Valoriser la recherche française par le marketing

L’article Mashable résumant les engagements d’Emmanuel Macron pour l’industrie numérique nous rappelle à quel point la France dispose d’atouts solides pour l’avenir.

Emmanuel Macron a émis le souhait de voir émerger une stratégie nationale pour l’intelligence artificielle […]. Les chercheurs français sont bien armés pour y jouer un rôle majeur. La première étape sera d’évaluer ses usages potentiels et ses enjeux pour le travail et l’emploi de demain. Pour cela, il compte adopter un cadre fiscal qui encourage l’investissement dans l’innovation […].

La qualité de la recherche fondamentale hexagonale est reconnue à l’international.

A tel point qu’elle est parfois jugée hérétique par les Américains qui – quand ils n’attirent pas nos talents à coups de dollars – considèrent le CNRS comme une fantaisie idéologique.

L’IA constitue un double enjeu d’avenir pour le développement international de la France et sa souveraineté intellectuelle.

Chez Artefact, nous produisons des applicatifs d’intelligence artificielle au service des marques.

C’est notre créneau business et notre manière de valoriser nos talents, avec ou sans PHD.

Les sujets qui empêchent de dormir les CMO/CXO/CCO/CDO

Chez Artefact, nous avons le plaisir d’animer le groupe de travail sur l’intelligence artificielle appliquée au marketing.

Chaque fin de réunion donne lieu à une petite discussion durant laquelle les participants – des directeurs marketing, CRM et digital – listent les sujets qui les préoccupent, et dont l’IA pourrait constituer une réponse.

En voici la liste, classée par ordre décroissant d’importance :

  • OnSite Personalization : cela parait évident mais Google Analytics n’étant pas encore parfaitement synchronisé avec les outils de DMP en amont et de CRM en aval (il existe toutefois des solutions transversales, genre Adobe), ce besoin passant pour acquis garde une belle marge de progression.
  • A/B Testing : ce sujet n’a rien perdu de son importance à mesure que les dispositifs de campagnes digitales de musclent (en nombre de personas, de canaux, de messages…).
  • Customer Relation Management : plus de datas, plus d’embasés, plus de pratiques digitales… Le CRM devient le super dashboard de la relation, demain condition indispensable pour avoir accès aux cookies opt-in.
  • Smart Data (Machine Intelligence, New Data Sources, Dataviz) : des reportings qui deviennent lisibles seuls en fonction de ce qu’on leur demande.
  • Data Management Platform : encore sous exploité par manque de temps, de ressources, de modèle économique de l’industrialisation de la création.
  • IA & Bots : générique mais oui.
  • Social Media Intelligence : Comment transformer le mauvais CM en tour de contrôle des discussions autour d’une marque ou d’une catégorie (on entend pas mal parler mais qui investit véritablement là-dessus?).
  • Marketing Campaign Management : grosso modo la gestion orchestrée de tous les points de contacts digitaux sur un sujet donné, optimisés en fonction des données dont on dispose et qu’on souhaite activer (il y a encore 10 ans, un film et un print transmis à l’agence média faisait l’affaire, aujourd’hui, une campagne, c’est une armée mexicaine).
  • Marketing Automation : comment processer et automatiser les tâches répétitives vue supra.
  • Emailing : eh oui monsieur, l’email est au sommet depuis 5 ans, cheval de Troie idéal pour obtenir des infos, canal de prédilection de la *relation client*.
  • Tag Management : dans la mesure où 600 outils tournent en permanence sur un site – chargez le plug-in ghostery pour vous en convaincre -, ça commence à devenir problème oui.
  • Social Media Management : basiquement qu’est ce que je fais de cette merde.
  • Customer Service : comment je parle, je réponds, j’enrichis, j’aide… Simple mais tellement compliqué en même temps (il existe 100 plateformes dotées chacune de leur propre grammaire interactionelle… Galère à industrialiser).
  • Attribution : hashtag serpent de mer, et en même temps il y a de plus en plus de campagnes 100% digitales, donc on est capables de retracer par personne la succession et le nombre de combinaisons messages/canaux.
  • Web-to-Store Campaign Management : le mobile offre d’excellentes capacités de géolocalisation, aussi, bcp rêvent d’en faire le véhicule de choix pour calculer la capacité d’un message à driver en magasin.
  • Marketplace : comment mon site de e-commerce devient un site de distribution multi-marques. Est-ce une bonne idée? Idem en média…
  • Phygital : no comment.
  • DSP : comment je gère les salauds qui m’envoient des impressions en Ukraine?
  • SSP : comment je gère les salauds qui m’envoient mes annonceurs en Ukraine?

Le grand saut technologique

Après presque 6 ans en conseil média et 3 années en agence créa, me voici dans la tech.

Artefact est une taule d’un genre nouveau, à la croisée de l’agence dans sa capacité à imaginer, du cabinet dans sa capacité à organiser, de la start-up dans sa capacité à se développer.

Vous m’entendrez moins jouer les Cassandre au sujet des agences classiques qui ne prennent par leur virage technologique. This is it.

Me voici dans un autre camp, celui des touchpoints qui passent sous le radar, celui des interactions post-haut de funnel, des incréments et des systèmes personnalisés.

Le vieux monde se bat pour les 10% qui déclenchent le désir, le nouveau pour les 90% qui convertissent et fidélisent.

J’ai l’impression d’arriver en Californie au 19e siècle avec ma pelle sur l’épaule.

Je vous aime.