10 choses que je ne savais pas la semaine dernière #325

1.Le bâton de Bourbotte est un trophée imaginaire détenu par l’équipe nationale de football ayant battu le tenant du titre mondial. Cette image a depuis été importée dans les championnats nationaux.

2. L’anglais pudding descend du français boudin.

3. Dans l’Angleterre victorienne, les gens prennent conscience des bienfaits des bains de mer et décident de se créer des baignoires imitant l’effet des vagues.

4. Au 17e siècle au Pays valencien il était interdit d’offrir, vendre, enseigner à faire ou même faire des espadrilles en présence de juifs, arabes ou d’autres gens qui ne soient pas de notre nation. Merci Mustapha

5. La marque Scotch tient son nom d’une expression de jargon semi-raciste des années 20 assimilant les Ecossais à des radins. D’où le tartan sur le packaging du ruban adhésif.

6. Nos phalanges se rident sous l’effet de l’humidité pour accroitre notre préhension des objets. Merci Simon

7. Le canular du royaume du prêtre Jean dura pendant des siècles afin de remotiver les catholiques après la seconde croisade.

8. Le développement du soutien-gorge moderne date de la première guerre mondiale, durant laquelle les économies de métal étaient recommandées, d’où l’abandon du corset pour une structure moins gourmande en matière première.

9. La théorie du donut explique les 3 catégories de sujets devant être traités par un journaliste.

10. La SPA a été inventée en 1843 par un médecin, alarmé par le traitement réservé aux chevaux de trait.

10 choses que je ne savais pas la semaine dernière #243

1. Un lycéen utilise en moyenne entre 800 et 1 600 mots à l’oral. L’outil utilisé pour quantifier le niveau de vocabulaire est l’échelle Dubois-Buyse. Merci Sarah

2. #métaphores

3. Des trucs de photographes pour jouer avec la lumière.

4. Le transfert à grande échelle (autre exemple ici).

5. Le jour du déménagement dans la ville de New-York : tous les 1er mai jusqu’en 1945, tous les loyers étaient revisités simultanément, causant un énorme déménagement dans la ville. Merci Benjamin

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6. Les hipsters soviétiques – les stilyagipirataient les disques vinyles de rock avec des rayons x. Merci Florent

7. Le bushcraft alpin : du scoutisme poussé très loin (Julien, cf video supra, teste canifs et hâchettes, pour vous, façon bloggueuse mode).

8. D’abord sournois et rusé, chafouin signifie – dans l’usage courant – désormais triste. Merci Mia

9. Les mots bleus de Christophe ont été écrits par Jean-Michel Jarre.

10. Un hôtel pour les membres du congrès américain en cas d’attaque nucléaire : le projet Greek Island. Merci Florent

Qui doit décider du bon goût ? De l’absence de poésie des algorithmes

Le sujet de la poésie au quotidien est inépuisable (souvenir). Le dernier post de Neil Perkin évoque une dimension effrayante de l’intelligence artificielle : la curation automatisée.

Instagram recommande ses images préférées (les affichant en page d’accueil façon trending topic) à l’aide d’un algorithme sibyllin (le ratio du nombre de like par nombre de follower + le nombre de like par rapidité de scoring). L’humain vote, la machine exécute. Ce qui plait = ce qui est populaire. Jusqu’ici rien de nouveau.

On en revient à cette dispute vieille comme le monde. Le goût doit-il être dicté par la plèbe ou par une instance tierce? C’est Arte vs. TF1.

Pendant ce temps, dans le domaine du search, Google affine de plus en plus nos recherches. Les critiques sur les risques de disparition de la sérendipité et des filter bubbles ne manquent pas non plus :

Pourtant, entre Instagram et Google, il y a une nuance.

Outre les différences de fonctionnement des deux algorithmes (Instagram 100% social, Google page rank + un peu de social) la précision algorithmique choque peu chez Google. Au contraire, elle améliore mon expérience en apportant une réponse précise à une requête précise.

Dans le domaine de l’esthétique, c’est plus perturbant. Populiste ou mécanique (façon Amazon ou Netflix), la beauté se décide-t-elle automatiquement? Le bon goût est-il affaire de quants?

Cette vision de l’art est flippante.

L’art est surprise et transgression, pas le reflet d’une conformité populaire. Les coups de coeur et heureux incidents ne seront plus jamais les mêmes (cette observation explique probablement le succès de Chatroulette qui réinjectant un peu de surprise dans nos quotidiens).

A moins que…

Donnons le dernier mot à Nietzsche :

En communication, tout est question de contexte, pourtant, rares sont les études qui en tiennent compte

Chaque semaine charrie son lot d’études et de baromètres, évangélisant au chausse-pied les impies.

La télévision est morte, vive la télévision connectée et délinéarisée ! Les réseaux sociaux sont morts, vives les le web social ! Le PC est décédé, longue vie aux tablettes ! Les Français ne font plus confiance aux marques, les américains s’informent plus sur Internet que par la radio, etc. etc. etc.

Il y a des chiffres sur lesquels on peut compter. D’autres moins…

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McDonald’s s’invite sur les aires d’autoroute

Chauffeurs routiers, vacanciers et VRP pourront bientôt se nourir de bigmacs sur l’autoroute. Le pied pour tous les amateurs d’hamburgers antitélé (ça existe?) qui n’étaient pas branché sur Arte la semaine passée.

Supersize Me – redoutable documentaire qui a littéralement redonné ses lettres de noblesse au mot scoop – a en effet pulvérisé les chiffres d’audience de la chaîne franco-allemande : 1,4 millions de téléspectateurs, soit 6,1% points…

Entre les transfats ronaldiennes et le propos pataude de ce pseudo brûlot, la semaine sera placée sous le signe de la lourdeur.