entre eux) sur lesquels il n’était possible d’afficher que du texte.

Cette révolution graphique a conduit parallèlement à l’éclosion d’un phénomène qui – contrairement à l’ASCII Art cantonné au landernau des programmateurs et pionniers du web – allait redonner un second souffle à la ponctuation : j’ai nommé le smiley.

Vous trouverez sur Wired un article passionnant sur les icônes les plus marquants de cette période de création débridée ou n’importe quel étudiant lunetteux pouvait à force de passion et d’huile de coude faire éclore quelque uns des fleurons du Dow Jones actuel.

Des passionnés ont poussé le vice jusqu’à développer des programmes spécialisés dans l’encodage d’images en ASCII.

Bizarrement, aucun plasticien ne s’est saisi de langage visuel alors qu’il possède un très fort potentiel de représentativité de notre époque. La peur de la facilité sans doute…

N’hésitez pas à parcourir les liens figurant en bas de page de l’article Wikipédia consacré à cet art, ils vous garantissent de longs instants de béatitude.